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Lundi dernier

Hermès atemporel par Patrick Rivière

Hermès atemporel par Patrick Rivière

 
23 février 2015

Hermès est une acception polysémantique qui renvoie tour à tour au Dieu des alchimistes, à une figure archétypale que l’on retrouve dans trois civilisations : égyptienne (Thot), grecque (Hermès), romaine (Mercure), ou encore à la quête du Graal chez les chrétiens. Appelé "trois fois grand" (Trismégiste), son oeuvre se compose de nombreux ouvrages dont le fameux Corpus Hermeticum. A travers l’étude des arts, de la médecine, de la philosophie et de l’observation de la nature, la pensée d’Hermès ne poursuit qu’une ambition, phénoménale, celle de relier le Ciel et la Terre….


Le Quadrivium: de la préhistoire à nos jours

Le Quadrivium: de la préhistoire à nos jours

 
23 février 2015

La présentation que font nos encyclopédies du Quadrivium le présente comme un ensemble "de quatre sciences mathématiques dans la théorie antique : arithmétique, musique, géométrie, astronomie. Une pratique qui remonterait au Vème siècle avant Jésus Christ et aurait disparue lors des invasions barbares", soit un millénaire plus tard. Point final. Circulez braves gens, il n’y a rien d’autre à comprendre de cette époque "d’un autre âge"….


Top 3

La Lune ou les mystères du féminin

 
18 février 2015

La Lune ou les mystères du féminin

"Pour trouver intuitivement le soleil natal d’une personne, normalement, quelques secondes de conversation suffisent…. En revanche pour découvrir sa Lune natale: quinze jours de vacances sont souvent nécessaires, et encore !" nous-dit Luc Bigé. Changeante, passive, insaisissable, la Lune caractérise en signe et en maison la sensibilité d’une personne. Une sensibilité qui, certes, est comparable aux émotions (cf. Vénus) mais ces deux notions ne doivent pas être confondues!


L’homme et les saisons dans la voie taoïste

 
9 février 2015

L’homme et les saisons dans la voie taoïste

La tradition chinoise, comme d’ailleurs les anciennes traditions occidentales, portent tout leur intérêt au changement, à la relation, et donc au Temps. Pour les chinois, une action n’est pas juste ou fausse "dans l’absolu" mais dans "le rapport qu’elle entretient au Moment où elle est accomplie".


Philosopher par le Feu

 
26 janvier 2015

Philosopher par le Feu

Orient et Occident se rejoignent sur les deux acceptions suivantes. Premièrement, "est philosophe" toute personne qui aime la sagesse (Sophia). Deuxièmement, le Feu symbolise le désir, les passions, tout ce qui est irrationnel, potentiellement dangereux et dévastateur… Comment donc parvenir à "philosopher par le Feu", puisque d’un côté nous avons l’image d’un sage cultivant l’équanimité, la juste mesure et de l’autre celle d’un Vulcain suant à grosses gouttes devant un fourneau qui menace à tout moment de le brûler ?


Nous devons à Corinne Sombrun une série très intéressante d’ouvrages sur le chamanisme : Journal d’une apprentie chamane qui relate sa rencontre avec un chamanisme amazonien, Mon initiation chez les chamanes et Les tribulations d’une chamane à Paris qui rendent compte de sa découverte d’un chamanisme mongol.

Dans Sur les pas de Geronimo, elle raconte sa rencontre avec Harlyn Geronimo, petit fils du héros de la résistance Apache.
D’autre part, elle a permis l’adoption d’un protocole de recherche sur la transe chamanique mongole en collaboration avec des chercheurs en neuro-sciences nord-américains et français.
Ce nouveau livre est une étape de plus dans son cheminement chamanique et dans une aventure spirituelle bouleversante qu’elle souhaite faire partager à tous ceux qui demeurent à l’écoute de leur propre nature.
Corinne Sombrun nous parle cette fois d’un peuple en voie de disparition, le « peuple des rennes », l’ethnie mongole nomade des Tsataans, sédentarisée par force en 1957 et qui n’a retrouvé ses rennes qu’avec le retrait des troupes de l’ex-URSS.
Enseignée par Enkhetuya, une chamane de cette ethnie, Corinne Sombrun va accéder à la culture de ce peuple, à ses traditions, adopter son mode de vie pour mieux témoigner d’un art de vivre et d’une sagesse de la nature que la modernité mondialisée veut lui arracher. Elle restitue le parcours chaotique du « peuple des rennes » depuis la date fatidique de 1957 à travers la vie d’Enkhetuya.
C’est toute la problématique entre tradition et modernité qui est mise en scène, non sans violence et cruauté, dans cette histoire. Loin des concepts creux des universitaires ou intellectuels qui se sont emparés de cette problématique sans jamais avoir dormi une fois à la belle étoile, Corinne Sombrun demeure au plus près des corps, là où les esprits se manifestent, pour nous faire pénétrer dans les arcanes de mondes autres où les temps se replient et se déplient selon un autre mode que notre temps linéaire, où l’être est intime avec la nature, s’en nourrit autant qu’il la nourrit. En clair-obscur, c’est aussi notre propre mode de vie qui est interrogé, sa toxicité qui est mise en évidence.
Rites et cérémonies gardent l’ordre du monde. Face à un monde défait, qui exclut et sépare là où la tradition inclut et rassemble, Enkhetuya devra mettre en œuvre les puissances anciennes qui l’habitent sous de nouvelles modalités répondant aux « normes » de la modernité, de l’ogre du marché et de la science.
Ce livre très vivant, très instructif, porteur d’une beauté certaine, qui nous invite à réfléchir sur nous-mêmes et nos « œuvres », laisse cependant une trace d’espoir, certes mince, de voir cet héritage de tradition et d’amour perdurer.

 


Editions Albin Michel, 22 rue Huyghens, 75014 Paris.
www.albin michel.fr

Source: la Lettre du Crocodile