Menu
banniere01.jpg

Lundi dernier

Uranus, la sublime irrévérence

Uranus, la sublime irrévérence

 
13 avril 2015

Dans un thème natal, il est intéressant de comparer les aspects qui lient les planètes individuelles (Mercure, Vénus, Mars) aux planètes transpersonnelles (Uranus, Neptune et Pluton). L’intensité des aspects liant ces deux catégories de planètes fournira une indication sur la possibilité, et le mode, auxquels une personne pourra incorporer des niveaux de conscience se situant bien au-delà de sa propre personnalité. A savoir : le futur (Uranus), le collectif (Neptune) et le pouvoir des profondeurs (Pluton). Des acceptions dites transpersonnelles, "que l’on ne peut pas individualiser, métaboliser, même via Saturne : on ne peut qu’accepter les transformations qu’elles proposent …" nous-dit Luc Bigé.


L

L'harmonie secrète, coeur de l'ancienne Egypte

 
13 avril 2015

"L’essentiel n’a pas été dit sur l’ancienne Égypte !" affirme Jean Bouchart d’Orval dans son dernier livre sorti chez Almora en 2015. Dans cet entretien mené par Sébastien Morgan, l’auteur nous rappelle que l’antique civilisation du Nil demeure incompréhensible tant qu’on ne peut pressentir l’existence comme la voyaient les grands initiés qui en furent les maîtres d’œuvre. En l’absence de cette lumière, le discours sur l’Égypte demeure confiné aux relatives banalités dont l’égyptologie classique se contente depuis deux cents ans. 


Top 3

L'art de Mithilâ hier et aujourd'hui

 
6 avril 2015

L

Martine Le Coz est une femme qui sous couvert d’une apparente fragilité, témoigne d’une grande détermination ! Son ambition : faire connaitre l’art du Mithilâ et conserver sa tradition exclusivement féminine. Ancien royaume de Videha, situé au nord est de l’inde, et actuelle région du Bihar, cette région a connu un passé prestigieux : Gautama Bouddha y aurait tenu des enseignements et les Upanishad y auraient, pour partie, été rédigés. "Une terre imprégnée par le tantrisme" nous dit Martine Le Coz….


Philippe de Vos, philosophe et mystique actuel

 
30 mars 2015

Philippe de Vos, philosophe et mystique actuel

Philippe de Vos est né dans la tradition catholique. A l’âge de seize ans il décide d’étudier toutes les religions. Ce choix le fera passer par la Sorbonne (EPHE), dans les cours d’islamologie d’Henry Corbin. Il rencontre à l’âge de 20 ans Michel Valsan, un proche de René Guénon, qui l’initiera à l’Islam, au soufisme, et qui deviendra pendant plusieurs années son maître.


L’art roman et le chant grégorien : l’architecture au service du son

 
23 mars 2015

L’art roman et le chant grégorien : l’architecture au service du son

De tout temps, l’homme a tenté d’entrer en communion avec des plans qui lui sont supérieurs. Afin d’encourager ce désir et accroitre son opérativité, il a construit d’une part des lieux de cultes répondant à des proportions et repères cosmo-telluriques bien précis et d’autre part développé tout un ensemble de rituels qui, s’ils semblent différents sur un plan extérieur, participent, chacun à leur niveau, au même idéal. Ainsi depuis l’art pariétal (de plus en plus de voix affirment que leur usage était exclusivement d’ordre chamanique) jusqu’à la liturgie chrétienne: selon les moyens de son époque, l’homme a systématiquement mis ses arts et sa connaissance au service de cette quête mystique. Une quête mystérieuse, où rencontrer anges, archanges, séraphins ou même Dieu deviendrait possible….


Cette somme d’environ mille pages est la démonstration même du renouveau de la métaphysique que l’occident avait prématurément enterrée avec Kant au bénéfice de l’herméneutique, de la phénoménologie, des sciences cognitives et de philosophies éloignées de  toute métaphysique.

Frédéric Nef montre tout d’abord que la métaphysique est bien vivante avec des philosophes comme Russell, Mc Taggart, Whitehead, Armstrong, Kripke, Lewis… et qu’elle traverse aujourd’hui une période de mutation qui laisse présager des heures heureuses pour les métaphysiciens.
    A la question Qu’est-ce que la métaphysique ? Frédéric Nef répond :
    « L’expression « la métaphysique » peut s’avérer trompeuse. La pluralité des approches et le caractère récurrent des disputes constituent même un argument fréquemment avancé pour justifier le bien-fondé des critiques kantiennes et leur actualité.
    Les métaphysiques actuelles seraient un Kampfplatz où aucun accord ne se dégage, où même les consensus minimaux sur la méthode et la définition de la discipline font défaut. A la vérité, même si l’on ne peut nier la nature quérulente de la métaphysique (dont on pourrait montrer l’aspect positif), on doit noter que si une métaphore convient ce n’est pas celle du champ de bataille marqué, dans l’imaginaire, par le chaos et la mort, mais plutôt celui d’une compétition entre des programmes de recherche (Popper) en métaphysique parfaitement identifiés et structurés. On peut citer (sans ordre de préférence et sans aucun souci d’exhaustivité) : la métaphysique des mondes possibles, quelquefois liée à un réalisme modal fort (Lewis), le réalisme modéré des universaux sous toutes ses formes (Armstrong, thomisme analytique), la théorie des objets (Meinong et les néo-meinongiens), la métaphysique des particuliers (ou tropes)… Ce qui milite en faveur de l’existence de programmes de recherche métaphysique, c’est essentiellement deux ordres de faits.
    D’une part, il y a une possibilité de débat rationnel entre les partisans des différents programmes. On ne constate pas d’incompatibilité de paradigme générant des opacités communicationnelles absolues, pas de fossés épistémologiques infranchissables. Les querelles en métaphysique ont pris la forme normale d’échanges d’arguments et d’évaluations en forme. (…)
    D’autre part, ces programmes acceptent un réseau de normes minimales et de critères intellectuels communs. Aucune métaphysique ne revendique plus de fonder une connaissance a priori sur la possession de pouvoirs supramentaux, du type d’une intuition métaphysique sui generis, ou d’une vision directe de l’absolu. On a en général renoncé au ton oraculaire, aux déclarations fracassantes. Aucune métaphysique n’accepte d’un cœur léger d’être ouvertement contradictoire et la découverte d’une contradiction logique est perçue le plus souvent comme une incitation à réviser la théorie, à à en examiner à nouveau certains attendus. L’argument d’autorité, mis à mal par les cartésiens, n’a plus refait surface… »
    Ce livre, qui n’est pas une histoire de la métaphysique, aide toutefois le lecteur à mieux cerner ce que serait une histoire de la métaphysique, mais aussi une histoire de la philosophie et l’apport de l’une et l’autre de ces disciplines à la psychologie.