Cas pratiques de médecine chinoise par Guy Monjo
Pourquoi trouve-t-on dans notre belle langue française des expressions telles que « il est rouge de colère », « vert de rage », « la colère rend aveugle » ? N’y aurait-il pas là une origine traditionnelle fort lointaine liée aux éléments que la médecine chinoise a établis et que l’on retrouve dans ses associations : Bois-printemps-vert-foie-vésicule biliaire ou encore Feu-été-rouge-cœur-intestin grêle ?
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Comment les organes communiquent-ils entre eux ? Par quelle magie le foi, la bouche ou les yeux sont ils interconnectés par ce que les acupuncteurs nomment le « trajet interne du méridien » ?


Après avoir évoqué dans un premier volet les bases de la médecine chinoise traditionnelle, Guy Monjo revient ici sur quatre cas pratiques de pathologie : la dépression, le mal de ventre, les maux de tête et le mal de dos. Il nous dévoile ainsi les origines de ces dysfonctionnements au regard de cette médecine ancestrale basée sur l’observation de l’homme, de les cycles successifs de sa vie et de son environnement. Explications dans cet exposé de 45 minutes.
Extrait de la vidéo
Bonjour, nous allons voir la dépression en médecine chinoise. Lorsqu'on dit dépression, c'est toujours un vaste sujet, puisque qu'est-ce qui fait que les gens dépriment ? On a le choix pour la dépression, mais ça peut être à l'heure actuelle le travail, et essentiellement le travail. La vie de famille, les gens à Paris, je crois que c'est...
Il me semble que sur 10 appartements, il y a 7 appartements occupés par des gens seuls. Il me semble que ce sont des statistiques qu'il faudra regarder, mais c'est à peu près ça. Qu'est-ce qui fait déprimer les informations ? Qu'est-ce qui peut encore faire déprimer le manque de quelque chose ?
Or, au jour d'aujourd'hui, nous avons la possibilité et la capacité de voyager, de nous déplacer, de tout faire rapidement, y compris de rêver. Or, avec Internet, c'est un support génial d'informations, mais qui peut aussi engendrer des déprimes. Imaginons que vous vouliez voyager à papéreté, mais si vous ne faites que en virtuel, au bout d'un moment, ça va monter au niveau du cerveau. Donc, tout ça, je vais essayer de vous expliquer en quelques minutes que la dépression, après tout, ça n'est qu'une peur.
Voilà, nous avons les cinq éléments en médecine chinoise. Nous avons l'élément bois, le printemps. Nous avons l'été, ici, avec l'élément feu. Nous avons l'automne, l'élément métal, et l'hiver, l'élément eau.
Eh bien, au niveau de l'élément bois, nous avons, c'est le lieu de la naissance, c'est la progression, c'est le jaillissement. L'été, ça sera la joie, la réalisation de ce jaillissement. L'automne, nous allons trouver automatiquement le bilan de ce que nous avons réalisé, mais j'aurais peut-être dû commencer par l'élément eau, qui est le lieu de la réalisation, alors je disais, je redirais, c'est l'énergie sexuelle, dans le sens où ça veut dire qu'on va faire avec nos tripes, réaliser, nous réaliser.
On retrouve la volonté ici, la volonté de quoi ? La volonté d'avoir envie de quelque chose, d'avoir envie de créer quelque chose. Qu'est-ce qui peut nous empêcher ? Qu'est-ce qui va déclencher des peurs ?
Je vais vous dire que nous sommes sur le toboggan de la vie. Et bien ce toboggan de la vie, c'est ça. J'ai un toboggan ici, sur lequel j'ai un petit bonhomme qui va monter, et qui depuis des années glisse sur ce toboggan de la vie pour venir ici en hiver rebondir sur un ressort qui va pouvoir l'amener dans la saison suivante, avec une envie x ou y, et ainsi de suite. Je le mets ici, car c'est vraiment le lieu où c'est l'hiver, c'est l'élément haut, et il fait froid.
