La Voie Cardiaque

Qu'est-ce que la "voie cardiaque"? Dans une approche sommaire, on pense tout d'abord à la charité, relayant ainsi les expressions bien connues : « Il a bon cœur » ou, encore, « il a le cœur sur la main ».

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Du point de vue physiologique, le cœur est un organe vital qui a pour fonction de propulser le sang dans l'organisme, de réguler sa circulation dans toutes les parties du corps. Pour ce qui est de la voie cardiaque, il va de soi qu’on ne saurait s’arrêter à ces quelques considérations; il faut aller plus loin. Et, aussi, se poser la question de savoir pourquoi le philosophe Louis-Claude de Saint-Martin a adopté cette formule qui s'éloigne de « la voie opérative et théurgique» pratiquée par Martinès de Pasqually et les Élus-Coen.

Dans l’hypothèse de leur existence, les mondes invisibles et mystérieux ne sont pas forcément à rechercher à l’extérieur de nous-mêmes mais, plus sûrement, à l’intérieur de nous-mêmes. Il en va de même des clefs qui ouvrent à deux battants les portes de la véritable connaissance, supérieure au savoir. « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux ». Telles sont les pistes de réflexion qu'Yves-Fred Boisset nous invite à explorer.

Extrait de la vidéo

– Bien ce soir, comme vous l'avez vu dans les invitations, je vais vous parler, enfin je vais essayer de vous parler parce que ce n'est pas... parce que j'ai tendance à vous faire le tour en une soirée, même en une vie peut-être, de vous parler de la voie tardiate et du vrai désir. Alors il faut d'abord se mettre d'accord sur les mots. La voie tardiate, c'est la voie que préconisait Louis-Thomas de Saint-Martin, le philosophe inconnu.

Inconnu non pas parce qu'il y avait tâché, mais inconnu parce que, disons, c'était un titre qu'il avait reçu par des initiations qu'il avait lui-même reçu, disons, de divers endroits et de diverses sources. Louis-Thomas de Saint-Martin est né en 1743, il est mort en 1803, d'ailleurs il y a deux ans, nous avons fait un congrès pour commémorer sa disparition. Et Louis-Thomas de Saint-Martin était un homme très intéressé par tout ce qui concerne la spiritualité, tout ce qui concerne les religions, tout ce qui concerne essentiellement l'esprit de la religion, c'est-à-dire le sud de la religion.

Et il a écrit de nombreux traités là-dessus. Alors il faut savoir qu'à ses débuts, car il faut bien débuter dans la vie, à ses débuts, il avait rencontré un certain Martinez de Pasquali, ou de Pasquali, il y a 30 prononciations différentes, qui était lui un homme qui, je vais plutôt disons un théurge, à savoir qu'il pratiquait certaines formes de magie blanche, certaines formes de théurgie, certaines formes d'opérations liées notamment à la Kabbale pratique.

Donc Saint-Martin le rencontra assidûment, dans des conditions qui seraient trop longues de raconter, qui n'ont pas d'intérêt ici, et il en devint le secrétaire. Secrétaire et le principal, on peut dire qu'il était le principal affilié du martinaisisme. Martinez avait fondé l'ordre des élus thohènes, qui existe toujours mais dans des, disons, il y a eu beaucoup de courants différents, etc. et pour ne pas dire d'ailleurs non seulement différents, mais souvent d'ailleurs hostiles les uns aux autres, mais ça c'est la vie qui veut ça, pas de certaine façon personne.

Donc Saint-Martin prend cette voie et il se trouve que Martinez, dans 1772, s'en va à Saint-Domingue pour récupérer partie d'un héritage, pourquoi pas, et puis deux ans après il meurt à Saint-Domingue, donc il ne revient jamais en France, et ne revenant jamais en France, eh bien on ne le voit plus. Et à sa mort, quelques personnes ont essayé de continuer son œuvre, mais en fait n'y ont pas vraiment réussi.

