Le Parisis Code
Notre documentaire réalisé sur la symbolique du gigantesque menhir du Manio, à Carnac dans le Morbihan, montrait d’une manière fort explicite que selon les inclinaisons solsticiales et équinoxiales du soleil : l’ombre d’un phallus géant se présentait face à une cavité "féminine", puis, suivant une logique non seulement calendaire mais aussi architecturale, neuf mois plus tard, cette même ombre nous orientait vers une véritable scène d’accouchement taillée dans la pierre…. Saviez-vous que même sans se rendre en Bretagne, en plein cœur de Paris, les architectes du Second Empire ont orné Paris d’une symbolique toute aussi suggestive, notamment place du Trocadéro ?
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Chers Baron Haussmann et Jean-Charles Alphand : quel "inconscient collectif" a guidé vos plans ? Vos plans représenteraient-ils une sorte de testament muet, et secret ?
Le début du XIXème siècle représente sans conteste la belle époque des tables tournantes : toute l’élite se devait d’appartenir à la franc-maçonnerie, alors naissante. Les termes d’ésotérisme et d’occultisme rejoignaient au même moment nos dictionnaires. Les découvertes égyptiennes passionnaient les foules. Fort naturellement, ce climat pétris de merveilleux et de mystères a fortement imprégné la culture de l’époque : littérature, musique, architecture.
Les ouvrages sur le Paris ésotérique sont nombreux et parfois délirants, il faut bien l’admettre. Néanmoins certaines coïncidences s’avèrent franchement troublantes. Le chercheur libre Thierry Van de Leur s’est justement passionné pour ces questions et ses travaux ont fait l’objet d’une parution singulière : le Parisis Code.


Ainsi, constater que, vu depuis le ciel, l’Opéra de Paris Garnier et ses grands boulevards constituent une croix d’Ankh, que le jardin des Buttes Chaumont représente exactement la tête d’un aigle (napoléonien ?) dont l’œil pointe vers telle ou telle direction ne mérite pas, selon nous, de s’extasier outre mesure… .
L’intérêt du travail de notre chercheur réside plutôt dans le fait suivant: il nous invite à cheminer au-delà de ces considérations symboliques pour opérer une bascule vers le monde de l’invisible, pavée de coïncidences troublantes, un monde où ni la main de l’homme, ni aucun plan prévisible, n’ont plus voix au chapitre…
En effet, selon la date de naissance d’une personne, le nom de la rue de sa naissance, le saint du jour, le parcours professionnel et le décès de cette personne, Thierry Van de Leur établit des recoupements topographiques qui prennent, fort étonnement, la forme d’alignements très précis. Un peu comme si, pour certains d’entre nous, tout était prévu, écrit par avance….
Et pire encore, même postérieurement au décès d’une célébrité, il constate qu’une place, une bibliothèque municipale ou un square vont lui être commémorativement dédiés. Or ce lieu rejoint, lui-aussi, ces "alignements" que notre auteur nomme "lignes de destin".
Affirmations gratuites ?
"A force de trop chercher, ces ésotériciens finissent toujours par trouver quelque chose !" entend-t-on souvent…..


A vous de vous forger ici une opinion à travers ses différents exemples (la chanteuse Barbara, le danseur Rudolph Noureev et même des figures politiques contemporaines) dans cet entretien mené par Cédric Mannu.
Extrait de la vidéo
Bonsoir et bienvenue sur Salamandre TV. Merci de nous rejoindre toujours aussi nombreux. Nous remercions les équipes de Bagliss TV et de Salamandre TV pour rendre cette émission possible. Ce soir nous avons avec nous Thierry Vandeleur.
Thierry Vandeleur, vous avez écrit un certain nombre de livres sur quelque chose que vous avez nommé le Parisiscode et qui est une découverte en quelque sorte un petit peu fortuite si je ne me trompe. Oui, c'est une découverte que j'ai faite en 2005. A l'époque je m'intéressais plutôt à l'ufologie et aux rayons solaires artificiels. C'est à dire ces rayons qui apparaissent dans les châteaux, dans les églises, un jour bien précis de l'année et qui vient toucher par exemple une statue pour commémorer un saint et ainsi de suite.
Donc je m'intéressais plutôt à ça. Donc vous étiez déjà dans une logique d'alignement entre des phénomènes disons d'une nature supra-sensible comme le soleil ou l'astronomie et puis un plan plus matériel de réalisation comme les monuments. Oui c'est ça. C'est à dire que les rayons artificiels c'est vraiment voulu par des moines, par des architectes qui ont conçu les bâtiments.
