Alexander Thom : percer le mystère de Stonehenge

Les archéologues et les universitaires font souvent preuve d’une grande frilosité qui les incite à ne considérer comme recevable que ce qu’ils peuvent démontrer. Cette constatation s’applique à la recherche en générale mais en particulier lorsqu’une forme de croyance ancienne, de spiritualité, y est attachée…. Le siècle des lumières n’a-t-il pas accouché de notre société, tellement brillante que qualifiée de postmoderne, et dont le métronome oscille entre « monde sensible » et « raison ». Entre les deux : pas de monde imaginal, pas d’archétypes, ni de spiritualité...

Alexander Thom (1894-1985) est l’un des pionniers de l’archéoastronomie.

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Dans la lignée de Félix Gaillard, il photographia et étudia ces cercles de pierres qui jalonnent la Grande-Bretagne et la Bretagne depuis plus de 5.000 ans. Ses travaux permirent - non sans obstacles ! - à établir l’unité de mesure dont se servirent ces bâtisseurs du néolithique pour l’édification de leur monuments : le yard mégalithique (0,829 m).

Ses travaux soulevèrent de nombreuses interrogations, parmi celles-ci :
- les architectes de ces monumentales constructions disposaient-ils d’une règle ?
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- selon l’histoire officielle, la technique qu'ils employèrent a été inventée par les Grecs, or leurs constructions sont antérieures : le temps défile-t-il donc d’une manière linéaire ou bien circulaire ?
-comment expliquer que le symbole de la mandorle, qui est un symbole chrétien, y soit présent ? Et quelle explication donner au fait qu'un certain nombre d’abbayes, dont la célèbre Abbaye de Glastonbury se trouvent sur un axe qui relie Stonehenge au site des pierres bleues ?
Autant de passionnantes questions posées par Robin Heath au cours de cette conférence (60 min) filmée lors de l'événement "Solstice d'été à Plouharnel".
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Extrait de la vidéo

Ce soir, le sujet n'est peut-être pas d'emblée attrayant, mais il se situe en plein centre de ce qui arrive dans le domaine de l'archéologie et ce qui arrive en dehors de tous les domaines d'archéologie. D'abord, je veux préciser que je n'ai aucune difficulté avec les archéologues. Ils font très bien ce qu'ils font. Ils savent dater les sites correctement et ils ont été capables d'utiliser des techniques comme l'analyse de la pollen, la datation par carbone, la dentologie, qui est l'étude des dents des squelettes qui leur permet d'essayer de retrouver la date des ossements qu'on trouve.

Le problème, c'est ce qu'ils ne savent pas apprendre. On va donc faire un petit voyage assez aventureux dans une autre vie qui, dans beaucoup de domaines, est parallèle à celle de Félix Gaillard. Et à ce moment-là, après, nous allons nous plonger dans le pire des cauchemars qu'ont vécu les archéologues, qui est le nouveau témoignage que nous allons trouver, ce qui est les témoignages que nous avons trouvés grâce à ses propres recherches et à celles de Howard.

Donc, c'est la première photo qui existe, qui survit d'un cercle en pierre. Et c'est dans le district des lacs en Angleterre, et c'est en 1936. Et déjà, le centre du cercle est marqué. Et le petit garçon se tient sur la ligne du solstice d'été.

Donc, on sait déjà qu'il faisait ses recherches pour que son regard se portait vers l'astronomie. Et qu'il avait trouvé la géométrie de Castlerigg. Et ça n'a jamais été fait public. Ça ne peut pas être important pour vous, mais ça va devenir très important dans le temps.

Cette photo est reconnue que, avant la Deuxième Guerre mondiale, il faisait toutes ces choses. Ça peut paraître tout à fait superflu, mais c'est très, très important de se rendre compte qu'avant la Deuxième Guerre mondiale, déjà, il avait déjà fixé sa recherche sur ces questions-là. Et qu'un jour, cette photo finira par être connue. À ce moment-là, ce travail de mesure des cercles, il n'y avait pas de façon électronique, il n'y avait pas de calculateur, ni d'ordinateur.

Ça se faisait avec une règle, c'est en fait ce qu'il appelle une sorte de baguette magique. Et après, ça a été fait avec une invention qui venait du Lichtenstein, qui s'appelle un calculateur kurta. Ça, c'est le solide. Il pourrait le vendre pour 2000 livres.

N'est-ce pas étonnant que c'est la section de psychologie qui a fabriqué cet appareil ? Tom disait que c'était un peu entre le moulin à prière des bouddhistes et un moulin à café. Ça, c'est la première photographie de Tom dans un cercle de pierres. On peut voir déjà ces piquets qui prennent des mesures.

Il porte un complet tout à fait démodé. Ça, c'est dans les pierres Rollwright, dans le comté d'Oxford. Avant, il n'y avait plus d'arbres. 40 ans plus tard, c'est la photographie qui a été prise pour le film de la BBC.

Il avait 76 ans. Quand on prend les deux photos côte-à-côte, ça vous donne tout l'ensemble de sa carrière. Quand cette deuxième photo a été prise, il avait perdu la vue. Pendant la guerre, il a commencé à parler à quelqu'un qui s'appelait Barnes Wallace.

Il n'a jamais eu le droit d'en parler avant la fin de sa vie. Il a travaillé avec Barnes Wallace et d'autres personnes. A cause de son expérience dans les cylindres rotatifs, il a été mis dans le sujet de la construction de cette bombe. C'était un des grands objets de propagande en Angleterre pendant la guerre.

La première chose qu'on va examiner, c'est la première question que s'est posée Tom. Les gens qui ont construit ces cylindres, ils avaient une règle. Entre 1934 et 1967, il a surveillé plus de 400 sites. Il a pris des mesures sur 400 sites.

Non seulement, c'est lui qui a produit toutes les mesures de tous ces sites, mais les archéologues reconnaissent qu'ils sont les meilleurs plans de tous les sites. Le résultat a été la découverte de ce Yard Mégalithique. C'est le Yard Mégalithique qui a été construit. C'est le Yard Mégalithique qui a été construit.

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