L’étiomédecine pour une vision globale de l’homme 2/2

Qu’est-ce que l’étiomédecine, une nouvelle médecine alternative ? Un nouveau concept américain ? Rien de tout cela ! Son fondateur, le Dr. Jean-Louis Brinette (1950-2000) la définit ainsi: "L'étiomédecine est un outil théorique et thérapeutique qui recherche l’origine des maladies et les traite. Ceci se passe sur le plan énergétique. Dans cette définition, il y a deux aspects : la thérapie et la compréhension. Et puisque cela se fait énergétiquement il faut définir ce qu'est l'énergie".

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Certains la nient, d'autres en font quelque chose de mystique. Dans une encyclopédie des sciences physiques, nous lisons qu'il n'y a pas de définition de l'énergie. Le travail axiomatique de définir correctement l'énergie m'a pris plusieurs mois. Cette définition de base m'a permis par la suite d'expliquer de nombreux phénomènes apparemment irrationnels.
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Ainsi, loin d’une vision linéaire, simpliste de simple « cause à effet » que l’homme moderne a érigé en dogme (parce-que rassurante !), Max Bernardeau décrit dans cette interview comment il la pratique, comment il l’enseigne et quelles sont les pré-requis et dangers pour ses thérapeutes.
Deux volets de 45 minutes chacun qui permettent de se faire une vision claire de cette nouvelle médecine. Questions recueillies par Jean Solis,  éditeur de Max Bernardeau (Editions de la Hutte).

Extrait de la vidéo

négative de l'éthiomédecine puis un petit peu provoque d'ailleurs parce qu'il faut bien en faire un petit peu. On a dit tout à l'heure que l'éthiomédecine n'est pas l'ostéopathie, l'éthiomédecine n'est pas la kinésiologie alors que ces deux disciplines évoquées parlent aussi de la réception et de l'évaluation et de l'usage d'une information. L'éthiomédecine n'est pas non plus une simple thérapie magnétique, c'est-à-dire c'est pas une imposition des mains et donc le touch du thérapeute ne va jamais rentrer en ligne de compte non plus.

Son touch physique voulez-vous dire ? Même à titre parasitaire d'ailleurs, en bien comme en mal. Un thérapeute qui reçoit un patient est, comme je le disais au départ, est censé avoir fait déjà un travail sur lui-même sinon quand il reçoit la souffrance d'un patient s'il n'a pas lui-même une certaine neutralité quant à l'information détectée et à la souffrance qui en découle il rentre en résonance lui-même.

Au lieu d'aider le patient à sortir de son trou, c'est le patient qu'il veut le faire sombrer avec dans le sien. Donc ça suppose qu'un praticien... c'est pas gagné. Donc ça suppose qu'un praticien est quand même un certain, pas seulement une base de données, de connaissances fondamentales, livresques, de cours magistrales, etc.

Ça suppose que c'est surtout quelqu'un qui a une compréhension de la vie, une expérience de vie suffisante pour comprendre la souffrance de qui il a en face sans tomber non plus dans un misérabilisme, dans dans une confrérie de Madeleine Pleureuse, etc. Il faut pouvoir à un moment... Mais ce que vous dites là, ça doit être difficile tout de même parce que moi j'ai envie de vous demander, vous n'avez jamais, parce que ça arrive forcément à tout le monde, vous n'avez jamais subi d'échecs déstabilisants qui vraiment au travers de l'empathie nécessaire que vous avez par rapport aux clients, aux patients, quelque chose qui s'est passé pas comme on l'aurait souhaité, qui a vraiment mal tourné et qui vous a éventuellement poussé à remettre en doute ou à vous sentir un peu...

Il y a plusieurs aspects dans votre question. Des échecs déstabilisants, si comme tout... Jamais un patient vous a emmené au naufrage par exemple ? Au début d'un exercice, je pense qu'à un moment on résonne et même après on n'est jamais complètement neutre.

Si on était complètement neutre à tout, on serait juste une petite lumière. Donc de toute façon on ne sera jamais... Entre la théorie et la pratique, la réalité des choses, il y a quand même un pas qui est celui peut-être justement d'une expérience de vie et puis de notre matérialisation. Donc de toute façon on va se retrouver bien sûr confronté à des résonances et en début de pratique encore davantage.

C'est ce qui fait qu'il y a quand même besoin d'avoir une certaine bouteille pour pouvoir devenir un praticien dans le temps. Des échecs déstabilisants, bien sûr on en rencontre au départ parce qu'on aurait aimé quelquefois faire plus. Quand ça ne fonctionne pas, on aimerait qu'on se... D'abord on le prend peut-être éventuellement comme un échec personnel.

