Hommage à Gitta Mallasz par Marguerite Kardos
Hommage de Marguerite Kardos à Gitta Mallasz, rendu au cours de cette soirée organisée par l'ADDA Association pour la diffusion des Dialogues avec l'ange au Forum 104 (Paris)... Souvenirs et anecdotes personnels concernant cette femme d'exception, Gitta Mallasz, qui fut le témoin d'un long dialogue étalé sur dix-huit mois, avec des entités supra-humaines. Anges? Archanges? Séraphins ?.... ou Maitres Intérieurs ?
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Extrait de la vidéo
Je suis née en 1944, au début mars, enfin en mars, et donc l'enseignement était encore extrêmement vivant, à quelques mètres de moi, et mes parents ont connu Guita seulement, c'est mon père qui l'a ramenée à la maison un jour, parce que mon père aimait beaucoup les lisettes exceptionnelles, personne ne connaissait l'histoire de Dialogue avec l'Ange à l'époque, en gré, Guita n'en a jamais parlé, mais elle travaillait pour Miklos Raboy, dont vous avez vu la danse, elle était chorégraphe, elle était traductrice, elle faisait les décors, elle avait un don extraordinaire de trouver les vêtements anciens au marché, aux puces, et habiller les danseurs de telle ou telle région, elle savait que si on mettait le chapeau comme ça, et on retournait un bout, ça voulait dire de quel endroit, de quel petit village de Hongrie, elle avait une connaissance extraordinaire de tous les décors sur les vêtements, parce qu'elle m'a montré ses vêtements, et elle a dit, mais voilà, quand il y a trois rubans, c'est qu'il y a trois enfants, de quelle couleur c'est garçon ou fille, selon l'âge il y a ça et ça, donc la carte d'identité était sur la personne selon le vêtement populaire que les gens connaissaient, enfin portaient encore à l'époque, et j'étais éblouie de son sourire, de sa gentillesse, de sa générosité, de sa joie de vivre, et je l'ai vu peut-être quatre ou cinq fois, je m'appelle pas, plusieurs fois je l'ai vu, je m'appelle, on s'est promené sous la neige et on a parlé, elle m'a un peu pris à part, parce que j'étais un peu vilain petit canard dans la famille, et on riait beaucoup, et quand je suis, et je l'ai perdue de vue, je savais pas du tout ce qu'elle est devenue, et quand je suis arrivée en France en 65, j'ai téléphoné à mes parents, au bout de quelques jours, dans un poste téléphonique, et à l'époque, on devait attendre quelquefois sept heures, huit heures, pour avoir la communication, donc on avait un numéro, et puis on nous a appelé dans la cabine, et puis en attendant, on lisait, et puis on était aux aguets quand même, pour bon dire, et quand je suis sortie de cette cabine téléphonique, où j'ai pu parler une minute avec mes parents, parce que j'avais pas plus d'argent, une dame hongroise m'a dit, j'ai entendu que tu parlais le hongrois, je suis artiste peintre, tu veux boire un thé chez moi, j'ai dit bien sûr, oui c'est gentil, et je suis allée, elle habitait à côté, je suis allée, et puis quand elle a juste ouvert la porte du jardin, c'était Roseray, elle dit, ah j'ai oublié de te dire que j'ai une amie chez moi, et elle comprend bien le hongrois, donc elle est hongroise, et ça te gêne pas, j'ai dit bien sûr, mais je connaissais même pas la dame, donc c'était évident, et elle dit, tu peux me sonner, parce qu'elle fermait la porte du jardin, et je sonne, et c'est Guita qui a ouvert la porte, donc c'est extraordinaire le scénario des anges, j'aurais pas pu imaginer mieux, alors je me met à pleurer, à pleurer, c'était inespéré de rencontrer Guita là, parce que je savais pas du tout qu'elle était en France, nous savions rien, et là elle m'a tout de suite aidée pour trouver du travail, pour trouver logement, elle avait déjà des amis, et elle s'occupait beaucoup de moi comme une maman, mais elle m'a jamais parlé du dialogue avec l'ange, et bien elle m'observait, elle m'a posé des questions, et puis je lui ai dit que j'aimerais être psychanalyste, yunguien, parce que j'ai une vénération pour Yung, et ah bon, alors c'est très bien, je vais te donner un cadeau pour tes 21 ans, parce que tu vas être majeure, et j'ai organisé une rencontre avec le professeur Origenma, qui est le directeur de l'institut d'Yung à Zurich, je croyais que c'est le bon lieu que je rencontrais, pendant une semaine je n'ai pas dormi, j'ai écrit la liste des questions, et bref, j'abrège, et la rencontre était désastreuse pour moi, complètement, une déception totale, et je me suis cachée de lui, je n'osais pas lui dire que ça ne s'est pas passé comme j'aurais voulu, il avait tout à fait raison, professeur Origenma, c'est moi qui attendais autre chose de la rencontre, parce qu'il m'a dit, au bout de deux heures, il a dit, vous êtes une mystique qui est complètement décollée de son corps, c'est impossible pour vous d'entendre l'autre, parce que vous êtes dans votre projection, dans vos poèmes, dans votre état mystique, mais je suis le premier à vous déconseiller d'être une psychanalyste, et tant que vous ne serez pas violée trois fois, et divorcée quatre fois, ce n'est pas la peine de revenir me voir, alors là, c'était tellement, dès que je suis entrée, il m'a dit, vous êtes vierge, j'ai dit, excusez-moi, je n'ai que 21 ans, oui, oui, enfin, et donc je me suis dit, mais qu'est-ce que c'est ce type, mais ce n'est pas du tout ça que j'attendais, et donc je me suis planquée, je me suis cachée de Guitta, et pendant plusieurs mois, je ne lui ai pas donné signe de vie, et la pauvre, elle me cherchait partout, elle était inquiète, et un jour, j'étais modèle chez une amie peintre, à elle, une dame hongroise, et j'entends la dame qui décroche le téléphone, elle s'appelait Eva Petafari, elle décroche le téléphone, et elle dit, ah, Guitta, bonjour, et je fais signe que je ne suis pas là, et elle dit, oui, oui, Marguerite, parce qu'en hongrois, on m'appelle Dionnie, mon premier prénom c'est Dionnie, Dionnie me fait des signes désespérés qu'elle n'est pas là, mais en effet, bon, alors je prends le téléphone, et je dis, Guitta, oui, excuse-moi, oui, j'avais pas envie de parler à qui que ce soit de cette expérience avec professeur originellement, parce que je ne l'ai pas encore digéré, et elle dit, mais parce que ça s'est passé comment, j'ai dû me, ça s'est mal passé, ah, réussie, opération réussie, tu l'as fait exprès, mais évidemment, je savais que je ne pourrais jamais te convaincre que ce n'est pas ça ta tâche de devenir psychanalyste, tu as une tête dure, et je t'ai mis en situation, alors là, après, de nouveau, elle s'est occupée