Origines du Martinisme (audio)
Le Martinisme, courant ésotérique judéo-chrétien, est né de la rencontre entre la théosophie et la pensée de Louis-Claude de Saint-Martin. Il prend également racine dans l'oeuvre de Martinès de Pasqually qui porte sur "la chute et possible rédemption de l'homme", exploré dans "Traité de la réintégration des êtres dans leurs primitives propriétés, vertus et puissances spirituelles divines" écrit en 1770.
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Perdurant sous des formes inconnues, il revit le jour grâce à Papus qui fonda l'Ordre Martiniste, mouvement à visée spirituelle et adogmatique, en 1887.
Extrait de la vidéo
Il faut savoir que le martinisme, si l'on veut remonter aux sources lointaines, bien avant qu'il n'exista en tant que tel, se rattache au grand courant traditionnel chrétien qui est né il y a maintenant vingt siècles et qui s'est développé dans les quatre ou cinq premiers siècles de notre ère chrétienne, d'une part d'une façon exotérique par les Églises et d'autre part dans une mouvance ésotérique par ce qu'on appelle de façon très grossière l'agnose et puis en fait le gnosticide même qu'on devrait dire plus précisément qui en fait est plutôt un ensemble de travaux qui ont été perpétrés par des gens qui se rattachaient à l'Église de Jean, qui se disaient rattachés à l'Église de Jean et que l'on appelle le socialisme exgéré, le socialisme qui cherche à savoir, à comprendre.
Et puis il y a eu bien sûr des états d'interférence entre les différents courants, entre les gnostiques, plus tard il y a eu les cabalistes, plus tard il y a eu l'hermétisme chrétien et puis un jour, c'était au 17ème siècle, enfin oui c'était début du 17ème, un jour un homme est apparu dans un pays froid, très froid, qui s'appelle la Cilésie.
La Cilésie c'est là-bas tout à fait à l'est de la Pologne, enfin c'est la Pologne qui s'automatique, vous voyez à peu près où ça se trouve, c'est un endroit très très froid et cet homme s'appelait Jacoben.
Jacoben était un homme modeste de son état civil, il était né en 1575 à Görlitz, où il est mort d'ailleurs en 1624 et il a eu des révélations, des inspirations et puis il a rencontré très forcément les fameux Rosecroix du début du 17ème qui avaient alors, dans une autre partie beaucoup plus, disons arabe comme climat, mais disons dans l'ouest de l'Allemagne, quelque chose d'appelant maintenant l'Allemagne, il n'appelait pas l'Allemagne les gens.
C'est-à-dire exactement dans le bas de Württemberg et en Thyringe, il a rencontré des gens comme Valentin Engreil, des gens aussi, il a rencontré aussi des gens comme Comenius, etc.
Alors il y a des mouvements, disons, des grands mouvements comme la réforme hitlérienne, bien sûr, qui était en 1492, au début du 16ème siècle, et puis il y a eu aussi des réformes beaucoup plus discrètes, par exemple, au début du 16ème siècle, c'est-à-dire entre 1610 et 1630, ça n'a pas duré très longtemps, ça n'a pas duré très longtemps, mais ils ont quand même fait des disciples, qui n'ont pas resté sur place, qui n'étaient pas sur place.
Les plus connus sont les disciples anglais, Serge Huitaine a fait très belle étude sur ce point, qui n'est pas anglais, mais essentiellement on a Bacon, on a Floon, on a Ashmole, ces gens-là étaient des hommes de désir, au sens où on l'entend dans le marxisme, c'est-à-dire des hommes qui cherchaient quelque chose, une vérité, mais ils étaient d'ordre spirituel et cardiaque, pas seulement philosophique et pas seulement, on pourrait dire, théologique, et ces gens-là, eh bien, ils sont à l'origine de la formation, de la formation de philosophie, qui est née en Angleterre, comment on sait, au XVIIe, j'ai dit bien de la formation de philosophie, parce que moi le mot de spéculative me plait pas.
Je n'aime pas ce mot de formation.
Alors, oui, parce que la position entre formation opérative, c'est celle des bâtisseurs et formation spéculative, tous les auteurs le disent, c'est celle de la Disante qui est effectivement philosophique.
Moi j'ai dit philosophie, tout simplement.
Et comme on est en ce moment en train de s'apercevoir d'une façon très documentée, et ça ne va pas tarder à éclater, il n'y a aucune relation, aucune filiation entre la maîtrise opérative et la philosophie, que c'est une légende, une idée reçue, parce qu'effectivement, on s'est aperçu que c'était une vaste farce.
Donc revenons à nos rodélicuciens, donc Jacques-Claude Böhm fréquentait ces gens-là.
Jacques-Claude Böhm, il a eu, disons, il a essayé quelques ouvrages intéressants, comme l'Assignatura Reum, l'Assignature des choses, il a fait des travaux très intéressants.
Et puis, bon, il n'y a plus grand monde pour le suivre, il avait quelques disciples.
Ces disciples sont arrivés un siècle et demi plus tard, c'est-à-dire dans les 31 années du XVIIIe siècle, il est arrivé un monsieur qui s'appelait Rodolf Sassmann, qui était allemand, comme son nom l'indique, qui vivait à Strasbourg, et qui un jour rencontrait un homme nommé Louis XI de Saint-Martin.
Saint-Martin avait eu une...
Il a fait du droit, puis le droit l'ennuyait, alors il est démarti, il s'est engagé, enfin, il s'est engagé, c'est pas ça, il avait reçu une charte d'officier, et il avait... il était stationné, en fait, son régiment était stationné à Bordeaux.
Et là, il était intéressé par du peu partout, c'est-à-dire curieux, très curieux, et donc il a rencontré Mardinès de Pascouètes.
Et là, ça a été une révélation pour lui, il a pénétré dans un monde, je ne sais pas encore, mais qui l'a fasciné.
Il est devenu le secrétaire de Mardinès de Pascouètes, il a rédigé, il a écrit lui-même les textes de Mardinès, on a d'ailleurs un livre intéressant de l'autorhautographe de Saint-Martin, de Saint-Martin, n'est-ce pas ?
Saint-Michel, tu connais ?
C'est un peu contre nous.
Et il a, donc, il est devenu, enfin, le secrétaire de Mardinès, Mardinès qui avait fondé lors des élus de Cohen, le chevalier élu de Cohen de l'univers, qui était considéré à l'époque comme un haut grade de la maçonnerie, parce qu'à l'époque, il faut dire que tous les matins, quelqu'un se levait en disant, je vais créer un haut grade.
Il y a eu Camille Ausprut, il y a eu plein d'autres comme ça.
Bon, ils ont fait ça, ce qui n'est pas mal, c'est tout intéressant, ce n'est pas inutile, mais en fait, Mardinès n'était pas tellement, il n'avait pas l'esprit tellement maçonnique, il n'était pas tellement intéressé par la maçonnerie, il a voulu faire autre chose.
Mardinès s'est parti à Saint-Domingue, en 1912, il était parti chercher un héritage, il est mort deux ans plus tard, sans laisser de successeur.
Saint-Martin, lui, a choisi une autre voie, c'est l'époque à laquelle il a rencontré le Salzman, à Strasbourg, et puis il est allé à Lyon, où il a rencontré un homme alors très entreprenant, un homme digne vraiment d'admiration, pour ces hommes qui croyaient énormément, il s'appelait Jean-Baptiste Villermo.
Ils ont dit que le travail muse la vie, ce n'est pas vrai, parce qu'il est mort en 1970, il y a quelques années.
Ce Villermo, lui, il voulait réformer la maçonnerie.