Le Rosaire (audio)

Dans la religion catholique, le rosaire est un grand chapelet consacré à la Vierge. Il tire son nom du latin ecclésiastique "rosarium" qui désignait la guirlande de roses dont la Vierge était couronnée. Ernest Cheniere nous livre ici une méditation symbolique sur l'objet de culte.

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Extrait de la vidéo

1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, vous voyez, nous sommes très nombreux puisque nous sommes dans le septénaire. Donc nous sommes portés par un nombre extrêmement puissant. Voilà, alors vous serez peut-être un peu déroutés puisque je vais vous parler du rosaire. Donc je voudrais simplement vous dire, bon ben voilà le chapelet, le rosaire c'est ça, le rosaire c'est donc 3 chapelets, 4 maintenant parce que cela évolue dans l'histoire.

Donc on dit quelle était la prière et qui était l'adresse de la Vierge Marie. Elle est bien contente si on fait très très bien cette prière, c'est une prière efficace, puissante, qu'elle recommande et puis bon, on va voir un peu, hein, voilà. Mais on peut creuser, on peut creuser. Alors comment ai-je été conduit à vous préparer ce travail ?

Et bien tout simplement que ce que je viens de vous dire c'est vrai. Bon, le rosaire c'est un abdicissement, c'est peut-être un point de départ. On prie le rosaire depuis qu'on est enfant, depuis qu'on est chrétien, on prie ou on croit à prier. On récite le rosaire, on le dit, on en dit les prières, hein, c'est quoi ?

On sait que ben oui ça fait référence à l'évangile, qu'il y a l'annonciation, qu'il y a des mystères. Bon mais déjà on ne sait même plus ce que signifie le mot mystère. Ah ben les 15 mystères du rosaire, ah ben oui l'annonciation, la présentation au temple, Noël, les mystères du rosaire. Est-ce qu'on effectue une plongée dans ce mystère ?

Est-ce qu'on essaie de voir ce qu'il y a de caché, ce qu'il y a d'ésotérique, ce qui est vraiment, ce qui vraiment fait sens dans ce mystère ? Ben non. Pourquoi ? Parce qu'on est usé par l'habitude et parce que je crois que notre vie spirituelle est tellement pétinée quotidiennement par la vie du monde, tellement refoulée, tellement niée par le fait que nous devons lutter contre le bruit, faire des efforts pour respirer, nous battre pour manger, être en face, confronter à nos factures, on devient complètement fou du temps.

Or, il faut du temps pour pénétrer les mystères du rosaire et il faut de la volonté, il faut se dire un jour bon ben voilà, un mystère c'est quoi ? Et on va revenir. Alors vous allez essayer de faire ça et vous allez voir que le Saint-Rosaire, il commence bien longtemps avant l'annonciation, c'est-à-dire bien longtemps avant il y a 2000 ans et qu'il ne prend son sens ce rosaire que de deux façons. Premièrement, à condition que l'on se tourne vers le passé le plus lointain qui soit, c'est-à-dire qu'on remonte jusqu'à Adam et à condition que l'on regarde jusqu'à ce qu'il doit arriver, c'est-à-dire un prochain jugement ou le dernier jugement, en tout cas quelque chose à quoi le déluge peut nous faire penser.

Et l'idée qui traverse tout cela, elle est très simple, elle est très simple, mais toute la vie du monde, toute la vie de l'univers tient sur ces deux mots-là, la chute, la rédemption. On peut le dire autrement, la chute et la régénération ou la réintégration ou la réparation. De multiples termes ont été utilisés selon que l'on était alchimiste, martinésiste, martiniste, bon, les chrétiens traditionnellement disent la rédemption, le rachat, le salut.

Et il y a deux personnages centraux, il y a la très sainte Vierge Marie dont je vous ai apporté ici une image que j'aime beaucoup, ainsi elle est avec nous et nous accompagne, et puis le Christ. Mais c'est très difficile de parler du Christ. Et de toute façon, il a bien voulu que le rosaire soit le combat marial, la prière de la très sainte Vierge Marie pour que nous, nous puissions l'acquérir, le conquérir, le posséder, le découvrir et être par lui rédimé.

C'est un verbe qui est vieux, c'est un verbe qui donnait rédemption. Alors j'ai beaucoup parlé de Marie, mais derrière Marie, il y a le Christ parce que Marie ne vaut, Marie n'existe que par rapport au Christ. Alors on va voyager, si vous voulez bien. Vous pouvez m'interrompre à tout moment, il suffit de faire ça.

Je m'arrêterai et puis on discute parce qu'on n'est pas là pour... Alors mes amis, prendre la parole devant vous sur un sujet aussi important, aussi gravissime que le rosaire, suscite chez moi tout à la fois de la crainte et de l'émotion. De la crainte, car ce serait si pitoyable de ternir par quelque malfaçon l'ouvrage qui est le plus cher à Dieu, la lente, douloureuse, patiente et magnifique épopée sacrée du salut du monde.

Et de l'émotion, car il s'agissait par le cœur et par l'esprit de me tenir des heures et des jours durant dans la présence de tous ces êtres célestes qui furent, sont et seront les ouvriers, les architectes et les artisans de la volonté absolue du Père céleste d'organiser, de favoriser et de réaliser la réintégration parfaite de l'homme dans sa pureté et sa lumière d'avant la chute. L'œuvre du rosaire, en effet, sa force salvifique provient du labeur et des sacrifices de sainteté d'esprits angéliques, célestes et humains.

C'est aussi et avant tout l'ineffable don du Dieu éternel à l'homme, la marque d'amour suprêmement bouleversante du logos à l'humanité par l'incarnation du Dieu-Fils dans la personne de l'homme Jésus. Notez bien déjà, chers amis, que la présence du Verbe ruisselle jusqu'à saturation d'abondance dans tout l'espace spirituel de cette extraordinaire architecture de prière sur laquelle ce soir ensemble nous allons méditer.

Et d'ores et déjà appelons au centre de notre groupe la rose céleste dont le parfum embaume la création tout entière. La fleur immaculée née de cette alchimie purificatrice à l'œuvre au sein de générations et de générations d'hommes et de femmes dont la semence entachée par la flotte d'Adam devait laborieusement, au fil du temps, par l'inflexible volonté de Dieu et par sa grâce, par sa constante sollicitude, dont la semence, disais-je, devait éclore au jour d'une régénération absolue.

Ce jour béni est arrivé avec la naissance de la très Sainte Vierge Marie. Il est indispensable, bien sûr, de circonscrire l'essence de notre réflexion dans un titre qui en restitue les aspects fondamentaux. Laissez-moi vous avouer que j'ai éprouvé là quelques difficultés. Indéniablement, le rosaire est une voie, un chemin.

Il embrasse tout à la fois le théologique, le mystique, l'initiatique et l'ascétique.

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