Les sept sceaux de l’Apocalypse, sept étapes vers une purification intérieure

L’Apocalypse de Jean constitue le dernier livre canonique. Cette position, ultime, puisque ce texte se trouve à la toute fin de la Bible, lui confère-t-elle une fonction plus large qu’un simple « épilogue » ? Cette conclusion serait-elle en fait une invitation voilée à changer notre regard sur la matérialité de ce monde, du moins sur le plan de sa manifestation ? Si la traduction grecque du mot « apocalypse » nous invite à chercher sa signification du côté du « dévoilement » ou encore de la « révélation », Claudine Léturgie-Blanquart nous emmène, ici, dans une lecture inhabituelle : une lecture symbolique. Une nouvelle façon de recevoir ce texte.

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Une lecture au cours de laquelle, au détour de chaque phrase, de chaque détail, elle nous invite à garder en mémoire l'affirmation du Livre de la Sagesse de Salomon (XI, 21) : « Dieu a créé toutes choses selon le Nombre, le Poids, la Mesure » ….

De l’omniprésence du nombre « sept »

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Claudine Léturgie-Blanquart nous rappelle l’importance du ternaire, et du quaternaire, dont la somme constitue le septénaire. Une structure à la fois narrative, et ontologique, que l’on retrouve de façon omniprésente dans ce texte. Un nombre qui nous rappelle notre conception (« d’où je viens »), notre mission (« ce que j’ai à faire ici »), mais aussi notre constitution, subtile, (« de quoi je suis fait »).

Un parallèle, risqué, que l’auteur n’hésite pas à franchir avec les sept corps subtils de l’homme, les chakras. A savoir :
- le corps physique,
- le corps éthérique,
- le corps des sentiments,
- l’intelligence concrète,
- l’intelligence abstraite,
- l’intuition divine,
- le plan divin ou pur esprit,
Sept plans énergétiques que l’auteur transpose avec les sept Eglises de l’Apocalypse (Ephèse, Smyrne, Pergame, Thyatire, Sardes, Philadelphie et Laodicée), le Livre des sept Sceaux, les sept Trompettes, les sept Chandeliers.

Vers un tantra chrétien ?

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Une lecture pour le moins inattendue, et passionnante, de ce texte, puisqu’il réhabilite une composante importante mais qui parait négligée en Occident : notre corps et les différents plans qui le constituent.

Souhaitez-vous à l’instar de ce livre des révélations, tenter d’ouvrir ces sept sceaux que veille le Christ-Agneau et entamer ainsi cette « aventure intérieure », ce basculement, auquel Claudine Léturgie-Blanquart nous invite ?

Pour acquérir l'ouvrage sorti en 2017 de Claudine Léturgie-Blanquart: Edts Feuilles

Extrait de la vidéo

Armageddon, fin du monde, catastrophe et pluie de sauterelles, voici en général à quoi on peut penser lorsque l'on parle de la tristement célèbre apocalypse. Depuis des siècles, ce mot n'aura eu de cesse de faire germer la peur en de nombreux croyants qui virent l'annonce de la destruction de notre civilisation, ou voire pire. Mesdames et messieurs, bonjour et bienvenue sur cette nouvelle émission proposée par Bagliss TV.

J'ai grande joie de vous retrouver aujourd'hui pour vous emmener en exploration au cœur des mystères de l'apocalypse de Saint-Jean, texte mythique alimentant fantasmes et phobies mais aussi inspirant de grands mouvements artistiques, pour le moins notable. Et pour nous en parler, je reçois comme invité Claudine Leturgie-Blancart, spécialiste du symbolisme dans l'art, les textes et l'architecture. Claudine, bonjour.

Bonjour. Alors Claudine, en fait, vous n'êtes pas nouvelle chez Bagliss TV puisque vous avez déjà répondu présente pour nous parler de sujets tels que la maraîle, le jeu de lois, les chiquiers ou encore les jeux de cartes et les jeux 2D, je crois, si je ne dis pas de l'explication. La symbolique des jeux, oui. C'est ça, tout à fait.

Aujourd'hui, vous allez nous parler du coup de votre vision de l'apocalypse de Saint-Jean, vision que vous exposez d'ailleurs dans votre ouvrage Approche symbolique de l'apocalypse de Saint-Jean publié aux éditions Feuilles, qui est un ouvrage qui se fait en deux parties. Alors majoritairement, on parle bien entendu de l'apocalypse et en fin d'ouvrage, on a quelques informations sur la maison d'Adam qui se trouve également à Angers, c'est ça ?

C'est ça et qui est une maison alchimique. OK, donc très bien. Donc du coup, on peut retrouver ces deux éléments dedans où on voit effectivement la notion de recherche à la fois par le biais de l'apocalypse et de l'autre côté par le biais de l'alchimie. On en parlera certainement un petit peu plus tout à l'heure.

Claudine, première question, qui êtes-vous ? D'où venez-vous ? Parlez-nous de votre parcours. Bien, alors je vais commencer par la formation.

Donc je suis diplômée du CELSA à Paris, donc une école de communication. J'ai également une double casquette parce que j'ai fait des études aussi dans le domaine de la finance et j'étais responsable financier d'une grosse entreprise. Puis après, j'ai créé avec mon mari une école supérieure des Pays de Loire qui est maintenant assez connue et nous avons géré, co-géré cette école qui est 100% liée. Ça, c'est pour la partie officielle.

La partie officieuse, si je puis dire, c'est ma passion pour tout ce qui était symbolisme. En fait, j'ai commencé à l'âge de 7 ans à m'intéresser au symbolisme, ça peut paraître jeune, mais par le biais des contes et j'ai été fascinée par les contes qui nous apportaient des réponses à certaines questions. Alors il faut dire aussi que j'avais des parents très ouverts sur ce domaine-là puisque mon père était écrivain également.

