Fulcanelli et les frères d'Héliopolis

L’intervention de Philippe Buchelot s’inscrit à la suite de la révélation faite par le chercheur portugais Walter Grosse. Ce dernier ne pouvant être présent, il a adressé un courriel qui est lû en guise d’introduction à la communication de Philippe Buchelot. Ce dernier reprend les éléments découverts par Walter Grosse et les complète par son exposé des documents qui lui ont été transmis par son initiateur en Alchimie, un certain Filostène. Conformément à la Tradition alchimique, deux personnes sont ainsi intimement mêlées dans le livre qui reprend les pièces à conviction : Fulcanelli exhumé, publié aux éditions de la Pierre Philosophale en 2011.

Pour visionner ce film ajoutez le au panier ou
abonnez-vous pour un accès à tout le catalogue !
52:20
À partir de 12 € / mois
VOD / 15€

 

Ces pièces consistent en photos anciennes, surprenantes, et inédites, montrant les protagonistes de la « galaxie Fulcanelli » mais aussi et surtout dans l’étonnante lettre adressée par le libraire alchimiste Pierre Dujols de Valois à son ami Paul Decoeur, gratifié dans ce courrier du 11 avril 1911 du pseudonyme de « Vulcain Solaire ».

Fulcanelli et les frères d'HéliopolisFulcanelli et les frères d'Héliopolis

Ce qui est, à n’en pas douter, une dénomination qui évoque aussitôt Fulcanelli, le grand alchimiste français du XXème siècle. Philippe Buchelot donne une série de précisions sur l’identité civile mais aussi sur l’entourage prépondérant de la famille de Lesseps, avenue Montaigne à Paris, de telle façon qu’il sera difficile désormais de déprécier le témoignage d’Eugène Canseliet (1899-1982), disciple principalement connu de Fulcanelli, et qui abonde en ce sens. Grâce aux recherches de Walter Grosse qui a permis l’identification de cette identité en se basant précisément sur les témoignages du disciple Canseliet, la communication de Philippe Buchelot donne un relief saisissant, et annonce en fin d’exposé que de nouveaux éléments sont venus à sa connaissance… et ce qui permettra sans doute d’en savoir bientôt plus encore….

Fulcanelli et les frères d'HéliopolisFulcanelli et les frères d'Héliopolis

Souhaitez-vous vous découvrir à quoi correspond "l'énigme Fucanelli" ?

Réponses de Philippe Buchelot dans cette communication de 53 min, filmée à Toulon en mai 2011 dans le cadre du colloque « Fulcanelli, alchimie d’Héliopolis » organisé par la Librairie la Table d’hermès et les Editions de la Pierre Philosophale.

Extrait de la vidéo

Comme Serge vient de nous le dire et il a commencé la journée d'ailleurs par évoquer la personnalité de Walter Gross.

Walter Gross n'est pas parmi nous mais il m'a envoyé un mail et précise sa pensée sur l'énigme de la personnalité et l'identité civile de Fulcanelli.

Alors voilà ce qu'il nous envoie.

A mon avis je pense qu'au colloque Fulcanelli il faut souligner un petit peu ces points-ci.

Ma démarche à la recherche de la vraie identité de Fulcanelli à l'état civil a commencé en 2005 et j'ai remarqué dès le début que toutes les thèses présentées jusqu'à l'époque étaient basées sur un prémice, celui que son fidèle disciple Eugène Cancelier aurait menti ou distordu certaines des données biographiques de l'homme simplement pour pouvoir brouiller les pistes.

Mais, et si après tout il avait dit la vérité, pourquoi jamais personne ne lui a-t-il donné le bénéfice du doute en cherchant d'abord à savoir s'il existait ou pas un homme au bout du tunnel qui correspondait dans l'intégralité de ses confidences.

C'est ce que j'ai fait, dit Walter Gross.

J'ai bien suivi à la lettre les pistes d'identification de Fulcanelli laissées par Eugène Cancelier.

Le 15 novembre 2005 j'ai découvert l'acte de naissance de Désélé Dubois, grand-mère paternelle d'Eugène Cancelier et par conséquent Eugène Cancelier n'a pas menti sur la date de naissance de Fulcanelli, à savoir l'année 1839.

Ainsi, j'ai eu la conviction qu'il était sincère sur Fulcanelli, natif de ce millésime Ensuite, il nous a dit que Fulcanelli était un ancien élève de l'école polytechnique de Paris.

Fulcanelli le dit d'ailleurs lui-même, ou du moins le fait pratiquement en pensée et Cancelier l'a confirmé dans deux ou trois témoignages différents.

J'ai fait des recherches sur la légion du génie auxiliaire de la guerre nationale de la Seine et j'ai bien trouvé Emmanuel Viollet-le-Duc, que tout le monde connaît comme architecte bien sûr, au 19e siècle, comme lieutenant-colonel ayant pendant le siège de Paris en 1870, eu sous ses ordres un jeune ingénieur sorti de polytechnique.

