Astrologie mondiale
Dans cette conférence de 56 minutes, André Barbault nous présente sa vision moderne de la technique astrologique, qui ne peut se concevoir sans intégrer l'histoire, la politique, l'économie, la sociologie ainsi que la notion d'inconscient collectif ; autant d'éléments qui constituent l'astrologie mondiale.
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Astrologie mondiale: entretien avec André Barbault
Fort de son expérience, il fait le suivi de l'actualité nationale et internationale, à partir des grands cycles planétaires qui ont accompagné les grands tournants des civilisations. Dressant le tableau des équilibres et enjeux mondiaux d'hier, d'aujourd'hui et de demain, il en conclue que l'histoire se répète, mais en évoluant à partir de ses propres bases. Et que l'avenir, qui apparaît en filigrane dans la toile du ciel, est imprévisible puisqu'il réside dans les mains des civilisations et des hommes qui en sont les artisans.
Entretien mené par Fabrice Pascaud
Extrait de la vidéo
Qu'est-ce que l'astrologie mondiale ?
Nous allons aujourd'hui aborder, en compagnie d'André Barbeau, l'astrologie mondiale.
Nous avons précédemment abordé l'astrologie dite individuelle.
Pour celles et ceux qui ne l'auraient pas visionnée, nous les invitons à visionner cette série d'entretiens afin de se familiariser avec le langage astrologique et toute la technicité qu'il implique.
Aujourd'hui, nous allons aborder un autre domaine de l'astrologie qui est l'astrologie mondiale.
Comme son nom l'indique, c'est l'astrologie des nations qui inclut l'avenir collectif.
Pour ce faire, André Barbeau, qui est le grand spécialiste de l'astrologie mondiale, va nous accompagner tout le long de cet entretien.
Mais avant d'aborder ce sujet, ne serait-il pas bon pour commencer d'explorer la pensée qui a pu s'imposer aux hommes aux origines d'une telle aventure ?
C'est comment l'astrologie mondiale a-t-elle pris corps également ?
Ce qui en caractérise la trame première est l'apparition d'une conception du temps qui est intimement mêlée à la ronde des mouvements des astres dans le ciel.
Il s'agit d'une cosmologie traditionnelle soumettant le monde à une régénération périodique par ses répétitions cycliques.
Ce temps étant fait de périodes naturelles avec leur durée propre et une valeur déterminante de renouveau s'attachant au commencement de ces durées.
Alors, on pense aussitôt au découpage de notre calendrier avec le cycle annuel du Soleil que l'on fait commencer régulièrement soit au solstice d'hiver, soit plutôt à l'équinoxe du printemps avec le renouveau de la nature, ainsi qu'avec le cycle mensuel de la Lune qui se renouvelle lorsque, pour nous terriens, elle s'aligne sur le Soleil en une conjonction des luminaires.
Avec ces durées célestes, on a affaire à un temps astral composant des unités homogènes dont la trame est modulée par une succession de phases diverses qui constituent les aspects du parcours cyclique.
Priorité est naturellement donnée au premier commencement, l'entrée du bélier pour le cycle annuel, la nouvelle lune ou conjonction soli-lunaire pour la lunaison mensuelle, ainsi que la conjonction de deux planètes pour les cycles planétaires.
La tendance donnée à la source du départ cyclique a effet de manifestation sur toute l'étendue du cycle, ses aspects successifs en modulant seulement la tonalité.
Mais quels principes régissent de telles manifestations ?
Ils sont très simples.
Toutes les parties du monde sont interdépendantes comme manifestation unitaire de la vie universelle.
Dans cet état de choses, les choses supérieures gouvernent les inférieures et selon le principe du semblable qui engentre le semblable.
De sorte que les commencements d'en haut commandent les commencements d'en bas.
De là la transmission d'un semblable du ciel à la terre.
Voilà le principe.
D'accord.
Je crois savoir que les anciens se sont beaucoup intéressés aux phénomènes des éclipses et notamment des éclipses du soleil.
Pourrais-tu nous en dire un mot ?