Ça c'est un portable qui fait le paradis de la mort, vu son nom. Bon soit, de toute façon Saint-Martin reprend sa liberté vis-à-vis de Martinez assez rapidement, et ils iront, quelques années plus tard, avec le martinaisisme et les élus thohènes, et ils déclarent, sans se gêner, qu'il n'est pas utile de faire toutes ces opérations compliquées avec des histoires de solstice, des tinox, de lieux, de ça, c'est très compliqué, pour approcher Dieu, car il part du principe, qui n'est pas, disons, qui n'est pas stupide en soi, à mon avis, c'est que si on nous dit, dans la Genèse, que l'homme a été fait à l'image de Dieu, pourquoi faudrait-il passer par des intermédiaires, des personnages vivant dans des cercles, que l'on appelle astros ou autres, suivant les terminologies, pour finalement arriver à Dieu ?

D'autant plus qu'il pensait, et je pense aussi d'ailleurs, parce que je citerai, je suis plus Saint-Martinien que martinaisien, ça je crois que ce n'est pas un secret pour ceux qui me connaissent, depuis longtemps, parce que je pense aussi qu'il n'est pas utile, dans ces sphères intermédiaires, on peut rencontrer toutes sortes d'esprits, on appelle ça comme ça, plus ou moins fréquentables, il n'y a pas de bonnes relations à se faire dans ces milieux-là, je parle des milieux astros, au-dessus de l'humain.

Donc Saint-Martin pense qu'il ne faut pas, disons, perdre son temps avec ces opérations, et il préconise à ce moment-là la voie cardiaque. Alors, qu'est-ce que la voie cardiaque ? La voie cardiaque, c'est la voie du cœur, mais ce n'est pas aussi simple que cela, ça ne veut pas dire qu'on a la main sur le cœur et le cœur sur la main, ça se sent un peu simple. C'est beaucoup plus compliqué.

Il faut remonter à Papus. Papus, qui est arrivé après, bien sûr, un siècle après, Papus a écrit des choses très intéressantes et presque définitives dans ce domaine, à savoir que déjà, Papus était médecin, n'oublions pas, donc déjà il connaissait bien l'anatomie et la physiologie de son temps, bien sûr. L'anatomie n'a pas changé, la physiologie a changé, la pharmacopée a changé, les traitements ont changé, les diagnostics ont changé, mais l'anatomie en était pareille il y a un siècle, on n'a pas changé depuis un siècle, il faut des millions d'années pour changer quelque chose dans la nature.

Et pendant ces temps, Papus, dans ses traités, notamment de Sciences Occultes, il a divisé le corps de l'homme en trois parties. Une partie inférieure, c'est le ventre, le guirement, une partie supérieure, c'est la tête, et une partie intermédiaire, c'est la poitrine, ce qu'on pourrait appeler, disons, le site cardio-pulmonaire. Alors, on sait que le ventre, c'est le siège du système digestif, c'est un laboratoire, là-dedans il y a un laboratoire qui trie les éléments de la nourriture, il y a les éléments nutritifs, le chyme, il y a les éléments non nutritifs, c'est le chyle, il est évacué comme on sait, et c'est, en disant, dans ce ventre que se passent les opérations qui sont importantes pour nous, puisque c'est là que c'est nous permettent de vivre, par l'intermédiaire de la nourriture.

Bon, il est vrai que, moi si un jour, enfin je pense d'ailleurs un jour que je mourrais, ça c'est sûr, et tant que je mourrais, j'irai droit au paradis, là-dessus il n'y a aucune espèce de doute à avoir, si vous avez des doutes, n'en ayez plus, et que j'irai voir, je demanderai une audience au bon Dieu immédiatement, et il me recevra, parce que bon, j'aurais quand même servi la cause pendant pas mal de temps de ma vie, donc il me recevra sans peu de difficulté, n'est-ce pas ?

Et à ce moment-là, je lui dirai, écoutez, mon Dieu, j'appelle, je lui dirai, mon Dieu, dites-moi pourquoi vous avez fait un tube digestif, parce que pour moi c'est l'enfer, ça nous oblige à manger, c'est-à-dire à tuer. Eh oui, parce que manger, c'est bien, mais ça nous oblige à tuer, car ce qu'on mange, c'est ce qu'on tue, et je ne veux pas que les végétariens ricanent,

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