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Lundi dernier

Surréalisme, romantisme noir et celtisme

 
17 juin 2013

Si l'intérêt des surréalistes pour le romantisme noir (celui d'Horace Walpole ou de Clara Reeve par exemple) compris comme résurgence de ce refoulé qu'est dans les îles britanniques la culture celte et le côté obscur des Lumières, se manifeste dès les années 20;  il faut attendre les lendemains de la seconde guerre mondiale pour les voir se pencher sur le celtisme,


Formes et enjeux du discours mystique, littérature et théâtre, dernier tiers du XIXe

 
17 juin 2013

Lydie Parisse témoigne d’une connaissance très poussée des auteurs mystiques et son intervention s’appuie avec pertinence sur de nombreuses citations. Elle cisèle son discours afin de mettre en évidence les différences de propos entre les auteurs et leurs convergences, le tout dans un langage articulé sur la science des mots, leur force, leur faiblesse, leur sens, leur impuissance.


Top 3

Le signe de la Vierge

 
17 juin 2013

En tant qu’énergie de Terre négative, la Vierge représente tout ce qui en nous et dans le monde cherche à s'appuyer sur des bases stables et sûres. Le chiffre 6, sixième signe, représente la perfection en puissance. Il marque l'achèvement du cycle de l'évolution personnelle (fin du premier hémicycle). A cette étape se déversent toutes les énergies correctives grâce auxquelles sont réalisés les ajustements nécessaires pour que fonctionnent ensemble et harmonieusement le physique, l'émotionnel et le mental….


Gilbert Durand: aspects biographiques

 
10 juin 2013

Auteur du célèbre ouvrage "Les Structures Anthropologiques de l’Imaginaire" (PUF, 1960) et co-fondeur du "Centre de Recherche sur l’Imaginaire" (1966), Gilbert Durand (1921-2012) mena  une vie féconde tant sur un plan humain, académique que littéraire et spirituel.


Les neuf premières lettres hébraïques et l'Ennéagramme

 
3 juin 2013

Chacun connaît l’œuvre immense qu’Annick de Souzenelle a transmise dans ses nombreux écrits et conférences. Dans cet exposé de 73 min. (traduit simultanément en anglais), elle témoigne de l’importance des nombres et des neuf premières lettres hébraïques qui se correspondent et donnent sens à l’avancée de l’individu vers le divin. 


Nous devons à Corinne Sombrun une série très intéressante d’ouvrages sur le chamanisme : Journal d’une apprentie chamane qui relate sa rencontre avec un chamanisme amazonien, Mon initiation chez les chamanes et Les tribulations d’une chamane à Paris qui rendent compte de sa découverte d’un chamanisme mongol.

Dans Sur les pas de Geronimo, elle raconte sa rencontre avec Harlyn Geronimo, petit fils du héros de la résistance Apache.
D’autre part, elle a permis l’adoption d’un protocole de recherche sur la transe chamanique mongole en collaboration avec des chercheurs en neuro-sciences nord-américains et français.
Ce nouveau livre est une étape de plus dans son cheminement chamanique et dans une aventure spirituelle bouleversante qu’elle souhaite faire partager à tous ceux qui demeurent à l’écoute de leur propre nature.
Corinne Sombrun nous parle cette fois d’un peuple en voie de disparition, le « peuple des rennes », l’ethnie mongole nomade des Tsataans, sédentarisée par force en 1957 et qui n’a retrouvé ses rennes qu’avec le retrait des troupes de l’ex-URSS.
Enseignée par Enkhetuya, une chamane de cette ethnie, Corinne Sombrun va accéder à la culture de ce peuple, à ses traditions, adopter son mode de vie pour mieux témoigner d’un art de vivre et d’une sagesse de la nature que la modernité mondialisée veut lui arracher. Elle restitue le parcours chaotique du « peuple des rennes » depuis la date fatidique de 1957 à travers la vie d’Enkhetuya.
C’est toute la problématique entre tradition et modernité qui est mise en scène, non sans violence et cruauté, dans cette histoire. Loin des concepts creux des universitaires ou intellectuels qui se sont emparés de cette problématique sans jamais avoir dormi une fois à la belle étoile, Corinne Sombrun demeure au plus près des corps, là où les esprits se manifestent, pour nous faire pénétrer dans les arcanes de mondes autres où les temps se replient et se déplient selon un autre mode que notre temps linéaire, où l’être est intime avec la nature, s’en nourrit autant qu’il la nourrit. En clair-obscur, c’est aussi notre propre mode de vie qui est interrogé, sa toxicité qui est mise en évidence.
Rites et cérémonies gardent l’ordre du monde. Face à un monde défait, qui exclut et sépare là où la tradition inclut et rassemble, Enkhetuya devra mettre en œuvre les puissances anciennes qui l’habitent sous de nouvelles modalités répondant aux « normes » de la modernité, de l’ogre du marché et de la science.
Ce livre très vivant, très instructif, porteur d’une beauté certaine, qui nous invite à réfléchir sur nous-mêmes et nos « œuvres », laisse cependant une trace d’espoir, certes mince, de voir cet héritage de tradition et d’amour perdurer.

 


Editions Albin Michel, 22 rue Huyghens, 75014 Paris.
www.albin michel.fr

Source: la Lettre du Crocodile