Padre Pio (audio)
Canonisé en 2002 par Jean-Paul II, Padre Pio, Francesco Forgione (1887-1968), vécut sa foi jusque dans sa chair. Ordonné prêtre capucin en 1910 et nommé à Pietrelcina, il sert dans le corps médical pendant la Première Guerre modiale. En 1911, il signale à son confesseur des signes rouges et des douleurs aux pieds et aux mains, en plus de ses visions mystiques. L'enquête, ordonnée suite à la découverte des stigmates, le déclare sain d'esprit.
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S'ensuit alors une ferveur populaire immense qui crée des désordres, incitant l'institution ecclésiastique à l'isoler un temps. C'est ainsi que ses fidèles lui reconnaissent le don de guérisseur, de bilocation ou encore de lévitation. On compte à ce jour vingt milions de personnes qui ont assisté à ses offices et cinq millions qui s'y sont confessés.
Extrait de la vidéo
Permettez-moi de vous appeler chers amis, parce que je crois que si nous n'étions pas des amis, nous ne serions pas regroupés ici ce soir, peu nombreux, autour de l'évocation du père Delpillo. Donc chers amis, la question peut être posée, qui était le père Delpillo ? Alors on ne sait pas si je vais répondre à cette question ce soir, au risque de vous décevoir. Parce que le père Delpillo a traversé notre époque avec une évidence de don charismatique qui par son évidence même pourrait masquer la réalité profonde de son être spirituel.
Or la vraie question que l'on doit se poser c'est spirituellement qui était le père Delpillo ? Nous allons essayer de voir ensemble ce qu'il a fait, ce qu'il a dit, quel a été son message, quels ont été ses enseignements, quelle a été sa leçon. Et nous allons essayer, chacun d'entre nous, avec des différences sans doute, essayer de comprendre un petit quelque chose du message que le père Delpillo pouvait nous délivrer.
Alors on a toujours besoin de repères dans le temps. Peut-être savez-vous que le père Delpillo est né en 1887, exactement le 25 mai 1887. Et qu'il est décédé je dirais à une date récente, puisqu'il est décédé en 1968, une année fameuse s'il en fut. Il est décédé le 23 septembre, dans la nuit du 23 septembre 1968.
Il a donc vécu 81 années de notre époque contemporaine. Il a vécu à l'ère de la télévision, à l'ère du cinéma, à l'ère de la photographie, ce qui fait que l'on a de lui un certain nombre de témoignages qui peuvent attester de ce que fut sa vie parmi nous. Je peux dire qu'il est né à Pietrecina, c'est un petit village d'Italie. Je peux vous dire tout de suite que c'était le premier prêtre stigmatisé.
Je peux vous dire tout de suite qu'il s'appelait de son vrai nom François Francesco. Et qu'il a été stigmatisé par transvérbérations comme l'autre grand François, Saint François d'Assise. Je peux vous dire aussi que c'était un moine capucin. Et vous n'ignorez pas que les moines capucins sont une filiation de l'école franciscaine qui a été créée elle-même par Saint François d'Assise.
Tout cela pour vous proposer un clin d'œil, car lorsque l'on contemple le visage du padre Épilleau et que l'on regarde les portraits qui étaient faits du pauvreté de l'Île d'Assise de Saint François, on est frappé d'une certaine ressemblance. La ressemblance ne s'arrête pas là, mais je n'en dirai pas davantage. À dix ans, François Fort-Dionné, Fort-Dionné, c'était son nom de famille, à dix ans, il ressent la vocation religieuse.
Que s'est-il passé avant dans son âme d'enfant, on l'ignore. Mais à dix ans, il ressent la vocation religieuse. Et à quinze ans, le voilà qui entre au novitia des frères Capucins. Alors quand on voit ce qu'est un adolescent de quinze ans, quand on voit ce qu'est un enfant de dix ans, eh bien, on comprend de suite que cette âme a été, dès sa venue dans le monde en quelque sorte, dévorée de la passion, de l'amour pour Dieu, dévorée de la passion, de l'amour pour le Christ.
Sa trajectoire va le mener, en 1904, il a dix-sept ans, à formuler ses premiers voeux. Et en 1910, à l'âge de vingt-trois ans, il sera ordonné prêtre. Pour suivre son itinéraire, il faut parler d'un événement extrêmement important dans sa vie. Survenu en 1918, il avait trente-et-un ans.
Le 20 septembre 1918 exactement, ça a été l'impression des stigmates dans sa chair à la faveur d'une visitation spirituelle particulière, dont je dirai quelques mots un petit peu plus loin. Alors là, il y a une image que le padré Pio a lui-même utilisée. Il a utilisé cette image des deux sierges lorsqu'il parlait de la communion. Et il disait qu'au moment de la communion, lui et le Christ, le Christ et lui, deviennent comme deux sierges qui se fondent et que l'on ne peut plus séparer.
Je crois qu'au jour où il a reçu les stigmates à l'occasion de cette visitation spirituelle, effectivement, le Christ et lui n'ont plus fait qu'un, totalement. Ils ont été ces deux sierges qui se fondent et que l'on ne peut plus séparer. Alors, il y a eu un certain nombre d'événements dans sa vie. Je ne vais pas faire une biographie circonstanciée, raconter par exemple qu'en 1918, il est allé à San Giovanni Rotondo au mois d'août et qu'il y retournait définitivement au mois d'octobre.
Or, je passerai sous silence le fait qu'il n'est resté que peu de temps, il est resté très peu de temps en armée puisqu'il est allé en 1916 et que pour des raisons de santé, justement, on l'a renvoyé chez lui. Je vais m'attacher plutôt à ce que fut son œuvre spirituelle, mais je vous donnerai au fur et à mesure de notre entretien un certain nombre d'indications qui seront autant de points de repère.
Est-ce qu'à cette étape de notre introduction à la vie de Padre Pio, vous avez des questions ou des observations ? Sur ce que j'ai dit, quelque chose vous semble-t-il obscur ou mérite-t-il d'être précisé ? Bien, alors, je vais vous donner quelques indications concernant la personnalité de Padre Pio. Donc, Padre Pio se caractérisait par un ascétisme dès son plus jeune âge.
Un ascétisme fondé sur le jeûne, notamment, et qui s'accompagnait chez lui de toutes espèces de maladies. Et de maladies relativement graves qui pouvaient faire redouter qu'il n'y survive. Un petit peu comme c'était le cas, par exemple, pour Thérèse Neumann.