Il ne faut pas oublier que quand on libère quelque chose chez quelqu'un, on lui redonne son autonomie avec dans son... dans sa relation avec la vie d'une manière générale et que ça devient... Et que si personne ne peut juger la façon dont il le ressent ou dont il le vit. Ce n'est plus à nous d'intervenir là-dedans.

On lui a permis de lâcher une souffrance, de retrouver un mouvement. Après c'est son expérience de vie dans laquelle nous n'avons plus le droit de nous ingérer. C'est-à-dire que là vous évoquez aussi un autre aspect du thérapeute qui est dangereux, qui serait une déviance et de l'anti-éthiomédecine, c'est l'orgueil thérapeutique. C'est-à-dire qu'on est censé faire un acte en disant voilà ce que je trouve aujourd'hui.

Aujourd'hui j'essaie de libérer la personne qui est venue me demander de l'aide de cette information-là, de cette souffrance-là. Je n'ai pas décidé à tirer une gloire du fait que ça ait fonctionné ou un échec du fait que la personne ait choisi de prendre, de ne pas prendre l'information. Il n'y a pas d'orgueil thérapeutique. Je fais mon travail.

Une fois que la personne retourne dehors, c'est son interface avec l'existence. Je n'ai pas à m'ingérer ou à désirer quelque chose. Vous n'avez pas de jugement sur cette information ni sur l'usage qui pourra en être fait, tout juste vous vous identifiez sa présence et après vous permettez en quelque sorte sa circulation ? On permet exactement ce qu'on appelle une vraie prise de conscience au sens propre du terme.

On permet à la personne de faire une prise de conscience, pas seulement intellectuelle mais cellulaire, de ce qu'il a pollué de manière à lui redonner une certaine autonomie. Ensuite, ça ne nous regarde plus. À partir du moment où on va, on outrepasse ce niveau-là, qui n'est peut-être pas toujours facile à atteindre parce que quelques fois certaines personnes attendent qu'on leur donne des réponses, ça les aiderait bien.

Mais si on fait ça, ce serait trop facile. Donc ce serait une démarche d'encouragement... C'est débilisant pour le... Ce serait une démarche d'encouragement à l'irresponsabilisation des personnes dans ce qu'ils vivent, de toute façon.

Donc ça devient à un moment une prise de pouvoir de thérapeute. Donc on n'a pas le droit de faire ça. Et en servant son orgueil thérapeutique, on fait une prise de pouvoir sur un patient, ça devient de l'anti-éthiomédecine. On est carrément proscrit de faire ce genre de choses.

Alors pour revenir sur une notion, puisqu'on parle d'information, une information en quelque sorte aliénante ou bloquante, si j'ai à peu près compris, puisque ça c'est parmi les, on va dire, les moments un peu plus ardus de votre livre et de votre propos en règle générale lors de vos séminaires, je crois, cette information elle est traitée quelque part hors temps. Elle est traitée sous un angle, j'allais dire, chronique ou intemporel.

Vous êtes obligé en quelque sorte de remonter, une information est un principe. Elle ne s'inscrit pas nécessairement dans une durée en tant que telle, si j'ai bien compris. Mais du coup, et ça on rejoint des notions quantiques et des notions, j'allais dire, à la fois physiques et astrophysiques qui sont en train d'être revisitées actuellement par la science fondamentale. Mais dans votre relativisme temporel, une question qui m'intéresse beaucoup, enfin en tout cas surtout la réponse, c'est que si un patient va mieux à un instant T, est-ce qu'il n'allait pas mieux avant d'être traité ?

Parce que si l'information n'a pas de temps en soi, comment vous situez la temporalité de la cure ? Et à ce moment-là, est-ce que la guérison n'est pas intervenue avant le mal ? La libération de l'information est peut-être intervenue avant le mal, par une démarche quelquefois volontaire du patient lui-même. Il n'est pas rare d'entendre des patients, pas forcément que chez nous d'ailleurs, dans plein d'autres domaines, dire qu'ils vont mieux depuis qu'ils ont pris le téléphone et qu'ils ont demandé le rendez-vous.

Parce qu'à ce moment-là, ils ont eu une démarche de volontaire, de volonté, qui leur a fait solliciter un miroir, une interface de quelqu'un, et ce simple geste a commencé à créer un mouvement. Si bien que quelquefois, les personnes le matin même disaient, ben non je vais mieux, finalement je ne vais peut-être pas venir. Et effectivement, ce sont des choses qui peuvent arriver.

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