Menu
banniere02.jpg

Lundi dernier

Philippe de Vos, philosophe et mystique actuel

Philippe de Vos, philosophe et mystique actuel

 
30 mars 2015

Philippe de Vos est né dans la tradition catholique. A l’âge de seize ans il décide d’étudier toutes les religions. Ce choix le fera passer par la Sorbonne (EPHE), dans les cours d’islamologie d’Henry Corbin. Il rencontre à l’âge de 20 ans Michel Valsan, un proche de René Guénon, qui l’initiera à l’Islam, au soufisme, et qui deviendra pendant plusieurs années son maître.


Saturne, le retournement vers le Soleil

Saturne, le retournement vers le Soleil

 
30 mars 2015

"Là où se trouve Saturne dans votre thème : certes c’est la maison dans laquelle les autres pourront vous faire le plus confiance, mais, paradoxalement, c’est aussi c’est le lieu où vous sentirez le plus seul !" nous dit Luc Bigé. Etrange dilemme en effet, que nous n’avons pas manqué de vérifier autour de nous… et qui s’est révélé exact à chaque fois. Il faut dire qu’avec Saturne, on ne tergiverse pas : il s’impose à vous. Et pour éviter tout sentiment de solitude ou de mélancolie (cf. Paracelse) il est vivement recommandé de s’en faire un ami.


Top 3

L’art roman et le chant grégorien : l’architecture au service du son

 
23 mars 2015

L’art roman et le chant grégorien : l’architecture au service du son

De tout temps, l’homme a tenté d’entrer en communion avec des plans qui lui sont supérieurs. Afin d’encourager ce désir et accroitre son opérativité, il a construit d’une part des lieux de cultes répondant à des proportions et repères cosmo-telluriques bien précis et d’autre part développé tout un ensemble de rituels qui, s’ils semblent différents sur un plan extérieur, participent, chacun à leur niveau, au même idéal. Ainsi depuis l’art pariétal (de plus en plus de voix affirment que leur usage était exclusivement d’ordre chamanique) jusqu’à la liturgie chrétienne: selon les moyens de son époque, l’homme a systématiquement mis ses arts et sa connaissance au service de cette quête mystique. Une quête mystérieuse, où rencontrer anges, archanges, séraphins ou même Dieu deviendrait possible….


Jupiter, l'instinct de transcendance

 
16 mars 2015

Jupiter, l

"Pour Jupiter, la coopération prime sur la compétition !" nous-dit Luc Bigé. Nous avons étudié les luminaires et les planètes personnelles : abordons à présent la symbolique des planètes lourdes, dites "collectives". La première d’entre elles, Jupiter, succède à Mars. Sa mission première consiste donc à gérer, organiser le fruit des conquêtes martiennes. Jovial (on parle de planète jovienne), "pas possessif mais qui aime à s’entourer de possessions", un jupitérien (Sagittaire ? Poissons ? Ascendant ?) se reconnait dans son soucis constant à favoriser le collectif sur l’individuel. Et ce avant même sa propre personne. Jupiter est dans l’expansion, dans l’extraversion, dans cet insatiable désir de partage, ciment d’une organisation sociale harmonieuse. Contrairement à Saturne :


L’ésotérisme de Dante

 
9 mars 2015

L’ésotérisme de Dante

Dante Alighieri (1265 -1321) est un poète majeur du Moyen Âge. Ecrivain, homme politique florentin, il est l'auteur de la Divine Comédie qui est considérée comme l'un des chefs-d'œuvre de la littérature mondiale. L’ésotérisme de Dante*, dont il est question ici, aborde le sens profond, clairement initiatique, de l'œuvre de Dante. Dante fut sans doute bien plus que "le génie littéraire" qui suscite tant d'admiration actuellement. Et l'on est en droit de penser que bien des choses, pour ne pas dire des trésors, restent à découvrir dans ce que certains exégètes ont appelé non sans raison "le testament spirituel du Moyen Âge"…


Cette somme d’environ mille pages est la démonstration même du renouveau de la métaphysique que l’occident avait prématurément enterrée avec Kant au bénéfice de l’herméneutique, de la phénoménologie, des sciences cognitives et de philosophies éloignées de  toute métaphysique.

Frédéric Nef montre tout d’abord que la métaphysique est bien vivante avec des philosophes comme Russell, Mc Taggart, Whitehead, Armstrong, Kripke, Lewis… et qu’elle traverse aujourd’hui une période de mutation qui laisse présager des heures heureuses pour les métaphysiciens.
    A la question Qu’est-ce que la métaphysique ? Frédéric Nef répond :
    « L’expression « la métaphysique » peut s’avérer trompeuse. La pluralité des approches et le caractère récurrent des disputes constituent même un argument fréquemment avancé pour justifier le bien-fondé des critiques kantiennes et leur actualité.
    Les métaphysiques actuelles seraient un Kampfplatz où aucun accord ne se dégage, où même les consensus minimaux sur la méthode et la définition de la discipline font défaut. A la vérité, même si l’on ne peut nier la nature quérulente de la métaphysique (dont on pourrait montrer l’aspect positif), on doit noter que si une métaphore convient ce n’est pas celle du champ de bataille marqué, dans l’imaginaire, par le chaos et la mort, mais plutôt celui d’une compétition entre des programmes de recherche (Popper) en métaphysique parfaitement identifiés et structurés. On peut citer (sans ordre de préférence et sans aucun souci d’exhaustivité) : la métaphysique des mondes possibles, quelquefois liée à un réalisme modal fort (Lewis), le réalisme modéré des universaux sous toutes ses formes (Armstrong, thomisme analytique), la théorie des objets (Meinong et les néo-meinongiens), la métaphysique des particuliers (ou tropes)… Ce qui milite en faveur de l’existence de programmes de recherche métaphysique, c’est essentiellement deux ordres de faits.
    D’une part, il y a une possibilité de débat rationnel entre les partisans des différents programmes. On ne constate pas d’incompatibilité de paradigme générant des opacités communicationnelles absolues, pas de fossés épistémologiques infranchissables. Les querelles en métaphysique ont pris la forme normale d’échanges d’arguments et d’évaluations en forme. (…)
    D’autre part, ces programmes acceptent un réseau de normes minimales et de critères intellectuels communs. Aucune métaphysique ne revendique plus de fonder une connaissance a priori sur la possession de pouvoirs supramentaux, du type d’une intuition métaphysique sui generis, ou d’une vision directe de l’absolu. On a en général renoncé au ton oraculaire, aux déclarations fracassantes. Aucune métaphysique n’accepte d’un cœur léger d’être ouvertement contradictoire et la découverte d’une contradiction logique est perçue le plus souvent comme une incitation à réviser la théorie, à à en examiner à nouveau certains attendus. L’argument d’autorité, mis à mal par les cartésiens, n’a plus refait surface… »
    Ce livre, qui n’est pas une histoire de la métaphysique, aide toutefois le lecteur à mieux cerner ce que serait une histoire de la métaphysique, mais aussi une histoire de la philosophie et l’apport de l’une et l’autre de ces disciplines à la psychologie.