Parsifal

Inspiré de l' épopée médiévale "Parzival" de Wolfram von Eschenbach et de "Perceval ou le conte du Graal" de Chrétien de Troyes, "Parsifal" est un opéra en trois actes de Richard Wagner, produit pour la première fois à Bayreuth en 1882.

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Plus qu'une oeuvre d'art, il est pour Robert Delafolie un livre métaphysique qui nous conduit "par delà le bien et le mal".

Extrait de la vidéo

Je ne connais pas la plupart des présents, j'en connais quelques-uns quand même, ce qui fait que je ne me trouve pas tout à fait à l'étranger. Enfin, nous allons vite devenir des amis, je pense. Je vous souhaite une bonne soirée. Au revoir.

Vous avez donc dû avoir, presque tous ou toutes, ce petit texte que je vais me permettre de vous rappeler. C'est notre présentation pour le travail de ce soir. Parsifal, opéra de Richard Wagner, plus précisément un lyrique sacré, définition plus proche de la vérité, mais sans être toute la vérité. Il s'agit à prédire de l'héritage de cette œuvre médiévale, monumentale, dans ses multiples versions, venues du Nord et du Sud, comme d'Orient et d'Occident.

Le cycle de l'Ordre de la Table Ronde et de la Quai du Saint-Denis. Pour être encore plus complet, disons que Parsifal, si hermétique, est en fin de compte l'étrange amalgame des courants intellectuels et spirituels les plus vastes et les plus contradictoires de l'histoire de l'humanité. Là où nous voyons des divergences, nous découvrons des convergences étranges. Mystère infini de la plus grave des questions.

Celle qu'on traite depuis toujours, qui n'a évidemment jamais été résolue. Celle du bien et du mal. La grande question, la seule, la question. Mais derrière laquelle, il en est pourtant une autre.

Et c'est de celle-là que nous allons parler. Alors, d'où vient Parsifal ? D'où vient Parsifal ? Tout d'abord dans Richard Wagner, bien sûr.

C'est une oeuvre, un opéra très connu, très célèbre, d'un auteur parmi les plus célèbres de la musique mondiale. Qui était Richard Wagner ? Il est bon quand même de connaître. Moi j'ai la faiblesse de penser que si l'on veut bien se connaître, comprendre et apprécier une oeuvre, quelle qu'elle soit, il est bon de connaître l'auteur ou les auteurs quand ils sont publiés.

Pour savoir comment ils ont vécu, comment ils ont parlé, comment ils ont été, quitte à être quelquefois en contradiction partielle ou totale avec leur oeuvre. Là, ça n'est pas le cas. C'est plus compliqué que ça. En tout cas, Wagner était d'une famille d'artistes.

Une famille d'artistes très aléatoires. Il avait beaucoup de frères et de sœurs, beaucoup de sœurs surtout. Et cette famille vivait péniblement, difficilement. C'était plutôt une famille, on pourrait dire aujourd'hui, d'un terminant du spectacle.

C'était un peu ça. C'était un peu quelque chose comme ça. Quant à lui, dès son plus jeune âge, il s'est lancé dans des directions qu'il ne laissait pas du tout prévoir. Ce qu'a été l'oeuvre de Wagner.

Parce que je peux vous signaler au passage qu'il a été voleur d'affiches, coursier, serveur, manutentionnaire, manœuvre. Il a montré les marionnettes, il a été homme de ménage. Vous voyez, comme des marages, ça ne nous mêle pas tellement à Tannhauser ou Maître Chanteur de Nuremberg ou des choses comme ça. Et puis ensuite, il a fait un petit travail de copiste.

Il est devenu pigiste. Il a fait comme ça quelques articles dans les journaux, puis après au journaliste. Et très vite, il est devenu un petit critique de théâtre, critique d'art et critique de théâtre. Il a voulu être un acteur et puis il a voulu devenir un auteur.

Évidemment, beaucoup de gens dans leur jeunesse et leur adolescence ont des grandes envies comme ça et des grands désirs. Mais on peut voir que dès lors, il y a un vaste éventail qui n'est rien à côté de ce qui s'est passé plus tard. Et comme auteur, il a écrit un drame. Très jeune, il a écrit un drame.

