Le marchand lyonnais en sortira bouleversé et, à ce moment, sa vie connaitra un virage décisif. Willermoz va, en effet, trouver dans l'Ordre de Martinès la satisfaction de sa quête spirituelle et plus précisément "la confirmation de la justesse de ses espérances à propos des mystères subsistant au sein de la franc-maçonnerie".
C'est le début d'une relation intense, parfois tendue, entre les deux hommes, nourrie d'une correspondance assidue. Séduit par les enseignements de Pasqually, Willermoz commence en revanche à douter de sa personnalité fantasque et surtout sur sa capacité à organiser l'Ordre des élus coëns. Les choses se gâtent avec le départ de Martinès de Pasqually en mai 1772 à Saint Domingue. Deux ans après, le 20 septembre 1774, le maître meurt laissant l'ordre dans le chaos. La santé générale de la maçonnerie française n'étant guère meilleure, Willermoz entre en contact avec le baron allemand Karl vont Hund de la Stricte Observance Templière. La deuxième période de la vie spirituelle de Jean-Baptiste Willermoz s'ouvre alors et la semence coën allait bientôt constituée les germes du Rite Ecossais Rectifié.
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Dans cet exposé, Jean-Marc Vivenza s'attache à rétablir la filiation évidente de l'Ordre des Elus Coëns au sein du Régime Ecossais Rectifié et s'attaque à démontrer l'inexactitude substantielle de deux attitudes : "l’une consistant à considérer le Régime Ecossais Rectifié comme une simple reproduction, bien que privée de sa partie théurgique, de l’Ordre des Chevaliers Maçons Elus Coëns de l’Univers, l’autre visant à ne reconnaître aucun lien ni rapport entre le système de Willermoz et les enseignements dispensés par Martinès de Pasqually. "
Souhaitez-vous comprendre les liens complexes mais féconds qui unirent ces deux grandes figures de la sphère initiatique que furent Martines de Pasqually et Jean-Baptiste Willermoz ?
Réponse de Jean-Marc Vivenza dans cet exposé de 38 minutes enregistré lors du colloque du tricentenaire de Martines de Pasqually, organisé par l'Institut Eléazar et la revue Renaissance Traditionnelle, à Marseille, en septembre 2010.