Qu’est-ce que l’Ecossisme 2/2 ?

Qu’est-ce que l’Ecossisme ? Pour André Kervella « les franc-maçons n’ont jamais été clairs sur les origines et les caractéristiques de cette souche du XVIIIème siècle or si l’on ne sait pas d’où l’on vient, il est difficile de définir qui on est! » Le terme d’ « Ecosse » est en effet omniprésent en Franc-Maçonnerie, dans le nom de ses rituels (Rite Ecossais Ancien et Accepté, Rite Ecossais rectifié) mais aussi de ses grades (Maître Ecossais).

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Quelles sont les raisons les raisons à cela, sont-elles géographiques, historiques, symboliques ou initiatiques ?

Pour répondre à cette difficile question, nous avons réunis autour de Jean Solis trois historiens et cherchants réputés: André Kervella, Robert Kalbach et Roger Dachez.
Nous allons découvrir que derrière le terme d’Ecossisme se cache celui des hauts grades maçonniques, ces derniers remontent à 1730 ou 1740 selon les sources. En effet, passé les deux premiers grades bleus (apprenti et compagnon) le franc-maçon, dans la cohérence de son mythe et de son rite, quitte les deux colonnes du Temple pour entrer dans la légende d’Hiram.
Son avancée progressive sur cette échelle matérialisée par ces différents degrés : trente-trois pour le R.E.A.A. et six pour le R.E.R., doivent amener le franc-maçon à une posture d’ouverture face à l’ineffable. Atteindre un « haut grade » n’est pas un accomplissement, ou une récompense, mais une marche supplémentaire qui tend vers le sacré. « Tendre vers » ne veut pas dire atteindre… Il est là un piège ou de nombreux hommes, ivres de leurs cordons, s’engouffrent volontiers, quelque soit la voie qu’ils ont empruntée.

Il est donc ici beaucoup question du Rite : quant est-il du rite français et des rites égyptiens : se rattachent-ils aussi à L’Ecossisme ? Oui, selon nos intervenants. Quid de la Chevalerie Ecossaise ? De l’Ecossisme primitif ?
Rite vient de Rita en Sanskrit, qui veut dire « sacré » qui donna le mot « Druide » en celte et « Vérité » en latin... Une plongée passionnante dans les arcanes intérieurs de la Franc-maçonnerie d’une durée d’une heure-tente minutes.

Extrait de la vidéo

Alors, Roger Lachez vient de nous quitter pour des raisons indépendantes de sa volonté à lui-même, donc nous en étions à cette affirmation, à mon avis, clé d'André Kervéla qu'on peut parler d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économie, d'économ On a des certitudes pour les années 1730, on voit le terme complet maître écossais apparaître, la question est donc de savoir pourquoi écossais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître anglais, pourquoi pas maître ang Allez, il est arrivé après.

J'assume ce que je dis, bien entendu, j'estime donc qu'il y a des certitudes dans les années 1730 avec, je dirais, encore plus de certitude, des certitudes surabondantes dans les années 1740. En tout cas, dans les années 1730, on constate qu'aussi bien dans les îles britanniques qu'en France, surtout, effectivement, l'étiquette maître écossais commence à être employée. On s'aperçoit qu'elle est d'ailleurs réservée à une élite.

Que ce sont des maçons bleus, qualifiés comme tels, ayant atteint le grade de maître, qui peuvent être co-optés pour devenir maîtres écossais. Le grand inconvénient, c'est que l'on ne possède pas de compte rendu de séance, de loge ayant justement accueilli des maîtres écossais. Mais on sait qu'il y a eu ce qu'on peut appeler des élévations, en tout cas des réceptions à ce grade de maître écossais, qui est donc le quatrième grade.

Le fait est qu'aussi ce grade de maître écossais appelé comme tel trouve des synonymes. Ces synonymes sont visibles à la fin des années 1730 et évident dans les années 1740. Ça peut être « grand élu », ça peut être « élu écossais », ça peut être « maître parfait », ça peut être « parfait écossais ». Ce qui permet de dire qu'ils sont substituables l'un à l'autre, c'est effectivement les premiers rituels connus écossais, où l'on voit que dans un même rituel, qui peut porter en titre par exemple « chevalier au carré », enfin etc., dont j'ai parlé tout à l'heure, ou « maître écossais », dans l'ensemble du cahier, on emploie ces termes différemment, mais il y a une chose à laquelle on tient, ça n'est jamais qu'un quatrième grade, et c'est le plus haut, le plus élevé.

