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Lundi dernier

Le Tarot de Thoth d’Aleister Crowley

Le Tarot de Thoth d’Aleister Crowley

 
1 février 2016

"Jusqu’à présent, la France a ignoré l’œuvre d’Aleister Crowley, alors qu’elle représente un véritable continent de la pensée ésotérique !" nous confie Philippe Pissier, avec une pointe d’amertume, lui qui travaille sur son œuvre depuis plus de vingt ans. Aleister Crowley (1875-1947), citoyen d’origine britannique, est issu d’une famille protestante. Alors qu’il se destinait initialement à une carrière scientifique, dans la chimie, il décida d’embrasser avec passion – et une certaine folie – les voies pratiques de l’occultisme : tantra, tarot, théurgie. Tout cela accompagné d’un usage immodéré pour tous les psychotropes disponibles à son époque.


Les grands mythes de l’évolution psychique

Les grands mythes de l’évolution psychique

 
1 février 2016

"Jung a postulé l’existence d’une psyché objective qui obéit aux mêmes lois que celles de la physique !" affirme Lily Jattiot, psychanalyste et auteur. Lily, dont les travaux ont souvent abordé la subtile dynamique qui unissent-et-opposent, toute-à-la-fois, "logique et sentiment", "raison et cœur", "masculin et féminin" nous livre ici deux axes de réflexion d’une importance capitale. Premièrement, elle s’interroge sur le paradoxe suivant : lorsqu’une personne entame un travail sur elle-même, elle est amenée à traverser les couches successives de son histoire personnelle, descendre au plus profond d’elle-même. 


Top 3

Accueillir et déployer ses émotions pour guérir

 
25 janvier 2016

Accueillir et déployer ses émotions pour guérir

"Les thérapies transpersonnelles vont chercher un matériel inaccessible par la parole !" affirme Djohar Si Ahmed. En effet, si les sciences dures permettent d’édicter un certain nombre de lois régissant notre monde matériel, ce désir d’établir des process reproductibles ne peut malheureusement pas être satisfait dans le champ des études de la psyché…. Ceci, au grand dam des partisans de cette volonté diabolique qui consisteraient à "plaquer de la mécanique sur de l’humain". 


Les arts divinatoires dans l’histoire

 
18 janvier 2016

Les arts divinatoires dans l’histoire

De tous temps, les hommes ont scruté le ciel en vue de tenter d’y percevoir des signes… Et de tous temps, d’autres hommes, on ne sait pour quelles obscures raisons (et surtout en vertu de quelle légitimité), ont scruté ces mêmes hommes et tenté de leur asséner des coups sur la tête... Les systèmes de divinations ont en effet rarement fait bon ménage avec les structures religieuses établies. Pourtant, dans l’histoire, des périodes d’heureuses ententes ont existé. Une nouvelle accalmie se profile-t-elle ?


Deucalion, le Noé biblique (5/6)

 
18 janvier 2016

Deucalion, le Noé biblique (5/6)

Si le but ultime d’un prométhéen consiste à "faire monter la matière vers la lumière" (Prométhée n’est-il pas parti vers l’Olympe avec un bout de son caillou ?), les aventures de Lycaon et de Deucalion, lui-même fils du Titan, vont justement nous permettre de comprendre la dimension spirituelle du mythe de Prométhée. Au-delà d’une lecture évènementielle du mythe, à savoir ici: le funeste repas de Zeus passé en compagnie des fils de Lycaon, 


Cette somme d’environ mille pages est la démonstration même du renouveau de la métaphysique que l’occident avait prématurément enterrée avec Kant au bénéfice de l’herméneutique, de la phénoménologie, des sciences cognitives et de philosophies éloignées de  toute métaphysique.

Frédéric Nef montre tout d’abord que la métaphysique est bien vivante avec des philosophes comme Russell, Mc Taggart, Whitehead, Armstrong, Kripke, Lewis… et qu’elle traverse aujourd’hui une période de mutation qui laisse présager des heures heureuses pour les métaphysiciens.
    A la question Qu’est-ce que la métaphysique ? Frédéric Nef répond :
    « L’expression « la métaphysique » peut s’avérer trompeuse. La pluralité des approches et le caractère récurrent des disputes constituent même un argument fréquemment avancé pour justifier le bien-fondé des critiques kantiennes et leur actualité.
    Les métaphysiques actuelles seraient un Kampfplatz où aucun accord ne se dégage, où même les consensus minimaux sur la méthode et la définition de la discipline font défaut. A la vérité, même si l’on ne peut nier la nature quérulente de la métaphysique (dont on pourrait montrer l’aspect positif), on doit noter que si une métaphore convient ce n’est pas celle du champ de bataille marqué, dans l’imaginaire, par le chaos et la mort, mais plutôt celui d’une compétition entre des programmes de recherche (Popper) en métaphysique parfaitement identifiés et structurés. On peut citer (sans ordre de préférence et sans aucun souci d’exhaustivité) : la métaphysique des mondes possibles, quelquefois liée à un réalisme modal fort (Lewis), le réalisme modéré des universaux sous toutes ses formes (Armstrong, thomisme analytique), la théorie des objets (Meinong et les néo-meinongiens), la métaphysique des particuliers (ou tropes)… Ce qui milite en faveur de l’existence de programmes de recherche métaphysique, c’est essentiellement deux ordres de faits.
    D’une part, il y a une possibilité de débat rationnel entre les partisans des différents programmes. On ne constate pas d’incompatibilité de paradigme générant des opacités communicationnelles absolues, pas de fossés épistémologiques infranchissables. Les querelles en métaphysique ont pris la forme normale d’échanges d’arguments et d’évaluations en forme. (…)
    D’autre part, ces programmes acceptent un réseau de normes minimales et de critères intellectuels communs. Aucune métaphysique ne revendique plus de fonder une connaissance a priori sur la possession de pouvoirs supramentaux, du type d’une intuition métaphysique sui generis, ou d’une vision directe de l’absolu. On a en général renoncé au ton oraculaire, aux déclarations fracassantes. Aucune métaphysique n’accepte d’un cœur léger d’être ouvertement contradictoire et la découverte d’une contradiction logique est perçue le plus souvent comme une incitation à réviser la théorie, à à en examiner à nouveau certains attendus. L’argument d’autorité, mis à mal par les cartésiens, n’a plus refait surface… »
    Ce livre, qui n’est pas une histoire de la métaphysique, aide toutefois le lecteur à mieux cerner ce que serait une histoire de la métaphysique, mais aussi une histoire de la philosophie et l’apport de l’une et l’autre de ces disciplines à la psychologie.