Ces figures animales, derrière lesquelles Protée se réfugie selon ses envies, tour à tour « lion », « sanglier », « cerf », « serpent », « panthère » : de quelles significations symboliques sont-elles porteuses ?

bige luc protee 2 masques 1bige luc protee 2 masques 2

Quand la fuite devient thérapeutique, et le jeu une guérison…

L’esprit moderne tend à considérer les mythes comme des « histoires à dormir debout ». Or, ce que cet état d’esprit ignore, c’est que si ces « histoires » ont traversé les âges sans prendre une ride, c’est bien parce que le message qu’elles contiennent, parle invariablement au plus profond de chacun d’entre nous !

Ainsi, à travers l’analyse du mythe de Protée, c’est bien à une introspection personnelle que nous convie Luc Bigé.

Une introspection qui peut s’envisager en premier lieu sur un plan corporel, à savoir ici la sphère cardio-pulmonaire. Puis psychologique : « parvenir à condenser son idéalisme », « cesser de fuir les principes de réalité ». Et pour les plus téméraires, cette introspection peut prendre les couleurs d'une individuation d'essence jungienne et spirituelle : « canaliser la nébuleuse neptunienne », « découvrir que le fragment, aussi petit soit-il, est aussi porteur d'une lumière du grand Tout »...

Un exposé, un mythe, qui parlera peut-être plus encore aux thérapeutes, ou plus généralement à ceux et celles qui se sentent appelés à soigner. A leur intention, Luc Bigé rappelle ici le danger « d’être capable d’aimer tout le monde, mais personne en particulier » ou encore que « les thérapeutes, bien souvent, s’ignorent eux-mêmes, même si cela n’affecte pas nécessairement leur dévouement ou leur capacité à soigner… ».

Autant de « signatures protéennes », qui, comme tous les mythes, ne nous délivrent pas des conseils « tout cru dans le bec » (plug and play pour les modernes!), mais, au moins nous indiquent les ornières à éviter !