Donc le quatrième grade est considéré au départ comme le grade terminal. Étant entendu, et Roger Dachèze le disait bien, on n'envisage pas à l'époque de le continuer. C'est le grade terminal. Mais pourquoi Écossais, justement ?

C'est pour ça que je parlais tout à l'heure de cette dimension politique qui nous fait sortir, bien entendu, du champ stricto sensu de la maçonnerie, mais puisque la maçonnerie, au départ, selon moi en tout cas, a des accointances, des connivences ou des connexions avec la politique, moi je ne m'en étonne pas. C'est qu'on s'aperçoit qu'effectivement, les Stuarts, qui sont les importateurs sur le continent...

Les Jacobites. Les premiers importateurs. Oui. Le mot Jacobite est utilisé, après 1689, justement pour qualifier les partisans de Jacques II.

Mais avant, il y avait des problèmes, quand même. On va dire les partisans, parce que ce n'est pas juste le roi en exil lui-même. Les partisans des Stuarts, n'est-ce pas, arrivent sur le continent. Ils sont importateurs sur le continent de certaines habitudes de sociabilité que nous appelons donc de la maçonnerie.

Ils maçonnent, selon moi, à Saint-Germain-en-Laye. En tout cas, ce sont eux qui sont à l'origine de la première loge intramuros de Paris. C'est une évidence indiscutable. Et ce sont eux qui fournissent les trois premiers grands maîtres à la maçonnerie française.

Donc les Jacobites sont inévitablement le fer de lance. Les importateurs ou la tête de peau, peu importe, ce sont eux qui font le transfert culturel, si j'ose dire, de la maçonnerie britannique à l'origine vers la France. Il s'avère qu'ils y restent longtemps, beaucoup plus longtemps que prévu, d'ailleurs. Et d'ailleurs, ils n'arriveront jamais à reconquérir.

Mais ils essayent. Donc, en 1722, ils bâtissent un projet de reconquête. Ils essayent d'inventer un nouvel ordre de chevalerie, dit ordre de la restauration, sous réserve que l'Écosse est bel et bien la destination et que, justement, une fois l'Écosse conquise, et ça suffit, on met cet ordre en place. Il n'y a pas d'invasion.

Cependant, on s'aperçoit que dans l'ensemble de la correspondance de Jacques III, pas reconnu comme tel par les Britanniques, bien entendu, mais reconnu quand même comme tel ou à peu près par la France, il parle très souvent de ses fidèles Écossais ou des Écossais fidèles ou des montagnards fidèles. Chaque fois qu'effectivement, il évoque ses projets, ses plans de reconquête, il estime que le noyau dur, c'est le noyau des Écossais.

Même si, parmi ses généraux, ils ne sont pas tous Écossais. Ils ne sont pas tous d'ailleurs catholiques non plus. Mais enfin, dans son vocabulaire, c'est extrêmement récurrent. C'est constant, c'est constant, c'est constant.

Donc, il y a une tendance effectivement à considérer qu'Écossais fidèles, lieutenants Écossais, du moins partisans Écossais, c'est un indice politique de surdétermination, politiquement. Ensuite, on s'aperçoit qu'effectivement, si l'hypothèse que j'avance est exacte concernant l'ordre de la Restauration, nécessairement centré, focalisé sur la reconquête de l'Écosse comme un préalable, si cette hypothèse est juste, et si même l'ordre de Restauration n'est pas initialement prévu comme un ordre maçonnique, il s'avère que comme il n'y a pas de reconquête, mais comme apparaît le grade de maître Écossais après, est-ce que le grade de maître Écossais n'est pas justement voulu par les Jacobites pour, on pourrait dire, récompenser ou en tout cas fédérer les élites politiques et maçonniques qui ont ces deux particularités ?

C'est une hypothèse que j'estime de plus en plus recevable, dans la mesure que justement, ayant étudié la correspondance de Ramsey, on trouve chez cet Écossais justement une survalorisation aussi de l'Écosse. Et en tout état de cause, les utilisateurs des premiers rituels connus renvoient toujours aux Stuart. Soit Charles Ier, soit Charles II. Et un scoop, on s'autorise à faire un scoop, c'est que souvent on réfute cette thèse qui consiste à dire que ce sont les Jacobites exilés qui ont inventé l'écossisme.

On la refute. En fonction d'une correspondance d'un baron, Wächter, qui connaissait Hund, etc.,

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