Il avait 17-18 ans. En cinq actes, avec une soixantaine de personnages principaux. Comme ça, bien sûr, Wagner. Une soixantaine de personnages principaux.

Et puis, cinq actes, il s'est aperçu à la fin du quatrième acte qu'ils étaient tous morts. Alors, il ne s'est pas démonté pour ça. Il en a fait revenir plusieurs comme fantômes au cinquième acte. Et puis, il a écrit plus tard, il a écrit et il a dit, ça a été un des plus grands sommets de ma stupidité d'enfant et d'adolescent.

En tout cas, c'est un homme qui a manifesté tout de suite, très jeune, un intérêt intellectuel, spirituel et social en même temps considérable et d'une variété inouïe. Avec toutes les contradictions que ça implique. C'est quand même assez exceptionnel. Exceptionnel quand on connaît la vie de Wagner.

Il s'est intéressé très vite et presque en même temps à l'histoire, aux différentes sciences, à la littérature, à l'astronomie, à l'art et au théâtre, on l'a dit, à la poésie, à la musique. Mais il n'a décidé seulement qu'à 13 ou 14 ans de faire de la musique, ce qui est rarissime pour les musiciens, notamment pour les musiciens célèbres. Mozart, lui, à 5 ans, il a écrit son premier opéra. Mais que tous les musiciens, Beethoven, les autres, ont démarré, ont appris la musique très jeune.

Et les gens en général qui sont des musiciens l'ont appris très jeune parce qu'ils étaient généralement dans un milieu donné qui favorisait cela. Et lui, ça n'a pas été son cas. Il a fait des tas de choses. Il s'est intéressé très très jeune, à 15, 16, 17 ans, aux religions, aux grandes religions d'Orient et d'Occident, aux différentes initiations, aux traditions et aux révolutions.

Nous voyons là l'homme, voyez-vous, dans sa complexité qui s'amplifie. Il s'est intéressé beaucoup à la nature, à la philanthropie, à la protection des animaux dès sa jeunesse et aux gnoses, à l'alchimie, à l'hermétisme, d'une façon assez abracadabra, si vous voulez. Et il s'est lancé dans la vie politique. Dans la vie politique où il est passé d'une extrême à l'autre avec une aisance extraordinaire.

La mythologie aussi ne l'a pas laissé indifférent du tout. Et vous voyez que nous avons dit là seulement une partie des activités et des tendances qui l'intéressent. Ce qui nous a amené plus tard à ce personnage dont la vie et l'œuvre sont un monument de contradiction. Et bien des critiques de Wagner, aussi bien de ceux qui sont wagneriens, qui aiment Wagner, que ceux qui le haïssent, qui sont au moins aussi nombreux, ont tous dit, en quelque sorte, c'était un champion de la confusion.

Et ça, il l'a pris, et il l'a pris à son compte. Il l'a pris à son compte, il l'a accepté, et il a même dit souvent, je prends ça pour un compliment, parce que ma confusion est délibérée. Et nous allons essayer de comprendre ça de mieux en mieux et de plus en plus. Il a en effet associé, et dans sa vie et dans son œuvre, tous les contraires, et les contraires les plus apparemment inconciliables.

Avec, derrière tout cela, derrière cette apparente confusion, derrière ce mélange difficilement desceptible, une idée fixe, bien précise, qu'on pourrait résumer ainsi, si vous voulez, mais on pourrait y donner un autre nom, puisque le docteur Wagner se termine par le Graal. En fait, il a poursuivi toute sa vie, dans sa vie et dans son œuvre, la quête du Saint Graal, la quête de l'absolu, la quête de l'essentiel et du divin, à travers toutes ces sortes de choses qu'il a faites.

Nous avons donc là déjà une première confusion, parmi d'autres que nous avons déjà citées, cette première confusion, cette première contradiction surtout, d'un être qui a l'air tout à fait désordonné, mais derrière ce désordre, il y a un ordre, une volonté délibérée, qui ne s'est jamais démentie. On n'a donc qu'à faire là un homme qui a acquis autodidacte intégrale, autodidacte intégrale, qui a acquis une énorme culture, très désordonnée,

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