Astrologie mondiale: les grands cycles de l'humanité

André Barbault et Luc Bigé sont des astrologues de renom. Tous deux sont tombés dans la marmite astrologique à l’âge de quatorze ans et tous deux ont commencé à s’intéresser plus particulièrement à l’astrologie mondiale en raison d’évènements historiques majeurs: pour André Barbault, cela se passa au moment de l’avènement du Front Populaire de 1936 et pour Luc Bigé, c’était au moment de la Chute du Mur de Berlin, en 1989.

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Deux parcours de vie différents, deux générations bien distinctes mais mues par une même interrogation, passionnante :l’histoire des hommes est-elle influencée par les cycles des planètes ?
Le système solaire est régi par une mécanique céleste d’une incroyable beauté et d’une grande stabilité. En se penchant sur la symbolique de la roue du zodiaque et des différentes planètes, tout homme intelligent est contraint de s’interroger sur un nombre élevé de coïncidences. Parmi celles-ci : pourquoi les premiers chrétiens utilisèrent-ils le symbole du poisson alors que justement au même moment la terre entrait-elle dans l’ère du poisson ?

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Plus prêt de nous : par quel formidable hasard l‘homme a-t-il volé pour la première fois de son histoire dans une montgolfière au moment même où les astronomes découvraient Uranus (planète de l’air) ? Le vingtième siècle fut le siècle le plus meurtrier de toute l’histoire de l’humanité. C’est au cours de celui-ci que les astronomes ont découvert la planète Pluton, en 1930 : Staline et Hitler ont-ils été portés par les forces destructrices de cette planète ?

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Réunis autour de Fabrice Pascaud (qui est lui-même aussi astrologue), André Barbault et Luc Bigé nous livrent ici quelques clés de compréhension de cet art ancestral qu’est l’astrologie. « Gouverner, c’est prévoir » disait Malraux. Il n’est pas ici question de prévision, mais assurément : les mythes et les planètes nous gouvernent !
Une table ronde de 50 minutes filmée au Forum 104.
NB : au cours de cet entretien enregistré le 18 janvier 2011, on remarquera qu’André Barbault parle de la fin de Khadafi comme d’un événement annoncé, or au moment de l’enregistrement, aucune insurrection n’avait encore démarré en Lybie…

Extrait de la vidéo

Nous allons aujourd'hui aborder un sujet très particulier, spécialisé de la pratique astrologique, qui est l'astrologie mondiale. Nous connaissons tous l'astrologie par sa pratique individuelle. En revanche, l'astrologie mondiale reste un sujet peu exploré, très spécialisé, qui demande donc une connaissance à la fois de l'histoire et de la pratique astrologique très pointue. Et pour nous accompagner durant cet entretien, j'ai à mes côtés deux personnes qui ne sont pas des personnes inconnues, des habitués de Bagliss.

À ma gauche, André Barbeau, qui a consacré 75 ans de sa vie à la pratique astrologique, et en particulier à la pratique de l'astrologie mondiale, dont il est l'un des grands spécialistes. À ma droite, Luc Biget, doctorat en biochimie. Tu diriges aussi l'université du symbole. J'ai cru comprendre que dans ton approche, tu voulais concilier l'approche scientifique de l'homme à l'approche symbolique.

Ces deux points sont indissociables et complémentaires. Surtout complémentaires. Pour ouvrir la conversation, je vais vous poser une question très simple. Qu'est-ce qui vous a amené tout particulièrement à vous intéresser à l'astrologie mondiale ?

Je crois que c'est déjà connu, mais il faut bien le répéter. J'ai eu la chance d'avoir un frère aîné, Armand Barbeau, qui m'a formé à l'astrologie à partir de l'âge de 14 ans. Et je sais maintenant que nous sommes trois à avoir commencé l'astrologie à 14 ans. L'intérêt à la mondiale a été, pour ainsi dire, quasi immédiat, parce que nous, mon frère et moi, nous avions la passion de la politique, et pour cause d'ailleurs.

Ça s'est passé en 1936, le Front populaire, une révolution fantastique. Et alors, c'est à partir de l'intérêt porté à l'interprétation des événements qu'on s'est lancé un peu dans la mondiale. Voilà le point de départ. Luc ?

Moi, c'était non pas 1936, parce que je n'étais pas encore né, mais 1989. Il y a eu les événements qu'on connaît, et évidemment, j'ai regardé ce qui se passait dans le ciel à ce moment-là. Et effectivement, il y avait des systèmes de conjonction importantes. Et je me suis dit, il y a forcément quelque chose qui se passe.

Donc du coup, je me suis mis à regarder l'histoire du communisme de manière un peu plus en détail, à travers les cycles Saturn-Neptune. Et au fond, c'est ça qui m'a à la fois convaincu et introduit à l'astrologie mondiale, en voyant qu'il y avait vraiment des liens, on va dire, entre l'état du ciel à un moment donné, et les événements historiques collectifs. Et je trouve aussi que c'est un énergissement important par rapport à l'astrologie individuelle, parce que ça met en scène, au fond, les grandes...

