Bénévent-l'Abbaye: parcours à travers un livre de pierres

Secrets cachés? Mystères cryptés? Les églises médiévales seraient-elles des livres de pierres conçus pour transmettre les enseignements secrets des mystiques du Moyen Âge? Aujourd'hui, huit siècles après leur construction, le sujet est toujours aussi brûlant. Alors que les responsables des monuments historiques s'en tiennent à l'histoire de l'art et que les médiévistes s'écartent rarement de l'histoire politique, les ésotéristes élaborent, eux, de nouvelles théories. L'église de Bénévent-l'abbaye ne déroge pas à la règle.

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Bâtie au coeur d'un village de la Creuse (dans le Limousin), elle s'architecture autour du modèle de la croix celtique des païens. En outre, elle suit les courants d'eau, les courants magnétiques et l'axe des levers et couchers de soleil au solstice. Véritable bijou de l'art roman, elle reflète symboliquement, dans de nouvelles dimensions, le cosmos, avance le Dc Conquet; elle est le miroir de l'homme qui, porté par l'esprit, se situe à la croisée du ciel et de la terre. Quelle est la voie que nous révèle l'église de Bénévent? Dans quelle aventure invite-t-elle l'homme moderne à s'engager? Réponse dans ce reportage de 50 minutes qui empreinte les chemins des anciens.

Extrait de la vidéo

In the name of the Father, and of the Son, and of the Holy Spirit. Amen.

Je me présente, je suis le docteur Conquet, et j'ai exercé pendant 37 ans et demi de carrière libérale en ce lieu de bénévole.

Je connaissais fort bien Henri Vinsnau, et j'ai été très inspiré par une phrase.

Il disait, une église est un instrument précis, qui a longueur, largeur, hauteur et contenance bien déterminées, en harmonie avec le ciel et la terre.

Si l'une de ces choses manque, ou si elle est fausse, ça ne marche pas, et c'est ni plus ni moins comme si on entrait dans une grange.

Si l'édifice n'est pas placé où il convient et tourne le dos au courant du monde, le pain reste du pain, le vin reste de la piquette, et les hommes restent des païens.

Je crois que cette phrase m'a inspiré dans mes recherches.

Nous avons travaillé sur les dimensions, sur les mesures de base, et nous nous sommes aperçus que ces mesures étaient des mesures drudies.

C'est-à-dire, en plus du nombre d'or qu'on retrouve partout dans ces vieilles églises romanes, le rapport 1,618, eh bien, si le nombre d'or a servi à l'équilibre de cette église, ce qui a servi à l'harmonie de l'église, c'est l'utilisation de la croix druidique, la croix celtique.

On a donc retrouvé le module de construction, un carré qui s'inscrit dans les chapelles absidales latérales de 2,827 m de côté, c'est-à-dire très précisément 9 pieds druidiques de 0,314 m, le dixième de pi.

Et c'est à partir de ce carré druidique qu'a été tracé la totalité ensuite de l'église.

Avec les mesures prises, nous savons qu'il y a une succession de rectangles d'or dans l'épaisseur des murs, on connaît l'épaisseur des murs.

On s'est servi ensuite d'échafaudage pour prendre les mesures en élévation, où nous retrouvons les mêmes données métriques que sur le plan de base, c'est-à-dire partout le nombre d'or et la croix druidique.

Très bizarre.

Nous sommes la côte-et-nord de l'église, et ce qui est intéressant, ce sont les maudillons.

Ce qui domine nettement parmi les maudillons sont des visages aux yeux fermés.

Il y a des vieux, des jeunes, des beaux et des laids, et même des tout-ordus.

Ça signifie que tout le monde peut fermer les yeux sur le monde extérieur et avoir une intériorité.

Ensuite, il y a, de part et d'autre de l'église, des têtes de bélier ou des têtes de lion qui tiennent dans leur mâchoire un parchemin roulé.

