Etienne Morin, son rêve maçonnique

Les années 1740-1770 sont surnommées “les trente glorieuses de l’Ecossisme”. Durant ce bref laps de temps, un homme, que rien ne prédestinait à une grande carrière maçonnique (d’autant que son premier métier - indications de 1743 - était celui de “musicien” - et que la franc-maçonnerie de l’époque n’aimait guère les saltimbanques) va pourtant, durablement, marquer les esprits. Cet homme, donc, se nomme Etienne Morin (1717, Cahors – 1771, Saint-Domingue).

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C’est en effet lui, qui créa, le premier, le Rite de Perfection, que connaissent tous les franc-maçons.

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Le Rite de Perfection, crée par Morin, est la matrice du REAA, rite le plus répandu dans le monde maçonnique.

A l’occasion de la célébration du tricentenaire de la naissance d’Etienne Morin, Jacques Oréfice rend hommage à cet éminent maçon, et souligne l’influence que ses travaux eurent, à sa suite, à titre posthume. Une postérité qu’il n’aurait jamais soupçonnée, tandis qu’il rejoignait « l’Orient Eternel ».

Le qualifiant de “père de la maçonnerie institutionnelle actuelle” (le Temple n° 2 du Grand Orient de France porte d’ailleurs son nom) Jacques Oréfice évoque ici, à travers son inventaire testamentaire, son parcours de musicien, de négociant, puis de maçon.

Si Saint-Domingue était sous influence française, et la Jamaïque sous influence britannique, c’est bien du côté de la ville de Bordeaux, lieu de confluences franco-britanniques ; à la fois maritimes, commerciales et maçonniques (Londres et Paris se disputaient alors, implicitement le titre de capitale maçonnique), qu’il faut chercher les clefs de compréhension de cet « Ulysse », traversant l’océan Atlantique au péril de sa vie, cela à maintes reprises…

Mais sans  “retour a Ithaque, ni de Pénélope !”, nous-confie Jacques Oréfice, avec une pointe d’humour...

Enregistrement effectué lors du colloque « Etienne Morin, 1717-1771, un homme aux sources de l’Écossisme ».
Remerciements au Grand Collège des Rites Ecossais du Grand Orient de France, ainsi qu’au réalisateur Michel Robin.

 

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