Alors, moi, j'ai une approche symbolique, donc je dirais comment les archétypes s'incarnent dans l'histoire, alors que l'astrologie individuelle, c'est plutôt comment arriver à... C'est une ontologie, c'est une science de l'être, c'est-à-dire comment arriver à la révélation de son identité profonde. Donc l'astrologie mondiale, si je devais donner une définition, ce serait comment, progressivement... C'est pas en fait l'histoire qui fait les mythes, c'est les mythes qui font l'histoire.

C'est-à-dire comment, au fond, les grands chênes de sens, les grandes structures mythologiques, puisqu'on peut les ramener, les planètes sont des dieux, s'incarnent progressivement dans l'histoire pour produire du sens à travers des formes qu'on appelle les événements. Et une question d'ordre très pragmatique, pour l'astrologie individuelle, nous savons tous que nous créons un thème, nous calculons un thème astrologique à partir de la date, de l'heure et du lieu de naissance d'un sujet, nous montons la carte du ciel.

Mais en ce qui concerne l'astrologie mondiale, comment travaillez-vous ? Quels sont les critères d'études, de prospectives pour l'astrologie mondiale ? Alors, je reviens à mon point de départ, nous sommes en 1936, et jusque-là, il y a des astrologues qui font quand même un peu de prévision mondiale, et ils interprètent quoi ? Les aspects, les positions planétaires.

Mais ils les interprètent d'une façon en séquence, autrement dit, tel aspect, puis tel autre aspect isolément. Et alors, ce qui passe en 1936, c'est un phénomène très important ressenti par mon frère. Il me dit, tu vois, cette année, il y a la guerre d'Espagne, en combat contre le communisme, et il y a les procès de Moscou, et nous sommes sous l'opposition Satur-Neptune, et il y a eu la conjonction initiale Satur-Neptune en 1917.

C'est là, à la conjonction, qu'il y a eu la révolution russe. Et alors, il y a donc une antinomie entre la naissance d'un courant et les phénomènes oppositionnaires. En Russie, on démolit carrément ce qui s'est passé en 1917, et en Espagne, c'est la guerre contre le communisme, contre le socialisme. Alors il ajoute, mais il y a aussi le Front Populaire.

Alors le Front Populaire, c'est autre chose, mais c'est finalement une fièvre révolutionnaire qui a très vite tombé. À partir de là, il n'est plus question de penser l'aspect, il est question de penser le cycle. Et alors, c'est à partir de là qu'on s'est mis à travailler les cycles planétaires. Voilà le point de départ pour nous.

D'accord. Moi, je suis d'accord avec André, c'est-à-dire le cycle entre deux planètes est essentiel en astrologie mondiale, en voyant l'ensemble du processus, c'est-à-dire de la conjonction à la nouvelle conjonction. Alors, en fait, il y a plusieurs choses importantes, me semble-t-il. Il y a bien sûr les deux planètes qui vont décrire un cycle, c'est-à-dire raconter une histoire, au fond.

Il y a le signe de la conjonction, qui est fondamental parce que ça donne la note de départ. Juste un exemple, ce qu'on est sur les cycles Saturne-Neptune. 1847, conjonction Saturne-Neptune, début d'un grand cycle qui a lieu en Versailles. Donc, c'est à ce moment-là, Marx publie son fameux Manifeste du Parti Communiste.

La naissance du marxisme. C'est la naissance du marxisme. Et la révolution de février 1848. Après, il y a eu la révolution de février 1848, absolument.

L'Athée européenne. Alors, si on reste sur les cycles Saturne-Neptune, la prochaine conjonction a eu lieu, si ma mémoire est bonne, en 1883, en Taureau. C'est le moment du décès de Marx. La suivante a eu lieu en 1917, en Lyon, c'est le moment de la révolution russe.

Et la suivante encore a eu lieu en 1953, en Balance, avec la mort de Staline, Khrouchev qui arrive au pouvoir. Le dialogue Est-Ouest qui reprend, donc, le sens de la Balance. Et la dernière conjonction du cycle, avant que ça reparte après le Verseau, c'était en Capricorne, en 1989, chute du mur de Berlin. Donc, toute l'histoire du communisme, au fond, est racontée par les conjonctions successives Saturne-Neptune autour du Zodiac, avec 4 ou 5 conjonctions.

Donc, je trouve que c'est très impressionnant de voir ça. Donc, à la fois, on a évidemment le cycle Saturne-Neptune. Mais on a le grand cycle qui est le nombre de conjonctions successives Saturne-Neptune pour que l'ensemble du Zodiac soit parcouru par les conjonctions. Et évidemment, le signe de la conjonction est fondamental, puisque toute l'histoire du communisme s'est passée sous l'égide du Verseau, c'est-à-dire matérialisme scientifique et révolution, qui sont des valeurs Verseau.

Donc, les 144 ans du communisme. Ensuite, le décès de Marx en 83, en taureau, nouvelle conjonction Saturne-Neptune. L'expansion territoriale. Vous parlez de la conjonction de 1883 ?

82, 82. Je dis que c'est surtout le claquement des partis marxistes en Europe.

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