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Lundi dernier

Les planètes et leurs symboles

Les planètes et leurs symboles

 
20 octobre 2014

"Quand le sage montre la lune, l'idiot, lui, regarde le doigt" écrivait Confucius dans ses Entretiens, il y a 2500 ans…. De nos jours, sur cent étudiants en astrologie, si probablement la totalité d’entre eux pourra aisément reconnaitre et dessiner les glyphes de chaque planète, en revanche : combien seront en mesure de décrypter avec précision le sens symbolique des quatre figures géométriques qui les composent ? En effet les sept planètes visibles à l’œil nu, ainsi que les trois planètes "invisibles" sont toutes représentées par des cercles, 


Le temps de l’ésotérique selon Henry Corbin et la fin du temps de l’ésotérisme

Le temps de l’ésotérique selon Henry Corbin et la fin du temps de l’ésotérisme

 
13 octobre 2014

L’Occident a tenté d’imposer sa vision linéaire du Temps, et cela en totale opposition avec celle, circulaire, de l’Orient. Henry Corbin, pour sa part, a défini la notion d’un Temps invisible : il scruta attentivement ce qu’il nomma "les irruptions" de ce Temps invisible dans le Temps visible….
Cette épineuse question du Temps oblige l’Homme à se poser des questions fondamentales : sur son êtreté profonde (son ontologie), sur les finalités et la philosophie de son histoire ou encore et c’est surement le point le plus important, 


Top 3

Serge Lanoë: portrait d'un mystique chrétien contemporain

 
6 octobre 2014

Serge Lanoë: portrait d

Serge Lanoë, ancien ingénieur des Mines devenu aujourd’hui coach et psychothérapeute, est également un mystique. Un mystique qui ne vit pas en ermite au fin fond de la forêt, mais mène une existence ordinaire en Bretagne. Il raconte sur notre plateau son parcours et son expérience mystique. Le 15 octobre 1988, jour de Sainte Thérèse d’Avila, à 19h, alors âgé de 32 ans, Serge est dans son appartement en train flâner.


L'héritage d'Eugène Canseliet

 
29 septembre 2014

L

Eugène Canseliet (1899-1982), surnommé "le maitre de Savignies" fut non seulement un alchimiste réputé, mais aussi peintre, calligraphe, homme de lettre et scripteur final des livres de Fulcanelli (Le Mystère des Cathédrales, 1926, et Les Demeures Philosophales, 1930). Deux ouvrages traduits dans le monde entier et encore aujourd’hui réédités, soit quatre-vingts dix ans après leurs publications.


Antonin Artaud ou la fidélité à l'infini

 
15 septembre 2014

Antonin Artaud ou la fidélité à l

Parler d’Antonin Artaud, c’est poser le pied sur la fournaise incandescente d’une supernova que seule la science alchimique avec son creuset bouillonnant nous permet d’approcher. Telle est la démarche entreprise par Françoise Bonardel avec son brûlant ouvrage "Antonin Artaud ou la fidélité à l'infini" (2014, Ed. Pierre Guillaume de Roux). Introduire la pensée alchimique dans la personnalité d’Antonin Artaud revient à puiser, dans son parcours personnel d’homme malade, la guérison. Une guérison placée sous la tutelle d’Hermès puisqu’elle allie tant le microcosme: l’individu Artaud, que le macrocosme puisque selon lui, et à travers lui, "c’est toute la culture occidentale qui a besoin d’être guérie".


Nous devons à Corinne Sombrun une série très intéressante d’ouvrages sur le chamanisme : Journal d’une apprentie chamane qui relate sa rencontre avec un chamanisme amazonien, Mon initiation chez les chamanes et Les tribulations d’une chamane à Paris qui rendent compte de sa découverte d’un chamanisme mongol.

Dans Sur les pas de Geronimo, elle raconte sa rencontre avec Harlyn Geronimo, petit fils du héros de la résistance Apache.
D’autre part, elle a permis l’adoption d’un protocole de recherche sur la transe chamanique mongole en collaboration avec des chercheurs en neuro-sciences nord-américains et français.
Ce nouveau livre est une étape de plus dans son cheminement chamanique et dans une aventure spirituelle bouleversante qu’elle souhaite faire partager à tous ceux qui demeurent à l’écoute de leur propre nature.
Corinne Sombrun nous parle cette fois d’un peuple en voie de disparition, le « peuple des rennes », l’ethnie mongole nomade des Tsataans, sédentarisée par force en 1957 et qui n’a retrouvé ses rennes qu’avec le retrait des troupes de l’ex-URSS.
Enseignée par Enkhetuya, une chamane de cette ethnie, Corinne Sombrun va accéder à la culture de ce peuple, à ses traditions, adopter son mode de vie pour mieux témoigner d’un art de vivre et d’une sagesse de la nature que la modernité mondialisée veut lui arracher. Elle restitue le parcours chaotique du « peuple des rennes » depuis la date fatidique de 1957 à travers la vie d’Enkhetuya.
C’est toute la problématique entre tradition et modernité qui est mise en scène, non sans violence et cruauté, dans cette histoire. Loin des concepts creux des universitaires ou intellectuels qui se sont emparés de cette problématique sans jamais avoir dormi une fois à la belle étoile, Corinne Sombrun demeure au plus près des corps, là où les esprits se manifestent, pour nous faire pénétrer dans les arcanes de mondes autres où les temps se replient et se déplient selon un autre mode que notre temps linéaire, où l’être est intime avec la nature, s’en nourrit autant qu’il la nourrit. En clair-obscur, c’est aussi notre propre mode de vie qui est interrogé, sa toxicité qui est mise en évidence.
Rites et cérémonies gardent l’ordre du monde. Face à un monde défait, qui exclut et sépare là où la tradition inclut et rassemble, Enkhetuya devra mettre en œuvre les puissances anciennes qui l’habitent sous de nouvelles modalités répondant aux « normes » de la modernité, de l’ogre du marché et de la science.
Ce livre très vivant, très instructif, porteur d’une beauté certaine, qui nous invite à réfléchir sur nous-mêmes et nos « œuvres », laisse cependant une trace d’espoir, certes mince, de voir cet héritage de tradition et d’amour perdurer.

 


Editions Albin Michel, 22 rue Huyghens, 75014 Paris.
www.albin michel.fr

Source: la Lettre du Crocodile