Cet élément, évidemment, c'est un élément précis et c'est l'élément sur lequel Walter Gross s'est basé.

Il me dit ici avec un texte en gras, un ingénieur avec un cadre d'officier dans cette légion était surtout un ancien élève de l'école polytechnique de Paris, l'IX, diplômé dans le corps des ponts et chaussées, avec serment de fidélité à la constitution de l'empire, de l'empire de Napoléon III et d'obéissance à cet empereur, décret, en donnant la référence en fait du décret, le décret de la guerre nationale du 11 janvier 1852, numéro 3505 du bulletin numéro 478, ça je pense que vous n'allez pas passer votre temps à le chercher, et ce qui exclut d'ores et déjà le conte de Chardonnay, effectivement un deuxième personnage qui est né en 1839, mort en 1923, ou 24 si je ne sais plus si c'est 23 ou 24, 24 ? Ok, pourrait postuler également au rôle de Fulcanelli, mais Walter Gross l'écarte du simple fait qu'il n'est pas allé prêter serment à l'empereur Napoléon, étant donné qu'il était ultra-royaliste et qu'il ne pouvait pas se mettre aux ordres de Napoléon III, et ce même conte de Chardonnay était un proche du conte de Chambord, prétendant au trône de France sous le nom de Henri V. En effet, le 23 janvier 2006, j'ai bien reçu la confirmation par lettre du service historique de la défense, ou SHD, ministère de la défense de France, que Fulcanelli était ingénieur de ponts et chaussées diplômé et né en 1839, par conséquent il devait être un des 16 ingénieurs sortis de promotion l'année 1862.

Des 16 ingénieurs, j'ai rapidement éliminé 12 hypothèses d'un possible candidat Fulcanelli-sable, en raison des dates de décès très précoces, donc forcément des personnalités qui étaient décédées bien avant la guerre de 14. Un Fulcanelli ingénieur des ponts et chaussées sous les ordres de Viollet-le-Duc, égal ingénieur à Paris pendant le siège franco-prussien de 1870-1871.

D'après les biographies des quatre ingénieurs restants, seul M. Paul Decker se trouvait à Paris pendant le siège. Les trois autres ne se trouvaient pas à Paris. En résumé, Paul Decker est le seul Fulcanelli-sable possible, un ingénieur diplômé du corps des ponts et chaussées né en 1839, qui a prêté serment de fidélité à la Constitution et d'obéissance à l'empereur Napoléon III.

A Paris, sous le siège en 1870, domicilié aux 12 rues Choron, il faut reconnaître que notre ami Walter a fait des recherches approfondies pour retrouver des listes électorales et des registres de population de l'époque. Il donne ici la référence liste électorale cote D1 M2 bar 181, pour ceux qui auraient envie de vérifier, qui a participé dans la guerre franco-prussienne 1870-1871 et par conséquent il a reçu en 1879 la nomination d'officier employé à l'état-major avec le cadre de chef de bataillon du génie de l'armée territoriale.

Lié à la famille de Breuil, ce qui est un élément un peu surprenant quand même, qui est donc une famille aristocratique française, un homme de taille d'1m72, 72, c'est là qu'on reconnaît le belge, et pas le portugais, donc un homme de taille d'1m72 environ, que Cancelli a pu vérifier en comparant avec son propre père. Son propre père aurait croisé Fulcanelli à une seule occasion et Cancelli aurait fait le constat qu'ils étaient exactement de la même taille.

Un homme qui a refusé les hommages de ce monde, de tous ses collègues ingénieurs des ponts et chaussées, il est le seul qui n'a pas reçu la décoration d'un légion d'honneur, il n'a pas été académicien de l'Institut de France.

Au contraire, de tous les ingénieurs, il est décédé comme un homme sans honneur et sans profession.

Il est décédé âgé, forcément, la profession s'était arrêtée et ça, dans sa biographie reparue une seconde fois, Walter Gross, sous le titre Le Puzzle Fulcanelli, Walter Gross, effectivement, nous montre un homme qui arrête sa carrière à l'âge de 60 ans, ce qui est quand même assez tôt pour un ingénieur, même si par la suite, il continue une certaine activité, il peut avoir une certaine importance professionnelle étant donné qu'il fait encore passer des brevets, et des brevets importants, dans les années 1890.

Autre élément biographique un peu surprenant, Paul Decoeur est complètement éloigné de sa famille de naissance à l'état civil, c'est-à-dire, il est natif de Vienne, dans l'Isère, et n'a plus jamais aucun contact à partir du moment où il commence sa carrière, je dirais même, ses études de polytechnicien.

Abonnez-vous à la newsletter de BAGLIS TV

Haut