Une approche alternative des E.M.I. questions du public

Dans ce second volet, Renaud Evrard répond aux nombreuses questions du public, venu assisté à son exposé : « Courage, fuyons ! Une approche alternative des expériences de mort imminente ». Il abordera, dans une perspective critique et ouverte, la méthodologie et conclusions de certains expérimentateurs contemporains : par exemple « le cas Nicolas Fraisse », et Jean-Jacques Charbonnier, ou encore le traitement que certains médias, France 2 notamment, ont adopté pour évoquer ce sujet….

Pour visionner ce film ajoutez le au panier ou
abonnez-vous pour un accès à tout le catalogue !
43:50
À partir de 12 € / mois
VOD / 15€

Remerciements à l'IMI, Institut Métapsychique International, pour son accueil et organisation.

Extrait de la vidéo

J'ai une question, tu vois, vous expliquez que la plupart des victimes de morts immédiatement conviennent d'être plutôt d'une espèce de mécanisme de survie dans l'urgence et pourquoi du coup la mort est vraiment présentée comme quelque chose de doux et d'apaisant dans la plupart des explosions de morts imminentes, comment ça peut enfin entrer en corrélation ces deux aspects ? Donc une menace et le côté doux en fait.

En fait c'est le fait qu'il faut vite revenir à la vie, voici comment tu peux le faire, voici le mécanisme que quelque chose va se mettre en place pour être dans l'action au plus vite possible quoi, mais en même temps, voici la mort, c'est plutôt chill, c'est plutôt doux, on est bien ici quoi, comment ça peut corréler ces deux états ? Il y a plusieurs choses, déjà quand on regarde l'essentiel de ce qui fait une explosion de mort imminente, le fait que l'émotion soit neutralisée est quasiment un point de la plupart des sujets et alors cette neutralité ça peut être vraiment ça m'est égal ou alors c'est bien, c'est sympa, c'est joyeux, j'accepte la mort.

Donc déjà ça, ça peut varier selon le sujet, c'est aussi des traits de personnalité et puis ça dépend du contexte et ensuite, c'est ça que j'essaie aussi d'étudier un peu plus en détail, c'est comment on circule dans ces deux consciences, parce que la conscience très pragmatique, très froide de comment je me sauve de la situation, elle ne s'embarrasse pas beaucoup d'émotions en réalité, donc on a du mal à s'identifier même en tant qu'individu à celle-ci et comme je vous le disais, beaucoup de sujets vont me dire je suis en pilote automatique, donc c'est pas vraiment moi, je me sauve, j'ai fait des choses, mais je ne me reconnais pas, je ne sais pas, je suis marreur, je ne sais pas faire des choses comme ça, encore que je suis marreur, c'est pas vraiment un ils vont plus s'identifier à peut-être la partie habituelle qui est celle de l'esprit avec les émotions, la mémoire riche, complexe et donc peut-être que cette subjectivité plus dense est celle qu'ils vont garder comme étant la vraie chaîne de souvenirs et c'est assez vrai parce que finalement, j'utilise une méthode qui est la microphénologie, je pose des questions en fait en rafale presque pour aller chercher les connaissances implicites des gens et en fait on ne leur demande jamais par exemple ce qu'ils ont fait de leur corps à ce moment-là, parce qu'on sous-entend que normalement ils n'ont pas dû bouger, en réalité quand on rentre dans le détail, ils se rendent compte que même ils ont dû faire des gestes ou se déplacer, mais ça n'a pas été enregistré de la même façon.

Donc voilà, ça peut être un aspect. Merci beaucoup. De rien. Dans les exemples que vous citez, on comprend bien le mécanisme de théorie, effectivement, et les exemples que vous citez ce sont des gens qui ont cru qu'ils allaient mourir pour le coup, que ce soit potentiellement vrai ou pas, donc le mécanisme se serait enclenché.

Par contre il y a quand même des personnes qui ont été déclarées mortes cliniquement, que les médecins qui étaient autour ont vraiment considéré comme perdues, pendant plusieurs nuits, plusieurs dizaines de nuits parfois, et qui sont quand même revenus. Et là je ne sais pas comment on peut arriver à expliquer, par des phénomènes de perception de la conscience, qu'on puisse avoir entre guillemets survécu alors que le cerveau semble avoir été dans un état d'arrêt total.

