Hommage à Gitta Mallasz, par Michel Cazenave
Hommage de Michel Cazenave à Gitta Mallasz, rendu au cours de cette soirée organisée par l'ADDA Association pour la diffusion des Dialogues avec l'ange au Forum 104 (Paris)...
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Souvenirs et anecdotes personnels concernant cette femme d'exception, Gitta Mallasz, qui fut le témoin d'un long dialogue étalé sur dix-huit mois, avec des entités supra-humaines. Anges? Archanges? Séraphins ?.... ou Maitres Intérieurs ?




Extrait de la vidéo
Et ce qui est tout à fait étonnant, je m'en rappelle à quel point il a été difficile de faire ce documentaire, parce que ce qu'elle m'avait dit avant, elle m'avait dit vous faites comme si vous ne saviez rien de ce que j'ai écrit et si vous ne me connaissiez pas. Bon, j'ai joué le jeu et c'était parfois pas toujours très facile, effectivement, de faire comme si. Mais bon, vous l'avez entendu au début, ce serait déprovoquant.
Je l'ai été. Enfin, vous j'ai essayé de l'être. J'y arrivais pas toujours. Et c'est vrai que du coup, il fallait donner l'impression que j'étais, je ne sais pas si vous l'avez bien senti, et à chaque fois que je le revois, je le ressens profondément, que j'étais à la limite un peu bête, ce que d'ailleurs je pense que je suis profondément, effectivement.
Enfin bon. Mais en même temps, ce qui me frappe, c'est de voir comme Guita, et je sais très bien, j'en avais assez parlé avec elle, m'a dit je veux que ce soit vous qui fassiez cet entretien, parce que je ne le cache pas, je suis très engagé dans le milieu de la psychologie, de la psychologie des profondeurs, mais où j'appartiens à un courant, disons, on ne va pas le dire autrement, qui considère que nous sommes d'abord fondés sur la présence d'une altérité radicale, pour ne pas dire, du divin, finalement, en nous, d'une certaine manière, et que c'est autour de cela que nous nous construisons, et que tout travail psychologique, c'est sur cela qu'il va déboucher, en faisant bien, en même temps, bien la différence entre ce qui est de l'ordre de la psychologie, et ce qui est de l'ordre du spirituel.
Je regrette souvent aujourd'hui qu'on mélange un petit peu les deux. Et j'étais frappé en même temps, c'est la première fois que ça me vient à l'esprit, de dire à quel point Guita avait quand même une sûreté de jugement extraordinaire, dans la mesure où, lorsqu'elle le dit bien, si on entend les voix extérieures, et là j'ai assez étudié en psychiatrie, pour savoir que lorsqu'on entend les voix par l'oreille extérieure, on est effectivement du côté de la psychiatrie, et que ce qu'il s'agit, que ce soit la voix intérieure, qu'on sache bien que c'est quelque chose qui parle en nous, qui ne nous vient pas d'une supposée présence du monde sensible, et que, effectivement, c'est quelque chose de ce reflet du divin qui s'exprime, et que nous écoutons.
Et en même temps, je suis toujours très très frappé de ce thème qui est récurrent chez Guita, que j'avais toujours entendu développer, à savoir que nous sommes des hommes sur cette terre, et que donc nous devons faire le lien entre notre incarnation aujourd'hui, telle que nous la vivons, et en même temps cette voix de l'au-delà. Pour ne n'offusquer les croyances de personne, je vais me servir de ce thème, cette voix de l'au-delà qui s'exprime en nous.
Et je porte le témoignage à quel point Guita était totalement, totalement investi dans le monde, et dans le monde dans lequel nous sommes appelés à vivre. Je m'en rappelle très bien comment un soir, c'était avec Jeanne Clouzon d'ailleurs qui est là, nous étions, je devais tenir une conférence avec Guita Malache, j'étais venu avec ma femme et ma fille. Et ma fille était plus ou moins malade, elle avait un début de grippe.
