De la transversalité des cycles en astrologie (mondiale, individuelle et groupes)
L’alternance du jour et de la nuit, les quatre saisons, le temps qui passe et qui glisse entre nos doigts : nous sommes immergés dans un océan de cycles. Des cycles qui jalonnent nos vies, tantôt calmes et apaisés, tantôt agités voire tempétueux… Yves Lenoble, célèbre astrologue, s’est spécialisé il y a trente ans sur la question des cycles en astrologie, cela en prolongeant les travaux de ses prédécesseurs Alexandre Ruperti, André Barbault et Jean-Pierre Nicola. Son souhait : que l’astrologie soit UNE. C’est-à-dire trouver à travers une hétérogénéité de surface, de courants différents, un principe unique.
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Approcher cette unité – et globalité - se fait, selon Yves Lenoble, à travers la prise en compte de la « transversalité ». Une lecture multifactorielle (pan-astrologique pourrions-nous dire) associant l’astrologie individuelle, la mondiale, les transits, les cycles classiques.


La Terre a des frères et sœurs, un adage que l’on oublie trop souvent.
Associer les techniques de « la mondiale » sur une personne, un couple, ou une entreprise, cela revient à identifier le ou les planètes fondatrices de ces sujets, et observer les prochains rendez-vous que ces planètes vont avoir, ensemble, à l’identique. Et cela quelque-soit le signe zodiacal concerné.
Dans cet entretien, Yves Lenoble nous cite des exemples très précis, issus de sa propre famille, de certains artistes (Serge Gainsbourg) ou d’entreprises bien connus (le Club Med, la maison Yves Saint Laurent).


Pythagore affirmait que les nombres présidaient à la réalité, à sa suite Yves Lenoble se base lui-aussi sur une base arithmétique dans ces cycles astrologiques : deux, quatre, huit etc.
Souhaitez-vous comprendre pourquoi le cycle de Vénus dure huit ans ? Mars 15 ans ? Jupiter 12 ans ? Le couple Soleil-Lune 19 ans ? Vénus-Mars 32 ans ? Quelles incidences sur nos vies ?
Si « l’astrologie a pour objet le mystère » gageons que cet entretien, très riche, lève un peu le voile sur ce « mystère » et, à la suite des prévisions du regretté André Barbault (qui avait quand même annoncé la pandémie de 2020 en 1990) : 2026 marque un sursaut de vitalité et de recherches dans le monde astrologique !
Extrait de la vidéo
J'ai le plaisir de recevoir Yves Lenoble, qui n'est pas très connu du grand public, mais beaucoup plus du milieu astrologique, qui est une sorte de référence. Tout l'intérêt de cette vidéo, on fait compte, c'est, vu le grand intérêt de l'astrologie à l'heure actuelle, c'était de revenir un petit peu aux sources et de savoir ce que sont vraiment les cycles planétaires qui sont très souvent utilisés. On en parle beaucoup, puisque dans les médias, que ce soit aussi bien les réseaux sociaux que sur Instagram, que les magazines féminins, tout le monde y va de son explication sur les cycles planétaires, mais on ne sait pas vraiment ni les utiliser ni les remettre en perspective.
Donc Yves, bonjour. Bonjour Stéphane. Je suis très content de vous recevoir et d'échanger avec vous sur le sujet, puisque vous êtes un spécialiste, un spécialiste, vous avez écrit un livre, je crois, d'initiation à la pratique. Un cycle planétaire.
Et qui est beaucoup utilisé par tous les astrologues professionnels et qui est un peu une Bible et une référence sur le sujet. Et donc pour les cycles planétaires, comment en êtes-vous arrivé à cette utilisation? Eh bien, d'abord, la notion de cycle est fondamentale, parce qu'on baigne dans des cycles. On ne s'en rend pas compte, mais bon, chaque jour, on va se lever à peu près avec le lever du soleil, et puis il y a ce cycle fondamental du jour.
Chaque année, à l'automne, c'est une année scolaire, une année qui redémarre pour la vie associative, donc il y a un cycle annuel que l'on connaît bien. Mais il y a aussi d'autres cycles plus subtils que les astrologues utilisent. On pourrait dire que les cycles quotidiens et annuels sont liés à la Terre, mais la Terre fait partie d'un système et il y a d'autres planètes, donc la Terre a une sœur, c'est Vénus, elle a des frères, et toutes ces planètes ont des cycles et nous sommes en synchronisation avec ces cycles.
