Un regard original sur Rennes-le-Château
Diaporama personnel et documenté de 45 minutes d'une passionnée qui, depuis plus de trente ans, sillonne avec son mari les environs de Rennes-le-Château afin de s'imprégner de ses mystères et de ses énigmes. Mythe ou réalité? Enquête de Nelly Hostelaert qui nous livre ici le fruit de ses recherches.
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Extrait de la vidéo
L'histoire et ses mystères Donc je vais vous expliquer un peu, mais nous allons commencer bien sûr par le début. Donc son site, son histoire et ses mystères. C'est un lieu mythique par excellence, histoire vraie d'un fabuleux trésor non encore élucidé. Rennes-le-Château, petit village, domine avec aplomb la vallée de l'Aude près de Carcassonne et compte une centaine d'habitants.
Pour bien comprendre Rennes-le-Château, il faut connaître l'histoire de sa région et avoir consulté des cartes géographiques des différents lieux et villages dont il est question au cours du récit qui va suivre. Commençons donc par un peu d'histoire de cette région. Vers 300 avant Jésus-Christ, des cavaliers scellent de s'y installer. Ce sont les raidonnes.
Ils font un lieu fortifié et l'appellent Raider. Ce coin de France à cette époque-là porte le nom de la Septimanie. En 75 avant Jésus-Christ, les Romains l'envahissent et la région prend le nom de Gaule Narbonnaise. Raider devient un vicus gallo-romain et vit en paix pendant quelques siècles.
Au 5e siècle, des hordes barbares détruisent tout sur leur passage, ensuite se calment et s'y implantent. Ce sont les Visigoths. Ils font de Raider leur capitale de défense et dominent la vaste contrée. Arrivent alors les Sarrazins, ensuite au 8e siècle, Charlemagne et les rois carolingiens.
La région prend le nom du Razès et Raider compte à l'époque 30 000 habitants. Elle devient ensuite propriété du comte de Barcelone, du roi d'Aragon, du comte de Foix et des comtes de Carcassonne. Raider est détruite et secouée par des guerres de religion, cathares et autres. À Montségur, le sénéchal de Carcassonne, Hugues d'Arcis, et l'archevêque de Narbonne, Pierre Amiel, furent chargés d'assiéger la forteresse sur l'ordre de Blanche de Castille et de Louis IX.
En mai 1243, 6 000 croisés entourent Montségur, qui tomba lors de ce 4e siège. C'est en 1244, le 16 mars, que 210 cathares ont été brûlés sur un bûcher lors du siège de Montségur. La peste s'abat sur la région et décime la population régionale. Ensuite, les Huguenots prennent et détruisent le village de Rennes-le-Château.
Après leur passage, il ne restera que le château et l'église de Sainte-Marie-Madeleine. À partir du XVIIe siècle, ce petit territoire est régi par des seigneurs locaux qui possèdent un château à quatre tours, qui est toujours là. En 1744, le dernier de ces seigneurs, messire François d'Audepoule, seigneur de Rennes-le-Château et marquis de Blanchefort, meurt sans héritier. Il ne laisse que trois filles.
C'est Marie-Élisabeth d'Audepoule, qu'on appelle Mademoiselle de Rennes, qui va devenir propriétaire. Elle va vivre seule dans le château délabré, avec deux domestiques et plus tard sa mère qui vint les rejoindre. Sa mère s'appelle Marie de Nègre d'Able et ses ancêtres ont défendu les Cathares. Et au moment des tractations avant le bûcher final, ils ont permis, paraît-il, à quatre parfaits de s'évader avec le trésor cathare.
Trésor qu'on suppose n'être que des parchemins d'ailleurs. À cette époque, où la mère vient rejoindre la fille dans le château, c'est le curé Antoine Bigoud qui est à Rennes-le-Château. Il est confesseur des dames et un beau jour, il est appelé par dame d'Audepoule de Blanchefort qui sent sa fin approcher. Elle s'entretient avec lui et lui confie, paraît-il, un grand secret transmis de génération en génération dans sa famille.
Antoine Bigoud, dit-on, a eu l'air horrifié de devenir dépositaire du secret. La marquise de Blanchefort décède le 17 janvier 1781 et avec elle s'éteint la lignée. En 1789, c'est la Révolution française. En 1791, l'abbé Antoine Bigoud fait poser sur la tombe de la marquise une dalle gravée d'inscriptions en latin et en grec.
Pourquoi ? On n'en sait rien, mais c'est une dalle qui va réapparaître au cours de l'histoire. L'abbé passe clandestinement la frontière espagnole afin de fuir la Révolution et on sait qu'il meurt à Sabadell en Espagne en 1794. En 1830, le village compte 450 habitants.
Différents curés y sont nommés, mais l'église et le presbytère sont toujours en mauvais état et nécessitent de grosses réparations très coûteuses qui ne seront jamais faites. C'est à ce moment, en 1885, que l'abbé Bérenger Saunière y est nommé curé par Mgr Billard, évêque de Carcassonne. Rennes-le-Château Rennes-le-Château se trouve à 40 km pour ceux qui ne le savent pas au sud de Carcassonne. Bérenger Saunière est né le 11 avril 1852 à Montazelle, petit village situé à 5 km seulement de Rennes-le-Château.
Il est fils de notables et connaît très bien toute la région puisqu'il chassait le gibier avec son père qui était régisseur de la Ferme des Seigneurs. Il a donc 33 ans quand il arrive au village. Le presbytère est inhabitable, il pleut dans l'église et les vaches vont brouter entre les tombes au cimetière. Le nouveau curé est costaud, courageux et déterminé.
Il s'installe et va loger au début chez l'habitant puisque dans le presbytère, ce n'est pas possible. Voilà pour l'histoire de la région. Maintenant, bien sûr, on démarre l'histoire proprement dite de cet abbé. L'abbé Saunière est donc curé de Rennes-le-Château.
Au début, après avoir fait un serment en chair de vérité contre les républicains, il doit partir en exil. L'évêché le nomme donc professeur au séminaire de Narbonne. Mais au bout de trois mois, il a passé sa pénitence et il revient à Rennes-le-Château avec 3000 francs or, la femme de la comtesse de Chambord, veuve d'Henri V, héritier du trône de France et liée par sa famille au Habsbourg d'Autriche. Bérenger Saunière se lie d'amitié avec l'abbé Henri Boudet qui est lui curé de Rennes-les-Bains, un cofraire très instruit, de 15 ans son aîné et qui parle plusieurs langues.
Il devient aussi ami avec l'abbé Antoine Gélis, curé de Custossa. On les verra souvent à Troyes dans la nature environnante en train de pique-niquer du côté d'Arc. Le château d'Arc a été fondé par Gilles Devoisin en 1280. Avec les 3000 francs or, Bérenger Saunière commence les travaux pour restaurer l'église.
La toiture, l'autel, les vitraux et la chair. A l'occasion de la démolition de l'autel, il trouve, paraît-il,