Le travail sur soi dans l’anthroposophie
Michel Joseph nous présente la démarche anthroposophique de Rudolf Steiner, avec une simplicité qui permet de comprendre immédiatement ce dont il parle. La voix est calme, la progression dans la transmission du sujet est logique, ce qui fait de son écoute un vrai bonheur.
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S’inspirant de L’Initiation de Steiner, il évoque et développe la méthode de l’auteur : la méditation est essentielle pour aller de la concentration à la contemplation. Pour cela, quatre étapes sont nécessaires comme dans maintes traditions (ainsi, la messe comprend la lecture de l’Evangile, l’Offertoire, l’Eucharistie et la Communion).


Partant de la concentration préparatrice, accompagnée d’une visualisation, nous faisons descendre en nous nos pensées, dans un second temps : c’est la purification de l’ego, l’approche de la sagesse, la compréhension du sens avec le vrai moi. Puis c’est la transsubstantiation, l’assomption de l’âme, où les énigmes de l’existence s’éclairent. Enfin, en dernier lieu, nous parvenons à comprendre que ce qui se passe en nous est à l’image de ce qui se passe à l’extérieur de nous.
Ces phases concernent nos différents corps : subtil, éthérique, psychique ou astral, comme chez les animaux et les végétaux. Cependant, l’homme possède, en plus, un corps spirituel.
Si nous ne pratiquons que la méditation, nous risquons le retour de bâton. C’est pourquoi s’ajoutent six exercices concernant le chakra du cœur, et que Michel Joseph développe longuement. Un premier triangle (maintien de l’attention, acte quotidien délibéré, équilibre des émotions) croise un second triangle (positivité, non prévention, réussite des cinq exercices ensemble). A tout cela, peut s’adjoindre une rétrospective de sa journée, avant de s’endormir, afin de s’abandonner aux forces spirituelles du sommeil.
Bref, il s’agit d’un travail d’éveil à soi, à la nature, à tout l’univers, que le conférencier exprime avec un vocabulaire puissant, des explications limpides, des exemples concrets, de la poésie ancrée dans la réalité. S’il cite Novalis, Nietzsche et Schopenhauer, c’est seulement pour leur esprit universel, le fait que l’idée doit devenir un idéal, et que le verbe n’est que le corps de la pensée….
Parvenus à la fin de la vidéo, sans doute, sommes-nous devenus plus conscients et plus…. intelligents !
Extrait de la vidéo
La recherche de l'âme La recherche de l'âme La recherche de l'âme La recherche de l'âme La recherche de l'âme La recherche de l'âme La recherche de l'âme Bonjour, nous allons parler donc du travail sur soi à partir de la recherche que Rudolf Steiner en a faite. Alors il y a un livre fondamental que Steiner a écrit qui s'appelle l'Initiation. Le sous-titre c'est Comment acquérir des connaissances sur les mondes supérieurs.
Alors ce livre aborde justement la question des exercices que l'on peut pratiquer. Et on peut dire qu'il y a différentes couches de plus en plus inconscientes sur lesquelles on travaille qui permettent de se développer de façon à devenir de plus en plus conscient. Je vous cite une des phrases que Rudolf Steiner écrit dans ce livre. Par exemple celle-ci Donc ça veut dire que nos pensées, nos idées, si on les aborde simplement avec l'intellect, ne nous mènent pas très loin ne nous permettent pas par exemple de trouver des forces pour la vie mais qu'il y a une manière d'aborder ses propres pensées qui permet de pénétrer dans l'intériorité de ses pensées.
Et donc on va parler d'abord de la méditation justement puisque une grande partie de ses exercices dont parle Rudolf Steiner dans ce livre et dans toute son œuvre s'applique à la méditation. Alors il distingue bien dedans ce qu'il appelle concentration et contemplation. Dans toute méditation il y a les deux aspects. Concentration, c'est-à-dire on part d'un contenu, que ça soit un mot, une phrase, une image, un souvenir et on se concentre d'abord dessus, c'est-à-dire il faut arriver à maintenir l'attention en écartant toute pensée annexe, toute pensée parasitaire ou sentiment parasitaire, maintenir vraiment le contenu que l'on veut, le maintenir bien au centre de son observation.
