Tarot, archétypes et symboles 2: le Bateleur

Dans le deuxième volet de notre aventure parmi les arcanes majeurs du Tarot, Carole Sédillot nous initie cette fois au Bateleur, la figure de l'engagement.
Car c’est par le biais de l’arcane premier que s’initie toute chose. Le Bateleur ouvre la voie. 

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L’énergie vitale du Tarot se manifeste par ce jeune personnage sans expérience aucune mais débordant de possibilités en route vers son accomplissement, le Monde. Porteur des quatre éléments Le Bateleur, adepte sur la voie de l’évolution, apprendra à oser, se taire, vouloir et savoir.

Extrait de la vidéo

Alors maintenant, nous allons mettre un petit peu en visibilité justement le tarot de Marseille. Pour autant, on reviendra en permanence avec la pensée jungienne, avec les concepts qui seront, je dirais, toujours en permanence. Mais on va parler un petit peu justement du tarot de Marseille qui est une œuvre collective. Si on reprend un petit peu ce que nous avons dit tout à l'heure, il est dans le collectif puisqu'on ne sait pas qui, on ne sait pas quand, on ne sait pas où, etc.

Donc, il est dans cette vastitude, je dirais, du collectif. Alors, on va peut-être maintenant rentrer dans sa vision concrète parce que c'est une véritable architecture en fait, comme nous l'avons dit tout à l'heure, une construction. Et, coutume est de dire qu'on peut tout lire dans le tarot de Marseille. On peut tout lire de l'histoire de l'humanité.

On peut tout lire de chacun des humains qui en font partie. Alors, on va un petit peu le mettre en relation avec un livre, même si c'était un livre. C'est un livre d'images et qui va nous amener à deux lectures possibles. Bien évidemment, entre ces deux lectures, il y en a plein, il y a une pluralité de lectures.

Mais, on va s'appuyer sur le fondement de la lecture ésotérique et d'une autre lecture qui serait une lecture exotérique. Pour autant, il n'y en a pas une qui est mieux qu'une autre. Revenons dans notre esprit junguien qui sous-tend en permanence la proposition que je fais. C'est que dans l'esprit de Jung, nous sommes toujours dans un cheminement, je ne vais pas dire binaire, mais dans un cheminement avec un binôme.

Et, si une chose existe, c'est parce que l'autre existe. Et que même si ces deux choses, appelons ça comme ça, sont en concurrence, sont en contradiction, sont en tension, pour autant, elles font toujours partie d'une seule et même chose, symbole, symbolant. C'est ça qui est important. C'est là où, pour nous, ça a du sens de relier la pensée de Jung avec l'univers du tarot.

Ça veut dire que si je suis dans un moment où je suis en plein désespoir, certes, il y a désespoir, mais obligatoirement, les choses sont en équilibre parce qu'en face de désespoir, il y a espoir. Maintenant, le problème, justement, c'est que quand je suis dans le désespoir, j'ai perdu de vue que l'espoir existait. Donc, l'individu est, on va dire, au centre, au cœur du dilemme. Il est dans une confrontation.

Et que, justement, comment faire pour redonner un espace de totalité ? Eh bien, là, encore une fois, c'est l'engagement. C'est ce que Jung appelle, dans son travail, le fameux troisième terme, c'est-à-dire la fonction transcendante. Celle qui, en nous, permet, quand nous sommes dans des moments de tension, de dilemme, justement parce qu'on est séparés.

Si je suis dans le désespoir, je suis séparé de l'autre partie de moi qui est porteuse d'espoir. Donc, comment arriver à, justement, rejoindre cette totalité ? C'est là où l'engagement, la fonction héroïque, doit être à l'œuvre. C'est ce qu'on fait, justement, quand nous sommes dans le tarot.

Ça veut dire que si, c'est pourquoi le tarot, vous le verrez, ces images, il n'y en a pas une qui est bonne et il n'y en a pas une qui est mauvaise. Une image sera une totalité qui portera, on va dire, son qualificatif, tant dans ce qu'il a de positif que dans ce qu'il a de négatif. Mais il est dans cet espace de totalité. Donc, l'esprit de Jung nous suit et nous suivons en permanence, justement, pour arriver à réunifier.

Le symbole, c'est la fonction d'unification de tout ce qui est séparé en nous. Et la séparation, c'est ce qui fait souffrance en nous. Quand nous sommes malades, la maladie, c'est parce que, justement, il y a une séparation. Ça veut dire que nous sommes dans le diabole.

Et vous verrez que dans les images du tarot de Marseille, on a un arcane aussi, justement, diabole. Ce qui est diable en nous, ce qui est d'ordre du diabolique, justement, on est dans la division. Donc, en permanence, nous sommes dans un chemin de dilemme avec nous-mêmes. Et, justement, nous sommes dans cette nécessité de travailler avec cette fonction symbolique qui est cette fonction d'unification, de réunir en nous.

C'est pourquoi, justement, travailler sur les images en tant que telles, bien sûr, nous permet, justement, de nous réapproprier cette part manquante, mais pas absente. Là aussi, on est sur deux images différentes. C'est manquant, là, mais ce n'est pas absent en moi. Comment faire pour aller chercher l'information ?

Donc, le tarot peut être un bel outil, justement, pour nous permettre, encore une fois, au prorata que nous sommes dans la capacité de faire ce fameux lien. Et si seul, on n'y arrive pas, pour des tas de raisons, bien sûr, eh bien, on peut être accompagné, justement, pour retrouver cette cohérence. La lecture ésotérique du tarot va nous permettre d'aller, comme nous l'avons dit tout à l'heure, à l'intérieur pour dépasser ce que veut dire ésotérique, derrière les apparences.

Et puis ensuite, je pourrais contacter une lecture plus exotérique, parce que, justement, le processus dont j'ai déjà parlé aura été à l'œuvre et aura opéré. Et donc, je pourrais, effectivement, relier le monde extérieur. Il n'y a pas un monde intérieur qui est bien et un monde extérieur qui n'est pas bien, non. Les deux ont leur sens, puisque c'est grâce aux deux qu'on est dans la totalité.

Justement, la visibilité que l'on peut avoir sur les images du tarot, c'est toujours, le tarot est une totalité, et chacune de ces images est une totalité. Que l'on ne peut pas prendre, on pourrait faire, comme quelques fois, il y a des personnes qui vont faire des tas, voilà les bonnes, voilà les mauvaises. C'est un non-sens. On ne peut pas.

Quand on est dans l'univers du symbole, le symbole, il a une particularité, enfin il en a tellement, mais dans ce qui nous intéresse là, par rapport aux images du tarot, il a cette particularité d'être dans une bivalence, c'est-à-dire l'espace du positif et l'espace du négatif, et que dans cette bivalence, il a une polyvalence, c'est-à-dire multiple sens. Pour autant, on ne peut pas dire la même chose de toutes les images, dont c'est que chacune de ces images a bien une particularité, un fond, une spécificité, quelque chose qui lui est propre.

Et ensuite, bien évidemment, cette dynamique-là, elle va être bien évidemment recueillie, accueillie de manière différente. L'archétype et l'image archétypale, ce n'est pas pareil. L'archétype, c'est cette fameuse grande matrice, mais pour autant, et si chacun regarde cette image, tout le monde voit la même image, et qui va représenter un archétype particulier.

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