La symbolique des lettres hébraïques 5: Mem, Nun, Samech, Ayin

Mem, Nun, Samech évoquent chacune trois éléments féminins. Tantôt maternelle et rassurante (Mem) ou bien inquiétante (Nun,  à l’instar des Lilith, Melusine et autres Vouivres…) les lettres de l’alphabet hébreu s’inscrivent toutes dans une succession d’ouvertures et de fermetures. Pour Frank Lalou qui se définit comme un « admirateur des lettres », la pensée hébraïque est comparable à un chemin d’individuation. Que l’on soit croyant ou athée : nous attendons tous ce qui va nous permettre de sortir du système dans lequel nous nous enfermons. Selon lui, l’étude du symbolisme de l’alphabet hébreu est un des chemins vers le Soi authentique … (ou à défaut  au moins une juste compréhension du  « visage de l’Autre»).

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30:35
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Cette étude donne élan au questionnement de tout homme qui s’interroge: qui es-tu ? D’où viens-tu ? Et où vas-tu ? Inlassables et difficiles questions auxquelles tout homme en vie (relié au Mem – à la Manne) se pose…. Souhaitez-vous vous familiariser avec la richesse de cet alphabet?
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Voulez-vous comprendre par quelle formidable gymnastique symbolique
la lettre Ayin peut à la fois signifier « œil », « source » ou « discernement » ?
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Réponses de Frank Lalou dans cet exposé performance de 31 minutes, et enregistré au Forum 104.

Extrait de la vidéo

Je sais que les autres ont quelque chose à m'apprendre, et que par moi-même je n'y arriverai pas. Alors si je prends la suite alphabétique, Yod, Kaf, Lamed, ça me fait le verbe Yachol, je peux. Yod, Kaf, Lamed, en français c'est simple, c'est IJKL, puisqu'on a pareil dans notre alphabet latin, IJKL, c'est la même chose qu'en hébreu, Yachol, c'est-à-dire je peux. Et ce je peux, parfaitement caché dans l'alphabet, est un des aspects aussi de la pensée hébraïque, c'est-à-dire c'est un aspect volontaire, on n'est pas dans la soumission, je peux, je veux, je peux, on est dans cette pensée hébraïque qui fait que c'est par les actes que l'on sait qui l'on est et non par la simple parole.

Pourquoi ce dessin ? Pourquoi le cutter ? Vous allez vite comprendre. Le Lamed, qui est ici, en fait, est exactement la même lettre que la lettre qui suit.

Le même et le Lamed sont faits d'exactement les mêmes traits. Alors là aussi, il faut se poser la question, c'est-à-dire qu'on a une lettre étyphalique, on voit vraiment que c'est une lettre comme une sorte de sexe érigé, le désir, l'étude, l'élévation, et juste après, on a la lettre même, qui dans la symbolique hébraïque signifie le ventre, l'utérus, la matrice féminine, puisque même, c'est la même chose que Maïm qui veut dire l'eau, les eaux, et que les eaux, en symbole, c'est le féminin, la femme, tout ce qui contient, qui peut engendrer.

Alors, donc, nous avons là une leçon même de l'alphabet hébraïque, c'est-à-dire que la lettre même et la lettre Lamed sont faites des mêmes traits, c'est-à-dire que le masculin et le féminin, même s'ils sont, comme ça, exacerbés dans la pensée hébraïque, où on sépare bien le masculin du féminin, il existe une conjugaison féminine et une autre masculine, à ni-médabère, je parle, à ni-médabérette, je parle quand je suis une femme, ou à te-médabérette, tu parles quand tu es une femme, à ta-médabère quand tu es un homme, donc on a vraiment un système très dichotomique masculin-féminin, mais on est aussi dans un système de non-dualité, où on ne sait pas dissocier le masculin du féminin ou le féminin du masculin, à tel point que, par exemple, Ata, c'est le toi en hébreu, toi, tu es, et ça a un aspect féminin, il y a le A à la fin, Ata, et At, qui est le toi féminin, a une terminaison plutôt masculine, donc on est toujours dans le questionnement masculin et du féminin qui se complètent, et là, cette lettre, et nous avons la preuve par le cutter, du lien qui existe entre le même et le Lamède.

Alors, le Lamède, qui est la lettre du désir, est une lettre masculine, nous avons du typhallique, et juste après, le iode du Lamède, qui est ici, vient ensemencer la matrice du même. Nous sommes là en plein cours d'éducation sexuelle, si vous voulez, et la générosité est le contenant. Nous avions vu ça pour l'Aleph, le Beit, nous avons vu ça pour le Gimel, le Dalet, nous l'avons vu pour le Iode et le Kaf, et maintenant, pour le Lamède et le Mème, nous revoyons ça, une conjonction du Lamède et du Mème.

Donc, le Mème est une lettre de gestation, c'est la lettre de la patience, c'est la lettre qui sait que l'on doit attendre pour que quelque chose advienne, elle est comme le ventre de la femme, qui sait qu'il faut neuf mois pour enfanter, pour faire un bébé, et la lettre Mème, qui représente le nombre 40, c'est-à-dire le nombre d'années requises pour l'élévation spirituelle, cette lettre Mème est la lettre de la patience, des lentes gestations, celle qui nous dit « attends, attends, les choses ont un terme ».

Mème, c'est aussi, et ça c'est très important, la lettre du questionnement en hébreu, « mi, ma, me », « mi, ma, me », c'est qui, que, d'où, c'est-à-dire « mi » c'est qui, « ma » c'est quoi, « me » c'est d'où, d'où ça sort, d'où est extrait cela, ou le « lama », le pourquoi, la deuxième lettre du pourquoi en hébreu, et ça voudrait dire que l'homme, la graine qui est ensemencée par la lettre Mème, c'est la question, l'homme est quelque part baigné dans un liquide amniotique, on remarque encore le M dedans, le liquide amniotique des questions, on ne peut vivre que parce que l'on se pose des questions à l'infini, qui es-tu, d'où viens-tu, où vas-tu, et qu'est-ce que tu es, en permanence, le adama, l'homme et la terre, l'homme et adama sont très liés parce qu'adam c'est l'adam, et adama c'est la terre, on a quelque part adama, le quoi de l'homme, donc ce même là a la particularité de nous apprendre que nous devons nous poser en permanence les questions essentielles, et il est à rejoindre avec la lettre qui suivra tout à l'heure, celle que je montrerai, avec la lettre Nun, qui est un autre aspect du féminin, et cela donne le mot man, même Noun ça fait le mot man, qui en hébreu était cette alimentation, cette sorte de petite croûte qui était sur le désert et dont les enfants d'israël se nourrissaient chaque jour, alors cette man, il faut en dire deux mots si on parle du même, pourquoi ?

parce qu'elle avait la particularité d'apparaître comme ça au petit matin et on l'apprenait pour s'en nourrir mais on ne pouvait pas la stocker, on ne pouvait pas faire un commerce

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