Ça c'est la partie concentration, ça ne suffit pas puisqu'il y a aussi la partie contemplation, c'est-à-dire une fois qu'on est dans cette activité de maintenir un sujet bien présent dans son âme, il s'agit ensuite de l'observer en même temps, d'observer l'activité de le maintenir, c'est-à-dire vous observez ce qui pénètre en vous à partir de l'image ou de l'idée et aussi vous observez comment cela se produit.
Alors on peut dire dans toute méditation il y a quatre étapes successives. Donc la première étape c'est celle de la concentration, on pourrait dire c'est une sorte de préparation, ça veut dire que si par exemple vous choisissez de prendre une rose et de vouloir la maintenir en vous comme une image, vous allez d'abord préparer intérieurement à ça, c'est-à-dire il s'agit de trouver tout ce qui se rapporte à cette rose, pas seulement l'image de la rose mais aussi son parfum par exemple, qu'est-ce qu'elle donne quand on la touche, qu'est-ce que ça donne comme perception quand on la touche, quelles sont les différentes qualités de la rose, pourquoi elle a une certaine importance, qu'est-ce qu'elle symbolise aussi, de quelle manière on l'utilise dans la vie, comment elle se comporte en tant que plante et aussi comment ça joue un certain rôle pour moi-même dans mon expérience personnelle.
Donc c'est tout ça que j'essaie d'évoquer, tout ce qui tourne autour de ce thème, mais sans tomber dans la simple association d'idées où le déroulement deviendrait mécanique, c'est-à-dire ça ne serait plus contrôlé par moi-même le processus. Dans toute cette étape préparatoire de concentration, je ne mette que les contenus que je veux y mettre. Alors la deuxième étape c'est de pénétrer à l'intérieur de ces contenus, c'est-à-dire une fois que vous avez vraiment une image avec tous ces éléments que vous avez ajoutés autour et que vous arrivez à la maintenir par exemple pendant une minute ou deux au centre de votre attention, il s'agit de faire descendre en soi la vie de ces pensées, la vie de ces images ou de ces pensées que vous avez évoquées.
On pourrait dire que c'est une sorte de retournement après avoir été dans les contenus que vous posez, donc des contenus ça reste quelque chose qui est extérieur à moi-même. Maintenant je vais me regarder moi-même dans cette activité de créer ces contenus, et donc c'est comme un retournement si vous voulez, ce monde de pensées que j'ai rassemblé et que j'ai maintenu sous mon attention, maintenant je me place à la périphérie pour regarder le centre.
Dans la première étape j'étais dans le centre, j'étais dans l'intérieur de moi, maintenant je me place à l'extérieur de moi-même pour regarder toute cette activité de pensée qui se déroule en moi quand je fais cette concentration sur un certain contenu. Et alors cette deuxième étape, ce n'est plus une préparation, c'est déjà ce qu'on pourrait appeler une purification. Alors pourquoi purification ? Purification par rapport à l'ego, c'est-à-dire au côté égoïste de sa personne, au côté limité de sa personne.
En effet dans la première étape lorsque vous vous contentez de rassembler les matériaux et de vous concentrer sur eux, ça vous le faites avec votre moi habituel, disons, ça ne sort pas tellement de l'expérience habituelle des choses, sauf que vous essayez d'éliminer tout ce qui voudrait vous éloigner du sujet. Mais dans la deuxième étape, alors si vous voulez regarder, observer cette activité de l'extérieur, observer comment elle résonne en vous, ce n'est plus avec l'ego que vous pouvez faire ça.
C'est impossible, ça serait impossible avec l'ego de le faire et c'est pourquoi beaucoup de gens s'arrêtent à la première étape, souvent dans la méditation. Si c'est par exemple une phrase, j'ai donné l'exemple d'une rose, mais mettons que ça soit une phrase.