Hommage à Gitta Mallasz, par Françoise Maupin
Hommage de Françoise Maupin à Gitta Mallasz, rendu au cours de cette soirée organisée par l'ADDA Association pour la diffusion des Dialogues avec l'ange au Forum 104 (Paris)... Souvenirs et anecdotes personnels concernant cette femme d'exception, Gitta Mallasz, qui fut le témoin d'un long dialogue étalé sur dix-huit mois, avec des entités supra-humaines. Anges? Archanges? Séraphins ?.... ou Maitres Intérieurs ?
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Extrait de la vidéo
J'ai connu Guita par hasard, enfin pas par hasard quand même, c'est pas vrai, j'ai connu Guita en 67, à l'époque où son livre était loin d'être sorti, c'était dans le Périgord, je faisais du yoga avec une dame qui travaillait avec Graf Durkheim et tous les soirs, Mme Guita venait avec son mari Lazzi et méditait avec nous. Et puis j'ai trouvé très sympa, c'était des hongrois qui avaient été chercher la liberté, Lazzi était un personnage, le mari de Guita était un personnage aussi assez étonnant, qui était un communiste juif hongrois, qui avait fait la guerre d'Espagne, qui avait été après engagé dans l'armée française parce qu'il préférait être soldat français que juif hongrois à Patride, et c'était un homme, c'était un héros aussi, enfin c'était un personnage, donc j'ai trouvé très sympathique et puis rien ne me filtrait, enfin, bon, Guita je savais qu'elle avait été chez Gurdjieff, qu'elle avait fait quelques balades comme ça, ésotériques, mais bon, et puis elle est partie, c'était en août, elle est partie, et puis Jeannine m'a dit avant que je ne parte le dernier jour, elle m'a dit, il est arrivé une drôle d'histoire, et là on commence à me raconter les histoires de Guita, alors moi je ne savais pas que je cherchais des preuves de l'existence de Dieu, je me suis dit, oh là là, on y va, et je suis allée chez elle à Fontenay-Rose dans un petit appartement tout à fait extraordinaire où tout était simple et tout était construit par l'Atsis, et on m'a donné les documents, c'était en 67, on m'a donné les deux cahiers René Hôté des Dialogues avec l'Ange qui s'appelaient à l'époque les 4 Messagers, et j'ai eu la chance vraiment formidable de pouvoir suivre la jeunesse, la jeunesse du livre, enfin, d'essayer, je me suis beaucoup intéressée au livre, et j'ai essayé de trouver des éditeurs, et chaque fois le paquet était renvoyé, on ne comprend pas, enfin bon bref, et la chance est venue quand Claude Métra a eu le document dans les mains grâce à la mère de Louba qui est ici, de Louba Shield, et puis il y a eu une émission qui est sortie sur France Culture qui a été formidable, qui a été considérée comme très bonne, qui est repassée de l'été, et puis c'est comme ça que le livre est né, parce que finalement après on est allé, Claude Métra a téléphoné à Dominique Raoul Duval ici présente pour lui dire il y a un livre qui peut t'intéresser, et on s'est retrouvés Dominique et moi dans le même appartement, moi présente dans le livre, elle me présente en pas, et voilà, le ventre est parti, et il y a une chose qui était, qui est quand même étonnante, c'est quand le livre a été sous presse, eh bien Guita est tombée très très malade, elle a vraiment failli mourir, et j'étais là quand le livre est arrivé le 24 novembre, le 24 décembre 76, c'est à dire dix ans après l'avoir connu, et on était très inquiets, le livre est arrivé le 24 décembre donc au matin, et Guita rentrait de l'hôpital, les livres étaient là, et Guita a dressé les pieds parce qu'elle était extrêmement souple, elle a dit champagne, elle n'était pas guérie encore, mais elle s'est guérie parce que, mais son arrivée était formidable, alors la vie à Gérard Del, c'est pas la peine que je vous fasse un dessin parce que vous avez vu qui était Guita, c'est à dire, elle était assez brute de décoffrage effectivement, elle était drôle, elle avait un sens comme dit Michel Cazenave, elle avait un sens, elle savait viser juste, moi je me souviens une fois j'étais très amoureuse, j'avais un chagrin d'amour comme j'en ai eu beaucoup, et je racontais tout ça en pleurant machin truc, elle me dit mais tu sais, ce dont tu souffres, c'est pas l'attachement au garçon, c'est simplement la force de tes projections, je suis repartie, et puis bon la vie est continuée, les premières années de l'édition des Dialogues, elle voulait vraiment s'éviter d'avoir des contacts avec les gens, elle est restée quand même très entrée, et puis ça a changé, il y avait beaucoup d'éditeurs, et un jour elle a reçu une invitation de l'Institut Young à venir parler à l'Institut Young, qui a déclenché ses conférences et puis elle a écrit des livres de commentaires, j'ai écrit le premier avec elle, et puis tout d'un coup le bateau a continué à voguer, alors moi ce livre je le connais depuis donc 45 ans maintenant, et bon des fois je le prends, des fois je le prends pas, mais il m'a toujours interrogé, je me suis toujours interrogée sur lui, il y a des passages que j'aime particulièrement comme le sourire, tous les textes sur le sourire sont absolument étonnants, enfin vraiment remarquables, et c'est étonnant parce que quand on regarde, enfin moi c'est mon jugement, je ne suis pas du tout théologienne ni quoi que ce soit, mais quand on regarde les religions on parle très peu du sourire, il y a très peu de livres sur le sourire, et les Dialogues avec Noam c'est les plus beaux textes que je connais sur le sourire, et j'attire votre attention là-dessus parce que c'est quand même vraiment on peut avoir une méditation sur le sourire extrêmement importante, c'est le propre de l'homme, et qu'est-ce que veut dire le sourire, c'est pas le rire, c'est pas la souffrance, c'est quelque chose d'inexprimable qui est assez proche finalement de notre liaison avec les anges pour moi, donc de temps en temps je reprends, j'ai un grand amour pour ces textes-là, mais enfin il y a tous les autres textes qui sont formidables, et bien il y a d'autres choses, mais enfin le sourire pour moi c'est vraiment quelque chose qui me marque, et puis le travail continue parce que finalement Guita est morte, mais on continue, elle est revenue, elle est remontée au ciel, enfin c'est tout à fait bien, et puis on continue quand même le travail, c'est-à-dire qu'il y a eu quand même 16 traductions du livre, la dernière est la traduction roumaine, l'an dernier il y a une traduction basque, et puis il y a beaucoup de choses qui sont aux côtés, moi je pense que si vous voulez en savoir plus, vous devriez regarder les dialogues anges, le site, parce que le site est tout à fait formidable, d'abord on y trouve les cahiers d'Illy, c'est-à-dire les cahiers qu'a écrit Illy, qui ressemblent étrangement à ceux de Guita parce que c'est la même matière, mais avec des développements différents, c'est-à-dire qu'il y a des passages, l'essentiel est le même texte puisque c'est les mêmes paroles, mais il y a des passages où quand même il y a plus d'insistance, et je trouve ça très émouvant d'avoir un second manuscrit qui atteste la présence de cette manifestation des dialogues, et puis il y a beaucoup de dessins d'Anna, qui a été la messagère des anges, mais qui aussi était une graphiste assez étonnante, alors son style c'est pas du tout du style français, c'est plutôt du style expressionniste allemand, mais c'est quand même extrêmement fort, et c'est quand même, si vous pouviez regarder aussi ce que faisait Anna sur le plan artistique, c'est aussi très intéressant, il y a des dessins de Guita bien sûr, il y a un portrait magnifique de Anna fait par