Et je me rappelle très bien Guita, pendant tout le repas, qui me dit, ah bah écoute, elle avait commandé une poussette de champagne, elle disait à ma fille, bois du champagne. C'est-à-dire que là, ils étaient en même temps tout guitassés, ne jamais oublier que nous sommes des êtres terrestres et que nous faisons le lien précisément entre ce que j'appellerais rapidement peut-être le royaume céleste et notre habitation de ce monde.
Et là-dessus, ça m'avait beaucoup rappelé, si vous me permettez une anecdote, ça m'avait beaucoup rappelé ce moment où, quelques années auparavant, ma femme, alors que nous étions en Normandie, son pays d'origine, ma femme était quand même assez malade, elle avait une grippe, le médecin était venu, elle lui avait dit, bah écoutez, voilà, vous savez très bien, où je vous donne les médicaments, ça va durer une semaine, où vous ne faites rien, ça va durer 7 jours.
Il dit, mais il y a quand même peut-être éventuellement un moyen. Un moyen, c'est-à-dire que vous, vous couchez, vous mettez un chapeau au fond du lit, et puis vous buvez des grogues. Et lorsque vous verrez deux chapeaux, vous verrez, vous serez guéri. Et ce que je me dis, c'est que finalement, Guita, avec son champagne, c'est un peu la même chose.
Je m'envole ma femme, effectivement, si elle voulait véritablement être soignée, il fallait aller à l'hôpital de Caen, qui est à plus de 100 km de voiture, elle avait dit, on va essayer les deux chapeaux. Effectivement, le lendemain, elle était guérie, de la même manière qu'en suivant les conseils de Guita, le lendemain, ma fille était guérie. C'est-à-dire qu'il y a toujours cette idée que, effectivement, nous sommes de cette terre, nous devons voir en même temps ce qui s'exprime de la présence divine, je dirais, je vais oser me servir de ces termes, sur cette terre, et comment, en emportant témoignages, en faisant le lien, on retrouve, et c'est pour ça que je me rappelle, j'en avais beaucoup discuté avec le réalisateur, on avait gardé la fin, on retrouve ce que un grand penseur, je ne sais pas si Guita n'aimait pas tellement ces mots, mais enfin, il y a aussi une manière de vivre sa pensée, un grand penseur allemand, d'origine allemande, avait appelé l'ange de la terre.
C'est-à-dire comment, effectivement, ce n'est pas uniquement nous, c'est toute la création de cette manière qui est prise dans cette espèce de mouvement général, où nous devons nous réinscrire à notre tour, où nous devons trouver notre sens. Et je dois dire que de ce point de vue-là, effectivement, la fréquentation de Guita, et d'une certaine manière, bon, ce documentaire a été tourné il y a 8 et 11, 19 ans, aujourd'hui, c'est quelque chose qui m'est toujours extrêmement présent, et je dois dire que son souvenir, il y a quelque chose, je ne peux pas dire qu'il me poursuit, parce que ça ne me poursuit pas réellement, mais sa présence est toujours là en moi, d'une certaine manière, et souvent, je me pose la question de dire, bon, devant tel problème, devant telle situation, finalement, que m'aurait dit Guita ?
Et je me mets en position d'écouter cette espèce de petite voix intérieure qui murmure, et qui me semble avoir souvent ses accents. Ses accents avaient toujours cette particularité qui était celle de Guita Malach, je pense que vous avez senti, effectivement, en voyant ce documentaire, c'est qu'elle n'était pas toujours très drôle. Elle n'était pas toujours très drôle, je veux dire qu'elle était extrêmement exigeante, elle était en même temps très incarnée dans le monde, et d'une certaine manière, aussitôt que vous disiez une bêtise, aussitôt que vous pensiez à un petit peu autre chose, elle le relevait immédiatement.
C'est-à-dire qu'elle avait une espèce de dureté, qui je dirais est une véritable dureté angélique, précisément. C'est-à-dire qu'avec l'ange, finalement, on ne plaisante pas. Et c'est vraiment ce que j'ai gardé, il me semble, le plus précieux et le plus vivant d'elle. Voilà, je ne veux pas...