L'homme en son alchimie spirituelle

Dans cet exposé, Christine Tournier évoque l'oeuvre alchimique intérieure de l'homme; elle aborde ainsi les différentes phases du processus à travers l'oeuvre au noir, l'oeuvre au blanc et l'oeuvre au rouge....

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Extrait de la vidéo

L'Homme et son alchimie spirituelle L'Homme et son alchimie spirituelle, je vais commencer évidemment par une sorte d'ossature classique, c'est-à-dire parler des quatre éléments alchimiques.

Ensuite parler des trois symboles essentiels, puis de l'œuvre, c'est-à-dire les trois étapes de l'œuvre.

Mais tout ça, non pas d'une manière opérative, vous vous en doutez, mais au niveau de nous, de notre être.

Donc les quatre éléments alchimiques sont aussi appelés matrice, principe et archétype.

Donc le propos, ce n'est pas d'entrer dans les détails opératifs de l'alchimie pour expliquer comment les quatre éléments, terre, air, eau et feu, font partie intégrante de son processus.

Il s'agit bien plutôt de mettre en valeur les aspects symboliques universels permettant d'intégrer ces éléments en soi pour entendre, interpréter, digérer, transformer et vivre ce qui résonne en notre être.

En effet, l'alchimiste que chacun d'entre nous est, a pour tâche de pénétrer au cœur de la matière personnelle afin que l'œuvre qui s'accomplit rejoigne le commencement.

La compréhension transmute, c'est-à-dire modifie profondément, convertit le savoir en connaissances.

A ces quatre éléments, donc, se rattachent trois principes dont on parlera plus loin qu'on développera qui sont le mercure, qui correspond à l'œuvre noire, auquel se rattachent la terre et l'eau.

Vous voyez que tout est lié, les éléments, les principes, les symboles.

C'est le domaine du corporel, de la matière qu'il nous faut travailler, labourer, ensemencer, arroser et surtout aimer.

Le sel, deuxième élément, correspondant à l'œuvre au blanc, auquel se rattachent l'air, domaine de l'âme et du psychologique.

C'est la résolution de l'union de l'âme et du corps dans un mouvement que l'on souhaite ascendant.

Enfin, le soufre, correspondant à l'œuvre rouge, auquel se rattache le feu, symbole de l'esprit, du spirituel et du lumineux, c'est-à-dire le surnaturel, surnaturel, le lumineux, dans le sens mystérieux, sacré et inconcevable.

L'ensemble des symboles représentant les quatre éléments constitue le sceau de Salomon.

Comme on est quand même limité par le temps, j'ai supprimé le tiers de ce travail, parce qu'on en aurait pour deux heures, mais vous voyez comment sont les éléments, les différences, il y a comme ça, comme ça, des barres, donc nous avons effectivement l'ensemble de ces éléments constituent, et ce n'est pas par hasard, le sceau de Salomon, témoignant de l'unité entre la matière et l'esprit, on pourrait dire le féminin, le masculin, etc.

Il faut bien préciser que les éléments dont on parle ne sont pas pris dans leur réalité concrète, mais bien en tant qu'état.

La terre, premier élément, la terre, c'est le chaos primordial.

Chaos entre guillemets, parce que le chaos pour moi n'existe pas, il n'y a pas de chaos, ce n'est qu'un concept, c'est-à-dire c'est l'origine qui façonne l'homme, c'est la matrice, le creuset, lieu de la germination qui donne la vie.

Elle est donc le support de l'état solide, élément visible, symbole de fécondité, de régénérescence.

C'est la terre noire des Égyptiens qui a donné à l'alchimie son nom, Al-Kémya.

En elle se trouve en potentiel l'inconscient, donc on est dans les domaines souterrains, le conscient, on pourrait dire qu'on est à la surface des choses, et le surconscient, que nous pouvons donner en dehors du subconscient, d'avoir le surconscient qui est du domaine des cimes, de l'esprit.

Ce sont les composantes schématiques de l'homme.

La terre est dense, lieu de fixation où, comme disent les alchimies, poussent les métaux.

C'était la croyance antique, c'est-à-dire que c'est par elle que commence la transformation intérieure.

Cette transformation est incontournable, elle est le lieu de l'enracinement qui permettra de changer petit à petit, au fil des éveils successifs, le plomb en or.

L'homme peut devenir un homme, le petit homme, l'homme peut devenir un homme avec un grand H.

La terre est lieu de condensation, c'est-à-dire de réduction de la dilatation, de l'errance, de l'autodispersion, pour une meilleure accumulation d'énergie spirituelle.

L'eau, deuxième élément, à l'encontre de la terre et du feu qui produisent des forces vives et représentent les germes des différences, précède l'organisation du cosmos, de l'embryon dans le liquide amniotique, du primate à l'homme spirituel, et représente, elle, l'indifférencié.

Au commencement était le Verbe, dit Jean, et plus loin que le Verbe, il dit que le Verbe est lumière, mais la Genèse précisait que l'esprit planait sur les eaux.

Donc il s'agit naturellement des eaux primordiales, symboles du creuset de toute vie, des eaux vives de notre moi en devenir.

On pourrait rapprocher, effectivement, pourquoi on a cette notion de primordial dans les eaux et dans la terre, mais là, ce serait vraiment trop long encore pour ce soir.

Donc l'eau est l'élément par excellence de la purification, de la clarification, de l'épuration, de la régénérescence.

C'est aussi celui de la révélation, de l'initiation.

Tandis que le feu est au cœur même de la terre, jaillissant dans les laves en fusion, présents en permanence, tel le cœur battant dans la poitrine.

Je vous rappelle toujours que les images que je donne de la lave en fusion et tout, c'est aussi notre lave en fusion à l'intérieur de nous.

A chaque fois, nous devons faire cette gymnastique du cœur pour adapter ce qui est extérieur à l'intérieur de nous.

La fluidité de l'eau la conduit à la dissolution, soit liquide, soit par la vapeur, c'est-à-dire la décomposition de nos agrégats, le mot étant pris au sens bouddhique du terme.

Elle témoigne que notre chemin sera marqué par des destructions, des ruptures, voire des anéantissements.

Quant à son homogénéité, elle correspond à la coagulation, comme la glace par exemple, c'est-à-dire, qu'est-ce que c'est que la coagulation ?

Ce sont nos fixations, nos fantasmes, nos illusions, nos réifications névrotiques.

Troisième élément, l'air, est le symbole de spiritualisation et d'expansion.

C'est le souffle vital de l'homme, le pneu-main.

Il est la manifestation du Verbe et représente le monde subtil, intermédiaire entre le ciel et la terre.

Il est l'inspire et l'expire.

Le support de la volatilité de l'être, c'est un élément invisible.

Milieu récepteur de la lumière, du parfum, des couleurs, des vibrations, c'est par lui que se manifestent nos cinq sens.

Il est tout autant espace et temps.

C'est le lieu de la fermentation, comment peut-on croître son levain dans la pâte, et de la putréfaction, comment renaître sans mourir.

Quatrième élément, le feu est symbole de l'esprit, de la connaissance intuitive, de l'illumination et de la purification, là encore.

Autre purification, il est le Verbe, l'essence qui engendre l'existence.

Il s'oppose apparemment à la terre, comme la lumière à l'obscurité.

Il couvre et elle supporte.

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