Le parchemin roulé, c'est l'équivalent du livre fermé, comme on voit souvent sur les vitraux.

On voit des personnages avec des livres ouverts ou des livres fermés.

Le livre ouvert, c'est la connaissance exotérique.

Le livre fermé, c'est la connaissance ésotérique.

Tête de bélier ou de lion, ça veut dire que pour assimiler le livre, il faut avoir la puissance que donne la connaissance.

Puissance et connaissance, c'est la symbolique du lion.

Pour scier du bélier, la puissance, c'est le front.

La connaissance, c'est la corne roulée en spirale.

La corne roulée en spirale, ça peut se continuer indéfiniment dans un sens ou dans l'autre.

C'est la connaissance avec un C majuscule, c'est la connaissance infinie.

Il y a également, de part et d'autre de l'église, des têtes de serpent ou de dragon ou de dragon zélé.

Ce sont des têtes qui représentent des ouivres, c'est-à-dire des grands courants de force qui passent sous la terre et qui sont détectables avec des baguettes de radiesthésistes.

Ces mauditons à tête de ouivre marquent des endroits particuliers à l'intérieur de l'église.

Celui devant lequel nous sommes actuellement, les radiesthésistes l'appellent le Jourdain parce qu'il sépare, comme le fleuve Jourdain de Palestine, le désert de la terre promise.

Le Jourdain décale cette frontière entre le sacré et le profane vers l'est, très nettement et implique une position particulière à l'intérieur pour les fonds baptismaux.

Cette porte qui se trouve au fond du Croisillon Nord est surmontée, on le voit bien d'ici, à l'extérieur d'un linteau pentagonal.

C'est une image géométrique qui est en fait la réalisation géométrique de la quadrature du cercle.

En symbolique, ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que quand vous passez par l'extérieur de l'interieur du cercle, vous passez du carré au cercle, vous passez de la terre au ciel.

Alors cette petite porte, voilà pourquoi elle servait à des cérémonies initiatiques du compagnonnage.

D'abord, cette petite porte est au nord.

Quand vous passiez par cette porte, vous passiez du nord au sud, c'est-à-dire symboliquement des ténèbres vers la lumière.

Vous y accédez par deux marches et le seuil, c'est-à-dire trois degrés.

Trois, le nombre sacré.

Autrefois, on montait toujours aux hôtels par trois degrés.

Cette porte est un rectangle d'or.

Cette porte, rectangle d'or, a 1,60 m de hauteur.

Pas tout à fait, puisque sa hauteur, c'est un rectangle d'or.

Pas tout à fait, puisque sa hauteur est mesurée en pieds druidiques.

Et à mi-hauteur, il y a une barre qui s'escamote dans le mur, quand on est à l'intérieur.

Et cette barre est donc à 80 cm de hauteur.

Alors l'impétrant, qui venait là pour une cérémonie initiatique, montait trois degrés.

Passait sous le linteau pentagonal.

Entrait, passait des ténèbres vers la lumière.

Passait sous la barre, à genoux, mains jointes et tête baissée.

Le logement de la barre était évidemment en place quand l'église avait déjà 80 cm de hauteur.

Ça veut dire qu'on savait ce qu'on voulait en faire.

Déjà à cette époque, à l'époque de la construction.

Alors voilà pour cette petite porte nord, très particulière.

Oui, alors là nous sommes vers le chevet de l'église.

Nous approchons des chapelles latérales du chevet.

Là au-dessus, vous avez des maudillons.

Ces sculptures sont en granit.

Alors le granit de la région, il faut savoir que c'est tout de même une pierre qui n'est pas du marbre, qui est difficile à tailler, qui est très dure et très ingrate.

Et pour obtenir des expressions comme on en a, toutes différentes, et bien c'est vraiment tout le mérite des imagiers du XIe siècle qui ont réalisé ces sculptures aussi détaillées, de tous ces visages différents.

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