Tarot, archétypes et symboles 6 - La Force, Le Pendu, l’Arcane XIII

Dans le sixième volet de notre aventure sur les arcanes majeurs du Tarot de Marseille, Carole Sédillot nous initie à la Force, au Pendu, à l'arcane XIII, autant d'épreuves et preuves qui se trouvent au fondement du processus d'individuation dans la psychologie de C.G. Jung. 

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Dans cet espace apparemment et réellement hostile se joue ainsi la véritable aventure du moi. Le monde illusoire s’écroule  exigeant l’abandon des vieux schémas.
Entre rupture et résistance l’être découvre confiance, harmonie et rencontre la foi.

Extrait de la vidéo

Alors, nous allons reprendre notre voyage en archétype avec le battleur qui continue son périple et qui se trouve maintenant à mi-parcours.

Mi-parcours si on met le tarot dans sa possibilité de 11 et 11, 22, donc on arrive à mi-parcours.

On arrive à mi-parcours et en même temps on a clos dans le cheminement un premier septenaire que nous avions abordé avec le chariot et c'était le premier septenaire, le septenaire du corps.

A savoir, quand on parle du corps, on parle de l'incarnation, on parle effectivement de tout ce qui va permettre à l'individu d'être, d'exister à travers ses fonctions psychiques.

Donc ça y est, le battleur est équipé sur un point de vue psychologique.

Il a repéré ses potentialités, ses dons, ses capacités, ses talents et puis il continue son périple puisque son objectif finalement c'est d'atteindre le monde.

Alors de quel monde parlons-nous ? Il y a son monde intérieur avant tout qui lui permettra à un moment donné justement quand il aura pris contact avec ce monde intérieur, avec cette harmonie intérieure, avec cette capacité qu'il a à se donner du bonheur et du bien-être et pas au sens on va dire premier ni péjoratif, il pourra se mettre en relation avec ce que Jung appelle la participation au monde.

Ce cheminement l'amène à être un individu et pour autant cet individu, pour donner du sens, il faut qu'il partage, il faut qu'il transmette, il faut qu'il diffuse et encore une fois ça l'amènera sur une modalité extérieure qui est donc cette fameuse participation au monde.

C'est autant l'accès on va dire au deuxième septenaire qui est donc le contact avec le septenaire de l'âme et là encore une fois l'âme dans le sens Jungien du terme à savoir ce qui anime l'individu, ce qui fait force de vie en lui et qui effectivement lui donne on va dire ça et là aussi sans que ce soit péjoratif mais qui fait que le matin quand il se lève, le battleur, il a envie effectivement de continuer, d'avancer donc c'est quelque chose qui le dynamise, qui le porte, qui le motive.

Le périple de ce deuxième septenaire ne va pas être simple ni facile je dirais à traverser.

Ce pourquoi c'est là où on voit qu'il y a une formidable organisation dans l'architecture du tarot.

Les images ne sont pas installées au hasard, chacune précède et procède d'une autre et cette organisation elle est bien pensée en ce sens que maintenant nous allons découvrir cette image qui s'appelle la force, alors déjà il faudra définir de quelle force parlons-nous.

C'est vrai que première définition quand on parle de la force c'est Rambeau, c'est Schwarzenegger, mais bien sûr on a bien compris qu'il n'allait pas s'agir de cette force-là, c'est-à-dire une force uniquement et spécifiquement physique.

Bien sûr elle est importante également cette force-là, mais si la force est représentée par un personnage féminin, ce n'est pas pour mettre en relation avec le côté sexué une femme, c'est simplement pour nous mettre en relation avec le grand registre du féminin en tant que principe, en tant qu'archétype, qui nous dit que là où on est fort, que l'on soit homme ou femme, c'est justement quand on se connecte ou on se laisse connecter par ce qui est féminin en soi, c'est-à-dire quelque chose qui est de l'ordre de l'émotion, de l'affectif, du sentiment, et pour quelles raisons ça va nous rendre fort, et bien parce que ce sont des valeurs qui permettent à chacun d'entre nous d'être dans quelque chose qui va faire amour, mais dans le sens A majuscule, et qui amènera l'individu sur des valeurs de dévouement, de compassion, d'empathie, toutes ces données-là.

Et c'est en ce sens où l'individu est fort, c'est pourquoi la représentation d'une femme, justement pour nous relier à ce grand archétype du féminin.

Et puis aussi peut-être pour nous mettre en relation avec le héros, là on revient dans la mythologie, mais encore une fois on voit qu'il y a des liens, et on pourrait peut-être l'illustrer de cette manière.

Quand on dit que le héros est fort, alors bien sûr c'est quelque chose que l'on va faire nous avec notre langue et notre langage français, qu'on pourrait peut-être pas faire bien évidemment autrement, mais en même temps on a une clé.

Et c'est ce fort-là qui est important, c'est-à-dire ce qui rend chacun d'entre nous dans cette capacité à être fort, comme la force nous le dit, on est fort quand on est dans l'harmonie avec soi-même.

Et si nous nous souvenons de ce que nous avons évoqué avec le battleur, sur sa table il avait tous les outils, ces outils étaient représentés par les quatre éléments, la terre, l'air, l'eau et le feu, et qu'il a aussi été des représentations et des fonctions psychiques.

Et pour que nous soyons dans notre harmonie, et quand on est dans notre harmonie, on est dans notre puissance, puissance dans le sens positif du terme, qui n'est pas la toute puissance bien évidemment, qui elle est plutôt dévastatrice.

Alors pourquoi la force et l'archétype, et l'arcane, quand il émerge de nous, et on verra comment il émerge de nous tout à l'heure, pourquoi ça nous rend fort ? D'abord être fort nous dit le héros, c'est ce qui va lui permettre de s'engager et d'aller vers sa mission.

Tout simplement parce que ce mot-là est porteur justement d'une totalité.

Alors on a une co-éternité puisque finalement nous avons une inscription de quatre lettres, et ces quatre lettres vont positionner l'individu dans sa verticalité, puisque avec le F, il prendra contact avec le feu, qui est donc sa valeur qui va lui permettre de s'engager, de démarrer, sans le feu, que l'on soit dans le chamanisme, que l'on soit dans le laboratoire de l'alchimiste, rien ne peut se faire.

Et puis nous n'avons aussi qu'à nous repositionner dans quel est l'élément qui sur la planète a permis justement l'évolution de l'homme ? On revient effectivement avec le feu qui a permis d'éclairer, de chauffer, de cuire et d'amener l'individu justement vers une évolution.

Le feu est porté, c'est-à-dire l'énergie de l'engagement et l'énergie qui donne aussi le désir.

Encore une fois le mot désir dans le sens de Jung, c'est-à-dire ce qui fait force de vie encore une fois, ce qui serait la libido, mais on ne la limite pas cette libido, je dirais à uniquement, comme on peut le faire dans la pensée freudienne, à quelque chose qui est de l'ordre du sexuel surtout, alors que justement cette libido, c'est-à-dire ce désir dans la pensée jungienne, est bien évidemment beaucoup plus élargie puisqu'elle est en relation avec, encore une fois, quelque chose qui fait force de vie chez l'individu.

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