Le tombeau de Talpiot
En 1980, Un tombeau est découvert accidentellement sur la colline de Talpiot dans la banlieue de Jérusalem lors de travaux de construction. Les fouilles confiées à l'Israel Antiquities Authority (IAA) mettent alors à jour 10 ossuaires dont 6 portent des inscriptions mentionnant entre autre les noms de Jacques, Joseph, Jésus et Marie. Bien que les archéologues considèrent qu'il n'y a pas assez de preuves pour établir un lien avec Jésus de Nazareth, la question est ouverte.
Le film documentaire de James Cameron, diffusé en 2007, relance le débat. Ce tombeau est-il celui du Christ et de la sainte famille ?
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Tel qu'il est gravé en hébreu sur l'ossuaire attribué à la Vierge dans le documentaire, le nom de Marie comporte une exception scripturaire qui n'apparaît qu'une seule fois dans l'écriture hébraïque de l'Ancien Testament. On la trouve en Isaïe, dans une prophétie annonçant la venue d'un Fils, souverain du peuple hébreu.
André Deghaye s'est penché sur le mystère de la relation entre ces deux anomalies scripturaires. Quel rapport existe-t-il entre Marie et la prophétie d'Isaïe ? Que peut bien signifier cette anomalie scripturaire du nom de Marie? Réponse dans cette conférence vidéo de 41 minutes.
Extrait de la vidéo
Le mystère du tombeau de Talpiot Bonjour. Le mystère du tombeau de Talpiot. Un tombeau découvert sur la colline de Talpiot à Jérusalem a fait l'objet d'un film documentaire diffusé sur TF1 en mai 2007. Des ossuaires au nom de Jésus, Marie, Joseph, Matthieu, Marie-Madeleine, Jacques, frère de Jésus et d'autres ont été attribuées à la Sainte Famille du Christ ou à ses disciples par certains intervenants dans le film.
Ce tombeau est-il celui du Christ et de sa famille ? Tel qu'il est gravé en hébreu sur l'ossuaire attribué à la Vierge, dans le film documentaire, le nom de Marie comporte une exception scripturaire qui n'apparaît qu'une seule fois dans l'écriture hébraïque de l'Ancien Testament. On la trouve en Isaïe, dans une prophétie annonçant la venue d'un fils souverain du peuple hébreu. L'hypothèse d'une relation entre ces deux anomalies scripturaires en devient possible.
En avant-propos, je rappellerai les deux émissions télévisées, l'une sur TF1 le 29 mai 2007 et l'autre sur Antenne 2 le 14 août de la même année. Toutes deux étaient consacrées à cette sépulture découverte à Jérusalem sur la colline de Talpiot. Ensuite, nous verrons quel rapprochement le nom de Marie sur l'un des ossuaires peut être fait avec cette prophétie d'Isaïe dans l'Ancien Testament. Puis, nous rechercherons à partir de quel moment Myriam, le nom initial de Marie, devient Marie, la Vierge-Mère.
Nous étudierons ensuite les symboles gravés au-dessus de l'entrée du tombeau. Enfin, nous parlerons de la résurrection et de l'ascension du Christ. Le 29 mai 2007, TF1 diffusait un documentaire ayant pour titre Produit par James Cameron, réalisé par Simcha Jakobovici et présenté par Jacques Legraud, ce document remettait au grand jour de l'actualité un tombeau découvert quelques 26 ans plus tôt par les ouvriers d'un chantier de construction sur la colline de Talpiot à Jérusalem.
Le documentaire, diffusé en présence du réalisateur, fut suivi d'un débat auquel participa Mgr Jean-Michel Di Falco, évêque de Gap. A l'époque de sa découverte, les archéologues n'avaient donné aucune attribution particulière à cette sépulture. Les ossuaires datant de l'époque du Christ, portant les noms de Marie, de Joseph, de Jésus, étaient fréquents et ceux-ci n'avaient pas, davantage que d'autres, retenu leur attention.
Des anomalies scripturaires sur l'ossuaire que le commentateur du film attribue à la Vierge-Marie, ainsi que les symboles gravés à même la roche au-dessus de l'entrée du tombeau, font l'objet de la présente étude qui n'est ni une critique du documentaire, ni un soutien. Aucune preuve qu'il s'agit bien là des sépultures de Jésus et de sa famille ne pouvant être apportées. Nous ne pouvons qu'émettre quelques hypothèses dont celle d'une mystification datant des premiers siècles de notre ère ne peut être complètement écartée.
