Les Sept Prophétesses
Princesse, reine ou autre, chacunes des Sept Prophétesses occupe une place capitale dans les Ecritures. Sarah, Myriam, Débôrah, et Esther, suivies d'Hannah, Avigayil et Houldah, jouent ainsi un rôle primordial, salvateur ou libérateur, dans l'histoire. Introduites dans la Présence de Dieu, elles incarnent également des instances sacrées, manifestant tour à tour la solitude de l'être humain et sa vocation à agir.
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Extrait de la vidéo
Qu'est-ce que l'humanité fait mémoire de la Création ? Les sept prophétesses. Lorsque l'humanité fait mémoire de la Création, elle trouve au plus profond d'elle-même le chiffre 7, un chiffre premier dont les mathématiciens ou mathématiques assurent qu'il est indivisible. Ici, l'humanité, ce sont les hommes et les femmes qui s'approchent de Dieu et de son œuvre de création et cette humanité se découvre en deux formes, en deux visages, en deux regards surtout et en deux écoutes différentes, l'écoute de l'homme et l'écoute de la femme.
Chacun et chacune porte le chiffre 7 dans les ouvertures de son visage, deux yeux, deux narines, une bouche et deux oreilles. Mais aussi le chiffre 7 du rythme ininterrompu des semaines, six jours profanes et un plus séparé, qu'on pourrait appeler en hébreu, cinq. Or voici que des hommes, des sages du Talmud, portèrent leur regard sur une bague, un seau royal d'un potentat quelque peu fatigué et lâche qui régnait sur 127 provinces.
Les sages ayant ouvert leurs deux yeux, deux de leurs ouvertures de leur visage, ouvrirent ensuite les deux ouvertures les plus éloignées du visage, à savoir les deux oreilles, et ils entendirent les cris, les supplications, les prières des Juifs et des Juives qui dans une grande ville, une capitale, revenaient vers Dieu pour le supplier de ne pas être exterminés par la haine et la solution finale.
La capitale se nommait Shoshan, Suse, dont le nom signifie la rose ou le lotus, et la femme du roi s'appelait, on ne savait pas comment elle s'appelait, mais secrètement elle s'appelait Myrthe, comme ce buisson cueilli dans une vigne du Languedoc, qui est, en français on dit le Myrthe, mais qui se dit en hébreu la Myrthe et qui se traduit par Hadassah. Elle avait caché son nom et ce nom cachette se dit Esther.
La plupart des hommes et des femmes qui hurlaient de douleur et criaient vers Dieu pour l'appeler, pour éviter la solution finale, venaient de retrouver leur personnalité qu'ils avaient perdue et simultanément ils retrouvaient l'existence de Dieu parce qu'ils vivaient une situation d'extrême urgence. Alors les hommes du Talmud, non étonnés par l'humanité qui oublie, qui oublie ce qu'elle est, qui oublie Dieu, pointèrent la négligence des humains envers le Créateur.
Ils regardèrent cette bague, le sceau royal du mari d'Esther, la cachette, que ce mari que le roi avait confié en des mains haineuses et des desseins jaloux et pervers. Et les sages du Talmud déclarèrent ainsi le résultat de ce changement de pouvoir. Le sceau royal déplacé avait mieux réussi à convertir les Juifs que 48 prophètes, 4 fois 12, et que 7 prophétesses. Voilà d'où vient le concept des 7 prophétesses.
Et ils nommèrent, ils énuméraient chronologiquement ces femmes de la Bible, Sarah, Myriam, Déborah, Hannah, Abigail, Huldah et Esther, qu'on appelle le plus souvent la reine Esther. Je parlais des hommes et des femmes, suis-je docile à l'enseignement des hommes, moi, femme ? Où ces hommes-là ont-ils d'abord été dociles à une déclaration divine ? Car s'ils ont énuméré 7 femmes, à la fin vous les saurez par cœur, le chiffre des 7, ils étaient disciples d'une parole de la Création, 7 jours de la semaine, de n'importe quelle semaine, mais aussi pour les Juifs, de la semaine de Soukot, de la fête des cabanes, et de la semaine de Pessah, la fête juive de Pâques.
Ces hommes du Talmud, donc, obéissaient de façon quelque peu mystérieuse à l'enseignement sur les 7. Obéissance, ob, ouir, ob en latin signifie se mettre devant, ouir, écouter. L'obéissance, c'est celui qui se met devant, devant le Créateur, pour écouter. Comme l'obstétrique, ob, celui qui se met devant, qui se place devant la femme qui va enfanter, pour accueillir, pour recevoir l'enfant et la vie qui va naître.
Voilà pourquoi une de ces 7 prophétesses va être sage-femme, et l'enseignement de la Torah, écrite et orale, dit que le mot sage-femme et que le mot disciple ont les mêmes lettres. Pourquoi ? Parce qu'un disciple ou une disciple est à lui-même ou à elle-même sa propre sage-femme. De là le chiffre 7, nous avons dit, les mathématiciens le disent indivisible, va se partager, va se diviser en 7.
Chiffre premier, 7 femmes entièrement différentes, mais dont le deuxième nom commence par la même lettre, la lettre N. Ça se dit en hébreu, Neviah, prophétesse, prophète au masculin Navi et prophétesse Neviah. Or pour la langue hébraïque, le N correspond au chiffre 50, c'est-à-dire une perfection. Par exemple, dit le traité sur Rosh Hashanah, sur le premier de l'an, Moïse a 49 portes de la sagesse, il lui manque une pour arriver à 50.
Mais justement, quand Moïse rencontre dans la Torah écrite cinq sœurs, filles de même père, ces cinq sœurs apportent à Moïse la cinquantième porte de la sagesse qui lui manquait. Ceci dit par les hommes de nouveau, les hommes du Talmud, je suis une femme, cela risquerait de dire si les cinq sœurs, filles de même père, qui s'appelaient Tselofrade, si les cinq filles de Tselofrade vont apporter la cinquantième porte de la sagesse à Moïse, est-ce pour une histoire de sport ou de compétition ?
Je ne pense pas, les cinq sœurs ne voulaient pas être plus fortes, elles désirent seulement que justice se fasse et à cette époque où elles se trouvent, avoir une part d'héritage puisque leur père n'a pas eu de fils. Pourquoi les filles n'auraient pas l'héritage de leur père ? Voilà le problème que Moïse n'a pas pu résoudre puisque Moïse a dû en référer à Dieu pour savoir comment répondre à ces cinq femmes.
Ainsi les filles de Tselofrade, cinq filles qui s'appellent, pour les gens qui aiment les prénoms, Mahla, Noa, Ogla, Milka et Tirza, ainsi les cinq filles de Tselofrade causent et provoquent la parole puisque Moïse va demander la parole à Dieu. Et donc le nom de prophétesse qui en hébreu commence par un N, le N dans la Bible hébraïque est remarqué aussi lors du passage du Seigneur devant Moïse. Vous vous rappelez quand Moïse demande à Dieu, Moïse dit à Dieu je veux te voir, le Seigneur lui dit non tu ne pourras pas me voir, je vais te mettre dans le rocher, je te protégerai de ma main et à ce moment-là je passerai.
Et Dieu passe devant Moïse et décline treize attributs, les treize noms qui caractérisent le Seigneur.