Revenons d'abord sur le fait lui-même.
L'éclipse du soleil est une nouvelle lune parfaite où s'alignent la terre, la lune et le soleil au point que le corps de notre satellite s'interpose entre notre lieu terrestre et l'astre d'Urne au point de nous plonger en plein jour dans une obscurité partielle ou totale.
On imagine que cet obscurcissement a effrayé son monde.
Contribuant de la sorte à une survalorisation astrologique du phénomène qui est naturellement d'une très fâcheuse réputation.
D'une façon générale, aujourd'hui les praticiens qui s'adonnent à l'astrologie mondiale ont recours à l'interprétation de deux catégories de phénomènes célestes.
D'une part, l'interprétation d'un thème annuel, carte du ciel calculée pour le retour chaque année du soleil à 0° du bélier, le 21 ou 21 mars, pour tester les tendances de l'année nouvelle pour tel pays donné.
Et même parfois d'un thème saisonnier, un grès, dressé pour les entrées solaires à chaque équinoxe et solstice.
D'autre part est consultée la carte d'un thème mensuel établi sur le moment de la conjonction lune-soleil, cette nouvelle lune étant traitée pour le lieu géographique de son choix.
Pour illustrer cette pratique, on peut faire le rappel de la convergence critique qui accompagna l'éclatement de la seconde guerre mondiale.
Parce que Saturne culminait sur l'Europe centrale à la fois à l'entrée du soleil en bélier le 21 mars 1939, à son entrée suivante au solstice d'été le 22 juillet, ainsi qu'à la lunaison du 15 août qui précéda l'événement.
De même que Mars se levait sous le ciel de l'Europe occidentale aux ingrêts du bélier et du cancer de 1914, tandis qu'il passait au méridien de la lunaison du 23 juillet 1914.
Il n'en faut pas moins traiter ces figures avec une certaine réserve.
Pour élargir la panoplie des outils de l'astrologie mondiale, ne drestons pas les thèmes des villes, des nations, des républiques, des chefs d'État.
Tout ceci intervient, je pense, dans la lecture.
Rien n'est plus pernicieux pour un homme d'État que d'avoir Saturne au milieu du ciel.
Par exemple, sur 48 cas de souverains détrônés parmi 200 rois et empereurs dont j'ai pu obtenir des données natales, 16 présentaient l'astre à 15 degrés autour du méridien supérieur, alors que 4 seulement eussent dû s'y présenter.
Hitler, Göring et Himmler, tous les trois, avaient ensemble ce signe sinistre, lequel d'ailleurs s'était également pointé sous le ciel de Berlin lorsque le Führer prit le pouvoir le 30 janvier 1933 et lançait la tragédie qui l'en résulta.
Tous les astrophes de l'époque l'avaient remarqué.
Les rapports humains se prêtent aussi à des confrontations étonnantes.
Une illustration de phénomène nous est fournie par le cas du roi.
Les rapports humains se prêtent aussi à des confrontations étonnantes.
Une illustration du phénomène nous est fournie par le cas du roi.
Louis XVI qui présente une triple conjonction soleil-mercure-jupiter à 29 degrés du lion.
Configuration centrale qui se voit cernée de toutes parts comme assiégée par les positions de Mars des 4 leaders personnalisant à eux seuls la Révolution française, Danton, Robespierre, Marat et Saint-Just avec en plus la participation de 3 Saturnes de ceux-ci.
Une telle constellation exprime, on ne peut mieux, la tragédie de Louis Capet finissant sur l'échafaud.
Mais aussi cette concentration Mars-Saturne allait se retourner contre les révolutionnaires ceux-ci finissant par vivre le mythe de Saturne dévorant ses propres enfants.
Non moins éloquent est le jeu des interférences dans le cas des deux guerres mondiales.
Ainsi, le Mars de Guillaume II à 26 degrés des poissons est conjoint au Mars de François-Joseph d'Autriche à 2 degrés du bénier.
Cette concentration astrale se juxtaposant au Mars du Royaume de Belgique à 27 degrés des poissons.