Un jour, je me suis rendu compte que ces cycles avaient de l'importance dans la vie collective et également dans la vie individuelle. Alors, comment j'ai découvert cela ? Monsieur Barbeau a publié, en 1963, un ouvrage qui s'appelait 1964, la crise mondiale de 1965, et dans cet ouvrage, il faisait des prévisions sur ce qui allait arriver autour de l'année 1965 et il mettait en rapport les grands pays avec des cycles planétaires.
J'étais adolescent à l'époque et ça m'a fasciné de voir qu'on pouvait à peu près expliquer les événements importants de l'histoire contemporaine grâce au recours aux cycles. Je me souviens, Saturne-Uranus était en rapport avec les États-Unis, Saturne-Neptune avec la Russie, Jupiter-Saturne avec l'Europe, la France avec Jupiter-Neptune et auprès de mes camarades, j'arrivais à montrer l'intérêt de l'astrologie.
Je me servis d'ailleurs du cycle de la Russie, parce que la Russie a un cycle de 36 ans, et 36 ans c'est facile à décomposer, aussi bien en 4 qu'en 12, en 4 ça nous fait des tranches de 9 ans, en 12 ça nous fait des tranches de 3 ans, et on arrivait comme ça à voir les grandes dates de la Russie entre 1917 par exemple et 1953, 36 ans d'écart, 1917 c'est la révolution d'octobre, 1953 c'est la mort de Staline, donc ce cycle de deux conjonctions.
Mais entre temps, parce que c'est ça l'intérêt des cycles aussi, c'est de voir qu'entre deux conjonctions il y a une même succession de phases, et bien entre temps, au moment du carré, 9 ans plus tard, après 1917, vous aviez la grande scission entre Trotsky et Staline, donc la dictature de Staline commençait à ce moment-là, 9 ans plus tard c'était 1936, vous aviez les procès de Moscou, anticommunitaire, 9 ans plus tard encore on était en 1945, c'était la fin de la guerre, mais c'était en même temps la fin de la solidarité alliée, finalement le début de la guerre froide, et puis 9 ans plus tard on arrive à 1953, et on pourrait continuer comme ça sur le nouveau cycle qui a démarré en 1953 et qui nous mène jusqu'en 1989, d'ailleurs M.
Barbeau dès 1955, dans le livre qui est paru chez Grasset, eh bien il avait annoncé qu'il y aurait un grand tournant en 1989, donc 1953 c'est la mort de Staline, 9 ans plus tard, 1962, vous avez la crise de Cuba et puis vous avez aussi la scission entre l'URSS et la Chine, et 9 ans plus tard on va se trouver en 1971, la Russie à ce moment-là est à son apogée, elle fait une ouverture sur l'Allemagne de l'Ouest, 9 ans plus tard, ça sera le début de la fin, puisque c'est la guerre en Afghanistan, et puis le problème des missiles, et puis 1989, c'est la chute du mur de Berlin, que M.
Barbeau avait donc annoncé 34 ans à l'avance. Donc, quand je m'intéressais à Cygne, je n'avais que le premier cycle, c'est après que je peux faire la projection sur le futur, eh bien ça m'avait convaincu de l'intérêt des cycles en astrologie mondiale. Parallèlement, je suivais un cours par correspondance avec Jean-Pierre Nicolas, et à ce moment-là, je découvrais que les cycles fonctionnaient aussi au niveau du développement individuel.
A l'époque, Jean-Pierre Nicolas disait, il y a des cycles très lents comme Neptune et Pluton, 160 ans, 164 ans avec Neptune, 245 ans avec Pluton, donc ça c'est des cycles qui nous mettent au-delà de la durée de la vie humaine. Mais il y a un cycle qui est très intéressant, c'est le cycle d'Uranus, 84 ans, qui lui couvre la grande partie de la vie humaine, et il disait que Uranus va être en rapport avec l'âge adulte, parce qu'avant Uranus, vous avez Saturne qui va couvrir jusqu'à 30 ans, de 12 ans à 30 ans, Jupiter c'est 12 ans, et à ce moment-là, Saturne va correspondre à l'adolescence et à la résolution de la crise de l'adolescence.
Et puis Jupiter, 12 ans, c'est toute la période de l'enfance, et on peut remonter comme ça avec les autres planètes, les cinq planètes rapides vont couvrir les deux premières années.