Quelques significations des directions de l'espace

Quelles sont les différentes directions de l'espace? Leur nombre, leur perception et leur orientation relèvent-ils du sacré? 

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C'est ce que tente de nous expliquer Francois Bertrand qui compte non plus quatre, mais sept directions : l'Est, l' Ouest, le Nord et le Sud, le Nadir et le Zénith, sans oublier le centre.

Extrait de la vidéo

Qu'est-ce que la question universelle des directions de l'espace ? Mes amis, je vais vous parler ce soir de la question universelle des directions de l'espace. Vous verrez que cette question concerne l'ensemble des traditions de la planète et bien entendu, je ne les examinerai pas toutes, mais j'en examinerai quand même un certain nombre et j'indiquerai bien entendu de quelle tradition il s'agit. Et vous verrez donc que c'est un motif absolument universel.

Vous verrez également dans un instant que ces directions de l'espace qui normalement sont 4 font mieux que les 3 mousquetaires, puisqu'ils étaient 3 et en réalité ils étaient 4. Les 4 directions de l'espace sont en réalité 7. Depuis de nombreuses années, j'ai été amené à me rendre compte de façon tangible de l'importance des différentes directions de l'espace qui nous entourent. Ce qu'elles exprimaient était différent l'une de l'autre et relevait du sacré.

Il est bien connu que le magnétisme terrestre amène l'aiguille de la boussole à s'orienter suivant l'axe nord-sud et que le soleil se lève à l'est et se couche à l'ouest et qu'à l'équateur il est au nadir à minuit vrai alors qu'il est au zénith à midi vrai. Et sur ces observations va pouvoir s'échafauder une grille allégorique ou même symbolique de la signification des différentes directions de l'espace.

Elles seront prises ou reprises par les différentes traditions qui se sont successivement formées sur notre planète issues toutes de ce que René Guénon appelle la tradition primordiale. Il faut garder à l'esprit que le mot tradition implique une description du monde matériel, physique et possède donc un caractère vertical alors que le mot coutume est relatif à un élément de caractère horizontal qui est seulement le fruit d'une habitude qui avait peut-être sa signification à un moment donné dans le temps mais qui souvent peu ou prou a perdu celle-ci pour être une habitude que l'on exécute sans même savoir s'il y a un sens rattaché ou s'il y en a eu un.

Mais ainsi évoluent les sociétés humaines et nous n'y pouvons rien si ce n'est dans quelques cas particuliers. Avant d'entrer dans le sujet lui-même, il est important de savoir combien il y a de directions dans l'espace physique à trois dimensions dans lequel nous vivons. A priori, je l'ai dit, il y en a quatre qui de façon profane s'énoncent nord-sud, est-ouest. Cependant les éléments traditionnels sous-jacents et la suite de cette étude montrent qu'il est bien préférable d'énoncer l'est, le sud, l'ouest, le nord.

Cependant il faut ajouter, puisque ce monde physique est à trois dimensions, le haut et le bas, ou le bas et le haut, c'est-à-dire, pour être plus précis, le nadir et le zénith qui sont deux mots d'origine arabe. Il y a donc six directions, mais on oublie le plus souvent l'endroit même où nous nous trouvons, c'est-à-dire le centre qui constitue pour nous en cet instant T, le centre de l'univers, son cœur, et en même temps, du point de vue de l'univers, son centre, c'est notre cœur.

Il existe donc six directions de l'espace plus une, il y en a donc sept. Ces sept directions vont se manifester dans la superposition de trois domaines d'action emboîtés comme des poupées russes, chaque domaine constituant un champ d'action de ce que l'on peut appeler la divinité, ou le grand esprit, ou le grand mystère, ou le grand silence, comme les amérindiens l'appellent, et ces trois dimensions pourront être exprimées comme trois temples où ce sera à nous d'y voir, d'y ressentir, d'y vivre son essence et d'y percevoir son empreinte, sa marque, son type.

Ce sera d'abord le temple microcosmique, le temple intérieur où tout se trouve et s'exprime, c'est-à-dire, in fine, le cœur de l'homme. Ce sera ensuite le temple matériel tel que nous le voyons, le lieu où nous vivons, notre maison, là où nous exerçons particulièrement nos activités, plus spécialement encore la pièce où nous allons nous recueillir, nous intérioriser, méditer. Si cet endroit est sacré ou présente un caractère religieux, ce sera une église, un temple, une synagogue, une mosquée et bien entendu un temple maçonnique, martiniste ou autre.

Ce sera enfin le temple macrocosmique qui est l'univers entier et de fait constitue le plus grand corps matériel de la manifestation de la divinité. Je répète que ces trois temples s'emboîtent comme des poupées russes. Nous avons en effet, premier temple, le cœur de l'être humain plus ou moins illuminé, deuxième temple, le lieu de vie ou l'édifice religieux avec plus ou moins de lumière, troisième temple, l'univers que l'on peut appeler à juste titre le terrain de jeu du grand architecte de l'univers, terrain de jeu plus ou moins illuminé lui aussi.

Il y a lieu de garder tout cela en mémoire lorsqu'on examinera d'un peu plus près les caractéristiques des quatre directions et des trois autres. Il faut aussi dire un mot sur la loi cosmique fondamentale qui régule l'univers, la loi des cycles. Tout naît, tout grandit, s'épanouit, atteint la maturité, puis tout s'étiole, tout pourrit et tout meurt. Ce que l'on pourrait exprimer aussi de la façon suivante, tout commence, tout se développe, tout atteint une apogée, un maximum, puis tout décroît et tout se termine et trouve sa fin.

Seul, l'éternel, le grand esprit, le grand architecte de l'univers, Dieu, quel que soit le nom ou l'absence de nom, ne naît pas et ne meurt pas, ne commence pas et n'a pas de fin. Et tout ce qui n'est pas l'éternel, le grand esprit, Dieu, est, répétons-le, soumis à la loi des cycles. Et c'est le cas, on s'en doute, des quatre ou cinq directions que l'on connaît généralement, si ce n'est des sept comme dit plus haut.

Quelles sont donc les significations de ces quatre ou cinq ou sept directions ? D'abord, il faut signaler que les quatre directions placées sur un plan horizontal correspondent au microcosme. Donc à ce qui se passe dans le monde physique d'abord, puis dans les mondes subtils et enfin dans les mondes spirituels. Et la synthèse de ces quatre se fait au centre.

Les directions six et sept correspondent au macrocosme avec ici le zénite et ici le nadir. Tout se passe comme si l'individu était coupé en deux par un plan horizontal situé au niveau du cœur et qu'il regarde l'est devant lui. Donc il est le sud à sa droite, l'ouest derrière lui et le nord à sa gauche. Bien évidemment, le nadir se situera par correspondance sympathique en son premier chakra et le zénite en son septième ou même le huitième si l'on considère d'autres chakras supérieurs non directement liés au corps physique grossier.

Nous allons maintenant entrer un peu plus dans le détail et je me fierai aux enseignements des amérindiens. Je pense au livre de Kenneth Meadows, au livre de la Vénérable Deyani Wahoo et puis à d'autres qui traitent de ces questions.

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