Tarot, archétypes et symboles 9: le Jugement, le Monde et le Mat

Dans le neuvième et dernier volet de notre aventure sur les arcanes majeurs du Tarot de Marseille, Carole Sédillot nous initie au Jugement, au Monde et au Mat qui préfigurent la renaissance, la libération et l'individuation du cheminant.

Pour visionner ce film ajoutez le au panier ou
abonnez-vous pour un accès à tout le catalogue !
1:09:34
À partir de 12 € / mois
VOD / 15€

Le Soi, but du processus jungien, n'est jamais rencontré, nous explique-t-elle, cependant le Bateleur a accepté en s'engageant de laisser l'oeuvre oeuvrer en lui offrant à travers cette aventure unique la révélation de son unicité. Le "processus" de transformation intérieure vers la maturité est entamé.

Extrait de la vidéo

Alors, nous nous acheminons, on va dire, vers l'étape finale, entre guillemets, comme nous l'avons dit tout à l'heure, puisque, encore une fois, l'accès au monde permettra de rencontrer le mat, finalement, qui, même si on ne l'a pas encore vu, était présent depuis le départ, il était au départ et il était à chaque étape, mais dans la rencontre dernière que nous ferons avec les images, il va se manifester et se concrétiser.

Mais avant, on a encore deux images intéressantes et fondamentales à rencontrer, on passe par celle qui s'appelle le jugement, et on peut se dire, qu'est-ce que je dis et qu'est-ce que j'entends quand je dis le jugement ? Là aussi, c'est important, puisque cette image va nous relier, encore une fois, à une image qui nous ramène aussi à tout le côté biblique, puisqu'on va retrouver, bien sûr, le jugement dernier, mais ce n'est pas que cela, ça va être aussi dans le jugement, qui est le juge et qui ment, là aussi, parce que ça va être important, on va retrouver avec cette étape une autre fonction jungienne, on a déjà perçu la fonction intuition par la rencontre avec l'étoile, et là finalement, quand nous sommes dans le jugement, nous sommes en relation avec la fonction pensée, celle qui juge justement, celle qui rationalise, celle qui donne du sens, parce que, pourquoi, parce qu'il y a besoin d'être dans la logique, et là, bien souvent, si on se souvient aussi de ce que nous avions dit quand on a parlé du mental, et bien, quand je mens à Al, qui est donc ce qui est divin en moi, je mens aussi à ce principe divin.

Donc, quand je suis dans le mental, peut-être que, justement, le jugement, ce qui est juge en moi, c'est-à-dire dans cette faculté, cette compétence et cette capacité, justement, à discerner par cette modalité pensée. Alors, on aura ça aussi dans cette image, mais ce n'est pas en cela qu'elle sera archétypale, on va dire ça comme ça.

Avant qu'on essaye de la décoder, remettons côte à côte deux images qui apparemment n'ont pas de sens, mais si on regarde bien leur structure, on voit bien qu'il y a une figure angélique dans le plan haut de l'image et trois personnages dans le plan bas. Pas située de la même manière, bien sûr, mais il y a une similitude qui peut être intéressante, justement, dans l'organisation des personnages sur l'image. Alors, on retrouve une figure angélique.

Alors, on avait déjà eu donc le petit Cupidon, on a eu la figure de l'ange avec tempérance, on en redécouvrira une autre prochainement. Et puis, on a cet ange-là qui prend quand même beaucoup de place et qui est une race particulière, on va dire ça comme ça, puisque si avec l'amoureux il s'agissait d'un Cupidon, là il s'agit d'un Séraphin et on n'est pas du tout dans la même organisation hiérarchique. Séraphin, ça veut dire ange brûlant et dans ange brûlant, eh bien, on a la position de l'ange qui est brûlant parce qu'il est le plus près de la divinité. Donc, c'est une fonction, dans l'ordre de la hiérarchie, quand même importante puisque le Séraphin va être chargé d'apporter le message du divin. Et pour ce faire, il va voyager sur son nuage et puis il viendra effectivement avec sa trompette et avec sa bannière, justement, pour pouvoir manifester le message du divin aux personnages qui sont en dessous. Alors là aussi, il y a beaucoup à dire sur cet ange dans le sens où, quand on l'observe, on se dit, tiens, il y a beaucoup d'ailes. En fait, il a trois paires d'ailes. C'est une particularité des Séraphins, il y a trois paires d'ailes. Alors, il y en a une où, dit-on, c'est pour se cacher les yeux parce que nul ne peut regarder la divinité en face. Une autre, c'est banal pour un ange, c'est pour voler, c'est pour se déplacer. Et puis, une troisième paire, nous dit-on, pour pouvoir se cacher les pieds parce que les pieds mettent en relation avec l'identité masculine et phallique.

Ce qui voudrait dire que, finalement, on a été ébernés jusqu'à présent puisque là, ça nous dirait que les anges ont un sexe, alors qu'on nous dit d'habitude que les anges ne sont pas sexués.

Ça, c'est anecdotique. Ce qu'il faut retenir, c'est qu'effectivement, cette pluralité d'ailes, de paires d'ailes, ça lui donne des possibilités différentes et pas restreintes, encore une fois.

Alors, moi, je raconte toujours un petit peu cela un peu en boutade, mais on pourrait aussi peut-être chercher un peu plus loin le sens de cette information. Donc, cet ange, encore une fois, dernier personnage à nous regarder de face. Donc, c'est le cinquième. Et là, ça va être important parce que cette image, elle est en relation avec l'arcane 13 dont on a parlé tout à l'heure pour deux choses. Pour le fait de renaître, et ça, ça va être l'objet du personnage qui nous tourne le dos. C'est la première fois que nous verrons un personnage qui est de dos, qui nous montre ses fesses. Et ce personnage de dos, on ne peut pas savoir si c'est un homme ou si c'est une femme. Alors que les deux qui sont face à lui, on voit manifestement un homme, manifestement une femme, une plus jeune et un plus âgé. Donc là, on discerne, on peut identifier.

Alors que notre personnage qui est de dos, on sait simplement que c'est quelqu'un, que c'est une personne. Donc, ça va être important. Et on avait dit un petit peu avant qu'il sortait d'une tombe. Pour sortir d'une tombe, il faut être mort. C'est justement parce que ce personnage qui est de dos a accepté de mourir à lui-même. Alors, pas forcément d'une manière concrète, on est bien d'accord, mais de mourir à lui-même, qu'il peut, dans cette étape-là, renaître. Alors, on peut supposer que les deux qui sont en face de lui, peut-être, eux ils sont déjà arrivés. Ils sont déjà là et ils viennent l'accueillir, peut-être. En tout cas, ça, ça forme un trio, une triade, comme si on avait le père, la mère et l'enfant, par exemple. Avec la figure angélique qui est au-dessus, qui parraine, qui préside, qui initie aussi ce qui se passe.

Abonnez-vous à la newsletter de BAGLIS TV

Haut