Il a écrit beaucoup de livres dont notamment « Les égeses de Saint-Jean ». C'est pour ça que ça m'a mis un peu le pied à l'étrier. Et puis, il m'a fait lire par exemple, bien sûr des contes, mais également « Herbert Prochich » de H.H. Scholler de Lubitsch, « Les grands initiés », beaucoup de choses.

Il m'a fait découvrir la pensée socratique et là, ça a été vers 16-17 ans, la grande révélation. Et je me suis à partir de là penchée sur le connaître toi-même et tu connaîtras l'univers et ses lois. Et donc la pensée socratique qui, pour moi, se résume en trois questions. Qui suis-je ?

D'où viens-je ? Où vais-je ? Et donc après, toutes mes lectures ont été orientées vers ce triptyque de questions et c'est vrai que l'Apocalypse m'a intéressée parce qu'il se trouve à la fin de la Bible, donc c'est le dernier morceau, donc il a une place conséquente. Et en plus, « Apocalypse » en grec, c'est « Apocalypse », ça veut dire « révélation ».

Donc, je me suis intéressée à ce thème, quelle était la révélation qu'on avait dans l'Apocalypse ? Et donc, du coup, vous vous êtes lancée à corps perdu dans l'Apocalypse de Saint-Jean. C'est un mot qui fait un peu peur, mais on va y revenir parce que c'est assez intéressant. Juste, si je peux mentionner, dans votre ouvrage, vous avez utilisé pour illustrer vos dires les tapisseries qui se trouvent à Angers, elles aussi, comme la maison.

Et pourquoi cette œuvre en fait ? Pourquoi les tapisseries d'Angers ? Je suis née à Paris, mais je me suis mariée avec un ange vain, et donc j'habite Angers. Donc, c'était tout à fait logique que je regarde les tapisseries d'Angers qui sont au château.

Alors, pour mémoire, juste pour resituer, les tapisseries d'Angers ont été commandées par Louis Ier d'Angers, d'Anjou, et entretenues par son fils Louis II. Et puis après, au bout d'un certain temps, les tapisseries sont tombées en désuétude et elles ont été complètement disséminées, c'est-à-dire découpées, et les morceaux ont été disséminés. Il y avait des morceaux qui recouvraient les arbres en fouet, par exemple, il y en a d'autres qui recouvraient les chevaux, et il y en a même qui ont été utilisés comme serpillères.

Et donc, heureusement, à partir de 1843, on a commencé à rassembler tous les morceaux, et on a pu les rassembler presque tous, puisqu'au départ il y avait 84 morceaux, a priori, et on en a récupéré 70. Et donc ils ont été recousus ensemble, remis dans l'ordre, et exposés à la cathédrale d'Angers, et puis après dans le château d'Angers, et enfin on a fait une aile spécifique au château d'Angers, une aile climatisée, parce qu'on s'est rendu compte que la couleur du soleil faisait partir un peu les couleurs, et donc c'est la renommée d'Angers, la tapisserie de l'apocalypse de Louis Ier d'Anjou.

Plus de 80 morceaux, c'est ça ? Oui, 80 morceaux. C'est monstrueusement colossal. C'est à priori la plus grande tapisserie de l'époque.

Oui, parce que finalement on n'a aucune autre création de cet ordre-là. Non, c'était vraiment énorme, et je vous dis, l'aile qui l'abrite dans le château, elle est énorme. Donc ça veut dire qu'effectivement c'est une tapisserie phénoménale. Et on peut encore aujourd'hui aller visiter et les retrouver sans problème ?

Bien sûr, parce qu'on a accès au château d'Angers, quand on rentre au château d'Angers, on peut aller visiter à l'intérieur les tapisseries. Donc il faut savoir que les tapisseries se sont faites à environ 7 ans, c'est le hasard, c'est-à-dire de 1373 à 1380. Et donc elles sont maintenant connues du monde entier, je dirais, dans le château d'Angers. Vous qui connaissez le sujet par cœur de l'apocalypse de Saint-Jean et qui avez passé beaucoup de temps sur les chiffres, est-ce pour vous un hasard que ça ait pris 7 ans ?

C'est un coup du dessin, on va dire, si le hasard existe, enfin bon. On va en parler parce que c'est très intéressant les chiffres, on va le mentionner, on a beaucoup de travail sur les chiffres dans ce texte. Alors déjà, est-ce qu'on peut faire au moins une petite présentation avant du texte en lui-même ? Parce qu'on parle de l'apocalypse de Saint-Jean, qui était Saint-Jean ?

Ah, ça c'est une bonne question. Alors Saint-Jean serait, je dis bien serait, né en l'an 3, c'est-à-dire presque en même temps que le Christ, et décédé en 101 après Jésus-Christ, donc à l'âge de 98 ans. Ah, c'est énorme. Vous voyez ce qu'il y a ?

Et donc il aurait été l'un des apôtres, l'un des douze apôtres de Jésus et quand le Christ est décédé, à ce moment-là, il a commencé à prêcher avec Pierre, puis après il a essayé d'évangéliser également sur Éphèse, et comme il faisait beaucoup de bruit, il a été banni à Patmos, dans l'île de Patmos, donc en Grèce, et là, il était ermite, donc j'ai eu la joie de visiter son ermitage, donc on voyait que quand il dormait, il était allongé sur une surface plate de pierre, et sa tête était encadrée dans un trou de la roche, et c'est là qu'il aurait eu la révélation que relate l'Apocalypse, puisque je rappelle, l'Apocalypse, ça veut dire révélation.

Donc Saint-Jean était vraisemblablement un des contemporains du Christ.

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