Donc si je n'ai pas de ressort ici, je vais retomber vraiment là, et je n'irai pas dans la saison suivante. Donc il est important que ce toboggan de la vie, qui vient de l'élément métal, puisqu'on a fait le bilan de ce que nous avons à réaliser, nous permette ici de venir, de rebondir, et d'aller dans la saison suivante. Donc ce toboggan de la vie, c'est quoi ? C'est que sur un plan psy, nous nous construisons entre 0 et 3 ans, avec des informations que nous allons recevoir de notre environnement, papa, maman, sur un plan psychologique, avec l'environnement, l'éducation, apprendre à marcher, apprendre à parler, voir, comprendre, et surtout, sur le comportement que nous allons adopter en fonction de ce qui marche.
Imaginons que bébé, en pleurant, j'obtienne tout ce que je veux. Imaginons qu'en tant que bébé, j'obtienne tout ce que je veux en souriant, ou que j'obtienne tout ce que je veux en trépignant. Eh bien, si ça marche entre 0 et 3 ans, nous allons fonctionner de la même manière pour toute une vie, et les gens, par la suite, vont adopter ce comportement pour peut-être avoir une augmentation dans leur travail, ils vont aller pleurer auprès du patron, ou aller trépigner, ou aller faire des sourires.
Il en est le même chez nous lorsque nous étudions. Pourquoi des enfants sont-ils, dit-on, si nuls à l'école ? Tout simplement pour se faire remarquer, pour que les parents râlent dessus, et c'est une façon aussi de s'occuper d'eux, qu'on s'occupe d'eux. Pourquoi d'autres vont travailler si bien à l'école, et toujours être les premiers, pour qu'on les remarque également, et pour qu'on s'occupe d'eux, et qu'on leur dise, oh, vous avez vu, comme cet enfant travaille bien.
Donc ces comportements font qu'ensuite, toute personne, en fonction de ce qu'elle aura projeté, j'appelle ça, ou de ce qu'elle aura adopté comme costume, je dis que c'est un costume, et bien ce costume de pleurer, de sourire, de râler, fait que ça marche pendant un certain temps. Mais au bout du compte, à force de glisser sur ce toboggan de la vie, le costume peut se déchirer. Il est même souhaitable qu'il se déchire pour que les gens prennent conscience justement de ce qui est leur vrai costume, et non pas de ce costume d'apparat qui ne ressemble à rien.
Alors, il y a différentes façons d'aller dans la dépression, vous avez des gens qui vont déprimer, et puis aller voir un médecin parce qu'ils seront tristes, vous avez d'autres qui déprimeront, et qui vont ensuite se tourner vers l'alcool, c'est aussi une façon, une forme de déprime, dans les drogues, dans les bandes, je dis souvent en cours, croyez-vous que d'être fan d'une équipe de football, ça ne soit pas une forme de déprime.
Je dis qu'allez-vous chercher, puisque j'ai des élèves qui sont fans d'eux, je dis mais quelle misère, c'est aller rechercher quelque chose de chaud, c'est aller rechercher une famille, c'est aller chercher un groupe, une reconnaissance, à travers quelque chose, à travers des gens, pour justement recréer ce noyau familial qu'ils n'ont peut-être pas eu, ou dans lequel ils ne sont pas adaptés. Je dis pas adaptés parce qu'il serait trop facile, dans toutes les thérapies, Freudienne ou Jungienne, avec lesquelles je ne suis pas du tout d'accord, il est trop facile de vouloir rejeter la faute sur les parents.
Pour cela, simplement dire que lorsque nous sommes petits, nous voyons les choses d'une telle manière, qui n'est pas toujours la réalité. N'avez-vous jamais revisité la maison qui était si grande quand vous étiez petits, que lorsque vous y êtes retournés, vous vous êtes dit mais tiens, elle est si petite que ça. Et peut-être que si vous parlez, ou si vous posez des questions à votre papa ou à votre maman, à vos parents en général, vous répondront-ils sur ce qui a été vraiment, à une époque de votre vie, et non pas ce que vous avez cru voir ou comprendre.
Je dis toujours dans un couple,