Hommage à Gitta Mallasz par Dominique Raoul-Duval
Hommage de Dominique Raoul-Duval à Gitta Mallasz, rendu au cours de cette soirée organisée par l'ADDA Association pour la diffusion des Dialogues avec l'ange au Forum 104 (Paris)... Souvenirs et anecdotes personnels concernant cette femme d'exception, Gitta Mallasz, qui fut le témoin d'un long dialogue étalé sur dix-huit mois, avec des entités supra-humaines. Anges? Archanges? Séraphins ?.... ou Maitres Intérieurs ?
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Extrait de la vidéo
Bonjour. Effectivement, au jour de 1976, j'ai vu arriver sur mon bureau, par des chemins assez inhabituels, un manuscrit qui s'appelait à l'époque Les Quatre Messagers. Je travaillais, j'ai à cette époque rencontré Françoise Maupin qui m'a fait entendre l'émission de radio Extraordinaire où Guita parlait des dialogues et donc je suis rentrée chez Zobier avec le manuscrit sous le bras, nous avons eu un comité de lecture et le lecteur numéro un de chez Zobier était un jésuite extrêmement savant, extrêmement intelligent, extrêmement drôle et extrêmement exigeant en matière de spiritualité et chaque fois, vraiment chaque fois qu'il y avait un livre de spiritualité qui arrivait au comité de lecture, il le descendait avec une férocité, avec un humour dans lequel il mettait toute son intelligence et c'était absolument affreux.
Je suis arrivée à mon comité de lecture en faisant le dos rond puis j'y ai raconté tant bien que mal ce que j'avais entendu et quand j'ai vu le manuscrit disparaître dans la vieille serviette extrêmement fatiguée d'Abel Janière, bon j'ai entenu mon souffle et je me suis dit on verra la semaine prochaine et puis le nouveau comité de lecture est arrivé et alors là quand le manuscrit est sorti de la vieille serviette très très fatiguée, alors vraiment moralement je rampais sous la table, je m'attendais au pire, je rassemblais toutes mes forces pour entendre le verdict et le verdict a été tout ce que je peux dire c'est que c'est une expérience spirituelle authentique.
Donc à partir de là l'affaire a été gagnée, le livre a été publié, il s'appelait effectivement à l'époque Les Quatre Messagers, je trouvais que ce n'était pas un titre pour un livre aussi fort et puis bon mon métier, je travaillais toute ma vie dans l'édition, mon métier c'était aussi un peu de trouver des titres et alors version Guita, un jour me dit-elle tu es arrivé dans le bureau de ma madame Aubier et tu as dit ce livre va s'appeler Dialogue avec l'Ange, j'ai dit écoute Guita ce n'est pas mon style, moi je suis plutôt timide, j'étais très indépinée par madame Aubier, je n'ai jamais pu dire quelque chose d'aussi péremptoire et elle m'a dit avec beaucoup de justesse, c'est absolument vrai, tu as raison, il y avait une telle certitude intérieure en toi que c'est ça que j'ai entendu.
Donc voilà, sortent les Dialogue avec l'Ange, comme vous l'a raconté Françoise, Guita tombe très très gravement malade et moi je savais, je la connaissais un peu quand même, je savais qu'il y avait quelque chose derrière tout ça et quand elle a été guérie, je lui ai dit, dis-moi un peu, qu'est-ce que tu nous as fricoté ? Et Guita m'a dit, et ben voilà, bon le livre a été publié en français, d'accord, mais je me suis dit qu'en anglais il aurait quand même beaucoup plus de lecteurs.
Et donc voilà, elle a ressuscité. Et puis à la suite de tout le courrier, elle n'arrêtait pas de recevoir des lettres, elle s'était jurée de répondre à chaque lettre qu'elle recevait, elle passait sa vie. Elle a pensé que, bon, rassembler justement les questions reçues en livre, ce serait quand même moins fatigant et elle a décidé d'écrire des livres explicatifs autour des dialogues. Elle a écrit le premier avec Françoise, leur collaboration n'a pas pu continuer.
Elle a écrit le deuxième avec quelqu'un dont elle n'a pas du tout été contente, pas du tout. Et donc, pour la suite, il lui fallait quelqu'un. Et là, j'ai eu droit à une danse des sept voiles absolument incroyable, parce que Guita pouvait être d'une mauvaise foi inouïe. Bon, il y avait la mauvaise foi de tous les jours, celle de la vôtre, la mienne, quand on veut arriver à ses fins et jeter un voile sur certaines choses, mais il y avait la mauvaise foi des anges.
Et alors la mauvaise foi des anges, c'était, oh mais écoute, tu sais, on a déjà énormément travaillé avec Bernard Monteau et Patricia, mais c'est rien du tout, tu verras un petit coup de patte comme ça, il y en a pour deux jours. Je n'ai pas cru, je ne l'ai pas cru, mais je me suis laissée quand même, je me suis laissée avoir parce que je ne mesurais pas le travail que ça représentait à l'époque. Je travaillais chez Zobier, j'avais d'autres travaux en cours, donc c'est vrai que je n'avais pas du tout le temps.