Ils ont voulu qu'à un certain moment de l'année il se passe quelque chose avec le soleil. Dans ce contexte là, vous découvrez une revue, vous êtes abonné à une revue qui s'appelle Top Secret, c'est ça ? Oui c'est à dire qu'au début je faisais partie d'un groupe, le groupe Sentinelle de Reims et la personne qui s'en occupait est morte. Donc la revue n'a pas continué et ensuite je me suis retourné sur Top Secret qui venait de débuter aussi.
Ils ne traitaient pas que des ovnis, ils traitaient tout ce qui est mystérieux, c'est ce qui m'intéressait surtout. Et dans ce contexte là, dans Top Secret, vous découvrez un article ? Oui, alors un jour je lis dans Top Secret un article d'un certain Thierry Namur, un professeur de la région de Lyon, qui parle d'une découverte qu'il a faite dans Paris, c'est à dire qu'il avait remarqué que dans Paris il y avait une espèce de croix anc, une croix du Christ si on veut, mais qui faisait aussi une croix anc, qui était formée par l'avenue de l'Opéra et les boulevards et qui tournait autour de l'Opéra.
Et ensuite il parlait aussi du parc début de Chaumont qui avait l'air d'une tête d'aigle qui avait été faite par Napoléon III. Donc moi je me suis dit, en voyant ça, ça cache quand même quelque chose et si ça se trouve ça va plus loin que simplement une représentation de symboles comme ça, monumentaux, dans Paris. Donc c'est à partir de là que j'ai commencé à chercher sur la carte de Paris. Et donc vous commencez à investiguer cette carte de Paris en détail, par exemple là on voit en ce moment les buts de Chaumont avec la tête d'aigle qui est particulièrement bien dessinée ?
Oui, donc ça il en a parlé dans Top Secret, il disait que ça avait une tête d'aigle et puis on voit là très parfaitement un œil qui se dessine. Et il expliquait que c'était Napoléon III qui avait voulu cette tête. Donc on n'a aucune preuve que Napoléon a vraiment voulu faire une tête d'aigle, il a donné une tête d'aigle qui était vraiment voulu faire une tête d'aigle, il a donné carte blanche un peu à son architecte Alphand pour transformer des carrières en parc, en square si on veut, faire un petit lac et ainsi de suite.
Donc c'est là qu'en cherchant je me suis aperçu que cette tête d'aigle avait vraiment une autre particularité, celle d'être le support de milliers de lignes, de centaines de lignes qui parlaient dans Paris. Alors quand vous dites lignes, ce sont des alignements remarquables ? Oui, qui partent de la tête de l'aigle. Pour essayer de comprendre un peu plus cette démarche, effectivement on remarque qu'en partant de cette tête de l'aigle, il y a des possibilités de regrouper un certain nombre d'alignements remarquables dans Paris qui portent une signification.
Oui, c'est-à-dire qu'en fait l'œil de l'aigle est surmonté d'un petit temple. Et le petit temple, c'est de là que partent des lignes significatives, c'est-à-dire que par exemple si on prend un poète qui a une rue dans Paris, on part de ce petit temple, on rejoint la rue du poète en question qui peut être à 6, 7, 8 kilomètres et on va voir que sur cette ligne, ça traverse des endroits qui lui étaient familiers, soit l'endroit où il est né dans Paris, soit l'endroit où il est mort, ou alors où il travaillait, ça va même jusqu'à indiquer son restaurant préféré, ou même l'endroit où il est mort, la tombe d'un haut-père Lachaise, ainsi de suite.
Ça donne des indications très précises. Donc quelque part on a une clé comme ça, une clé d'observation, en quelque sorte ? Oui, c'est-à-dire en fait, je suis parti de ces deux clés, c'est-à-dire l'encre et puis cette tête d'aigle. Et après j'ai trouvé d'autres clés.
Et c'est là que j'ai affiné le code, en fait je me suis aperçu qu'il était beaucoup plus précis que ce que je pensais. D'accord. Et dans ce contexte-là, par exemple, des monuments, puisqu'on parle d'Alphant, d'Haussmann, de Napoléon III, des monuments comme le Trocadéro, ou des logiques comme ça, sont aussi liés à un symbole ? Oui, en fait c'est très simple, parce que souvent les clés ont une forme bien particulière.
Vous voyez, ça c'est le Trocadéro, ça c'est l'esplanade du Trocadéro. Et alors si on regarde, ça fait un peu comme deux jambes, et ici ça fait un passage. Et j'ai pu déterminer que ce passage était la clé de la mise au monde, c'est-à-dire que certaines clés qui passent là nous indiquent la date de naissance d'un personnage connu ou la naissance même d'un immeuble, ça peut être aussi l'inauguration. Ça c'est une clé féminine, la femme, avec le vagin au milieu.
Et là nous avons devant un pénis. On peut voir le pénis avec un gland. Au niveau du bassin ? Oui, c'est la fontaine de Varsovie.
D'accord. Et c'est très symbolique parce qu'en fait si on réfléchit bien, toute l'humanité part de là.