Vous avez un cas précis en tête ? Non, c'est des cas que j'avais vus, où les personnes avaient vraiment considéré que les personnes étaient perdues, et par opposition à ce que vous disiez tout à l'heure où les personnes bougent le corps en disant revient etc, mais là les personnes sont dans la salle vraiment atterries, enfin il y a un moment où on subit des pluies, il n'y a plus d'autre choix, et la personne finit quand même par revenir.

Et là, autant dans la présentation que je vois, l'expérience de mort imminente, on sent bien le mot imminence qui reprend la prépondérance par rapport à tout ce mécanisme, autant quand on a vraiment, qu'on a aujourd'hui des moyens monitorés qui n'existaient pas il y a plus d'un siècle, où on constate, alors avec tous les moyens modernes, moi je n'y connais rien en éthique, mais on voit bien que les signaux etc se sont arrêtés, et pourtant, là pour le coup le temps est plus long, je pense pour les personnes qui sont dans la salle, et pourtant les personnes reviennent.

En fait, moi je ne serais pas fermée du tout à ce que des cas comme ça se présentent comme des limites à cette théorie finalement, parce que la disjonction est presque totale pour le coup, mais c'est vrai que mes collègues neuropsychologues comme Steven Loret et puis toute l'équipe du Coma Science Group vont dire, en analysant la littérature, qu'on n'a pas de cas où on a constaté une mort cérébrale complète et une EMI, c'est-à-dire qu'il y aurait un moment qu'on pourrait appeler la thanatose, ou la biostase, une mort complète et puis il n'y a plus rien du tout, où là c'est irréversible.

Là les cas qu'on peut avoir, comme vous dites, on peut avoir des signes cliniques, et encore il y a deux jours je crois, je ne sais pas si vous l'avez vu, il y a une femme qui a toqué depuis son cercueil aux Etats-Unis, ça a un peu surpris lors de l'enterrement, mais il y a des mauvais repérages de la mort clinique, on a avancé là-dessus, vous avez un livre de Gustave Lebon, au fin 19ème, qui disait que par exemple on s'arrêtait aux signes cardiaques, on ne percevait plus les signes cardiaques, donc on considérait que la personne était morte, il y en a beaucoup qui ont équipé leur tombe de signaux d'alarme avec des clochettes pour pouvoir revenir, on a avancé là-dessus, mais on se rend compte que par exemple un EEG superficiel des zones cortex, extérieur, etc.

n'est pas suffisant non plus pour repérer ce qu'est la mort clinique, il y a eu de très bons travaux n'est-ce pas là-dessus, et donc on avance sur une compréhension de la mort biologique qui est bien plus lente, bien plus procédant par certaines étapes, et du coup le moment pour déclarer la mort clinique, on a certains tests qu'on met en place, des tests de non-réponse en fait, de non-réaction à certains stimuli, il y a des échelles très précises là-dessus, et donc c'est pour ça que je vous demande des cas aussi précis, parce que j'ai vu aussi cette rumeur que des gens ont été jusqu'à la mort clinique, déclarés, et puis après ils sont revenus, mais il faut voir si le travail a été bien fait, moi je serais tout à fait d'accord si c'était bien fait en fait.

Sur Charbonnier effectivement, il a des travaux, mais après il n'est pas forcément très bien considéré dans la communauté scientifique qui mène ses recherches, parce que ses travaux sont des vulgarisations et des interprétations de certains exemples sélectionnés qu'il a choisis, mais il ne présente pas son travail dans des revues à comité de lecture, face à des congrès où il y a des gens qui pourraient critiquer, et en fait les recherches qu'il mène sont effectivement plutôt sur les répercussions de ses vécus, qu'il tente d'ailleurs d'induire par l'hypnose, du coup par l'hypnose ce n'est pas non plus avec la surprise, on peut avoir des formes de suggestions, il a des critiques auxquelles il ne répond pas encore totalement.

Donc il dit qu'il amène des preuves de la survie, mais il n'a pas… Sur les répercussions, je suis désolée la conférence, je n'ai pas voulu faire trop long, mais il y a un tiers du livre qui est consacré aux répercussions, vous avez à peu près 200 références bibliographiques uniquement sur les répercussions dans cet ouvrage, puisque comme je vous dis en tant que psychologue, la base pour moi c'était d'accueillir et d'accompagner ces gens qui ont vécu les EMI, qui les vivent très différemment les uns des autres, et du coup j'analyse vraiment toute la littérature à ce sujet, par exemple le nombre de divorces qui augmente, les répercussions aussi positives au niveau de l'art, j'ai une thèse qui est là-dessus sur comment les gens ont développé des capacités artistiques mais pas forcément

Haut