Parmi les inscriptions sur les ossuaires de ce tombeau, en voici trois fidèlement reproduites. En hébreu, celle de Maria, attribuée à Marie, mère de Jésus, par les commentateurs du documentaire, ainsi que Mathia, attribuée à Matthieu. Et enfin, en araméen, Yeshua, bar Yosef, Jésus, fils de Joseph. D'autres ossuaires portent des noms qui ont tous été identifiés comme pouvant être de la famille de Jésus ou de ses disciples les plus proches.
Le 14 août 2007, Antenne 2 diffuse une émission intitulée « À la recherche du tombeau de Jésus ». Cette dernière, produite par Far West Productions et présentée par Arnaud Poivre d'Arvore, nous apporte quelques éléments nouveaux non négligeables sur le plan historique, notamment en ce qui concerne les différentes traditions funéraires en vigueur à l'époque du Christ. Nous y apprenons qu'au cours des siècles passés, plusieurs sépultures ont été déclarées comme étant véritables tombeaux de Jésus.
Mais pas plus que l'émission du 29 mai, elle ne nous apporte la preuve formelle que le tombeau de Talpiot est bien celui de la sainte famille du Christ. Elle ne démontre pas non plus le contraire et le doute s'en trouve plutôt accentué. Les ossements présents dans l'ossuaire attribué à Jésus, remettant en question le dogme sacré de la résurrection, nous examinerons en détail ce que les évangiles nous en disent.
Par la première de ces lettres, telle qu'elle est gravée en hébreu sur l'ossuaire attribué à la Vierge, le nom de Marie, Maria, comporte une anomalie. La première lettre M, prononcée même en hébreu, devrait être ici un même ouvert, la treizième lettre de l'alphabet. Or, c'est un même final fermé, 24e lettre, qui est écrit en initial du nom. L'alphabet hébreu est composé de 22 lettres.
Cinq d'entre elles ont une fonction grammaticale lorsqu'elles sont placées à la fin des mots. Elles gardent leur nom d'origine, mais elles changent de forme. Ainsi, leur nombre passe de 22 à 27, et même, treizième lettre de forme ouverte, devient même final fermé, la 24e de l'alphabet. Voici la lettre M ouverte, modernisée à gauche et à droite, telle qu'elle est gravée sur l'ossuaire attribué à Matthieu.
La lettre M finale fermée, à gauche, en écriture moderne, et à droite, telle qu'elle est gravée sur l'ossuaire attribué à Marie. Cette lettre M fermée ne doit donc se trouver qu'à la fin d'un mot. Elle en indique le pluriel lorsqu'il s'agit d'un nom commun. Elle peut aussi terminer un nom propre et n'avoir, dans ce cas, aucune fonction particulière.
Par exemple, Myriam, le nom initial de Marie, débute à droite par un M ouvert et se termine à gauche par un M fermé. Je vous présente les mots et les noms sans les points voyelles. Les textes originaux n'en comportaient pas. Ils ne sont apparus que plus tard pour la prononciation.
Ils ne modifient en rien le symbolisme des lettres. Or, l'écriture hébraïque, allant de la droite vers la gauche, la première lettre écrite sur l'ossuaire de Maria est incontestablement un M fermé, donc final, d'ailleurs très agrandi. Toutefois, il existe une exception scripturaire qui ne se trouve qu'une seule fois dans l'écriture hébraïque de l'Ancien Testament en Isaïe 9-6. Il s'agit du mot méribah, méribah dont la signification est grandeur et dont l'initial est un même final.
Cette particularité est signalée dans le Zohar, traduit par Charles Mopsique en Béréchit 2, 34b, page 193 de l'édition Verdier, tome 1. Le mot méribah est employé dans le cadre d'une prophétie qui annonce la venue d'un fils. Pour ceux qui ne possèdent pas l'Ancien Testament en hébreu, je reproduis ici, en partie, le sixième verset du chapitre 9 d'Isaïe, prophète de l'espérance messianique.