Amélie Danchin

« C’est grâce à son ami Jean de Maximy que mon père, Laurent Danchin, a rencontré Chomo. Tous étaient issus d’une bande d’amis artistes dans la région de Seine et Marne.
J’ai fréquenté Chomo durant plusieurs années car mon père m’emmenait souvent avec lui dans ses périples artistiques. Environnements d’art brut, ateliers d’artistes, etc..
Mon goût actuel pour les arts visuels vient évidemment de mon enfance très marquée par toutes ces rencontres.
Chomo représente une figure de grand-père pour moi. Ma mère lui doit ma naissance, en juillet 1977.
Chomo était un être lumineux et lucide tant sur la nature dans laquelle il vivait tant sur la triste réalité de la société.

Je garde le souvenir d’un homme drôle, piquant, habité, allumé mais tout sauf fou!
Ils passaient des journées entières avec mon père à discuter, mon père prenait ses notes au bic noir, tandis qu’enfant je me racontais mes petites histoires dans ce décor évolutif d’une visite à l’autre et toujours fascinant.
Souvenirs de sa production mais aussi de son cabotinage devant les visiteurs envoûtés, souvenirs des goûters dans la cuisine avec le verre de porto et souvenirs de ses anecdotes sur sa vie d’avant.

Pendant des années, ma mère Maïté lui préparait ses petits plats que mon père lui amenait.
Il était reconnaissant de ces attentions. J’aimai bien cet aspect de lui...
Ce qui me parle aujourd’hui sur ce personnage disparu en 1999 c’est qu’entre son oeuvre et l’homme, il y a vraiment beaucoup à dire et à faire. C’est un champ d’exploration infini, où tout le monde peut y trouver une nourriture artistique, philosophique ou spirituelle. Il a exploré tant de domaines !

Cet univers est, selon moi, loin d’être mort.

Et l’association des amis de Chomo (qu'elle préside depuis le décès de son père Laurent, ndlr) fera de son mieux pour rester fidèle à sa mémoire …. et ne pas trop agacer Chomo, là-haut, sait-on jamais ! »

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