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Lundi dernier

L’astrologie du mythe de Faust (4/4)

L’astrologie du mythe de Faust (4/4)

 
22 septembre 2014

Quatrième et dernier volet de l’exploration du mythe de Faust dans une lecture jungienne et astrologique. Le soleil est-t-il dominant dans votre thème de naissance ? Avez-vous un aspect rouge "Soleil-Pluton" ? Enfin, Mercure est-il bien aspecté ?Si vous répondez oui à l’une de ces trois questions, alors Faust s’est aimablement penché sur votre berceau à votre naissance et vous rejoignez ainsi la grande et belle famille des Faustiens, et non des moindres : Goethe, Wagner, Nietzsche, Franz Liszt, Marie Curie, Thomas Man, Picasso, Sartre, ou encore Gérard de Nerval…


Le fondement divin de la futuwwa selon Ibn al-‘Arabî

Le fondement divin de la futuwwa selon Ibn al-‘Arabî

 
22 septembre 2014

"Le chevalier ne se laisse jamais abuser par les ruses de l’âme !" nous indique Denis Gril. La futuwwa constitue un idéal d’homme libre, fidèle, vertueux, courageux et protégeant les faibles. Cette notion arabe est très ancienne, antérieure à l’islam, et le Coran l’a adoptée pour lui donner une nouvelle dimension. Ainsi, à la lueur des écrits de penseurs soufis tels qu’ Ibn’Arabi, ou encore Hallaj, Denis Gril va tenter de nous expliquer ce qu’est la Futuwwa sur un plan mystique et quelle est sa place au sein de l’islam.


Top 3

Antonin Artaud ou la fidélité à l'infini

 
15 septembre 2014

Antonin Artaud ou la fidélité à l

Parler d’Antonin Artaud, c’est poser le pied sur la fournaise incandescente d’une supernova que seule la science alchimique avec son creuset bouillonnant nous permet d’approcher. Telle est la démarche entreprise par Françoise Bonardel avec son brûlant ouvrage "Antonin Artaud ou la fidélité à l'infini" (2014, Ed. Pierre Guillaume de Roux). Introduire la pensée alchimique dans la personnalité d’Antonin Artaud revient à puiser, dans son parcours personnel d’homme malade, la guérison. Une guérison placée sous la tutelle d’Hermès puisqu’elle allie tant le microcosme: l’individu Artaud, que le macrocosme puisque selon lui, et à travers lui, "c’est toute la culture occidentale qui a besoin d’être guérie".


L’église gnostique chaote

 
8 septembre 2014

L’église gnostique chaote

Eglise gnostique chaote : "Trois mots, trois fautes !" affirmerait sans conteste un représentant de l’église catholique romaine. C’est malheureusement pour lui beaucoup plus complexe que cela. Explications : dès ses origines, le christianisme fut paré d’une couleur mystérieuse avec des éclats subtils, quasi-ésotériques, telles que le Logos, la Sainte Trinité, les deux natures du Christ, le Saint-Esprit, les guérisons, le mystère de l’Ecclésia "lorsque vous serez deux à prier en mon nom, je serai parmi vous…" (Matthieu 18.19). 


Le Yi King, un outil actuel pour penser le changement

 
1 septembre 2014

Le Yi King, un outil actuel pour penser le changement

"Il serait temps que le Yi-King soit compris à sa juste valeur et que cesse cette approche New-Age où chacun s’en empare et y projette toute sa subjectivité !" nous-dit Pierre Faure. Le Yi King, ouvrage chinois d’une pensée cosmologique (divination pour certains, métaphysique pour d’autres) remonte pour sa première version livresque à -500 AVJC. 


Spécialiste d’Abhinavagupta et du shivaïsme non-duel du Cachemire, Colette Poggi, indianiste et sanskritiste reconnue, nous a déjà offert une magnifique étude sur Les œuvres de vie chez Maître Eckhart et Abhinavagupta, publiée en 2000 aux Editions Les Deux Océans. Avec ce livre magnifique et inspirant, elle permet au lecteur d’approcher les nuances, les puissances et les dimensions multiples de la langue la plus ancienne des langues indo-européennes, considérée comme sacrée.

Cette langue plurimillénaire est « un instrument de transmission ». « Langue des dieux » et « langue du rituel ». Le sanskrit structure la création selon les shivaïtes. Il y aurait « une analogie entre le discours et la manifestation ». Ce rapport particulier à la langue a donné naissance à cette singularité culturelle et spirituelle que sont les philosophes-grammairiens comme Patanjali. Parce qu’il est la langue sacrée, toujours utilisée, de cette très ancienne culture indienne, le sanskrit, précise Colette Poggi, donne accès à l’essentiel de ses connaissances, de ses sagesses et spiritualités, ainsi qu’à la science du yoga. (…) Langue sacrée, langue divine, langue philosophique et poétique d’une exceptionnelle richesse, langue-laboratoire pour le linguiste, voici pour nous aujourd’hui un univers captivant, où l’homme assoiffé de sens trouvera à se désaltérer. Point de mirage, mais une source réelle de paroles qui donnent à penser, animées par une exigence interne, celle d’accéder au mystère de l’existence, mieux encore, une langue qui se reconnaît la vocation d’une mise en contact, à travers les semences sonores articulées en mots, avec la dimension cachée du réel. » Colette Poggi nous invite à une aventure, un émerveillement, dans la découverte de cette langue éminemment plastique, tout comme la conscience, dynamique et créatrice, qui invite à rompre avec les visions linéaires du monde et du temps. Le lecteur découvre le sanskrit par de « premiers aperçus sur le fonctionnement de la langue » avant d’être initié aux « mots-clefs de la pensée indienne à travers ses racines et ses images ». A travers ses mots, c’est la pensée indienne, en ses nuances infinies, qui est approchée. Elle se caractérise par sa grande cohérence, sa tendance harmonisante, sa recherche de permanence et d’immanence dans l’éphémère et le changeant. Colette Poggi consacre ensuite son étude aux formes sonores et aux formes écrites. Elle identifie quatre raisons à l’attrait puissant du sanskrit : -« les couleurs d’une pensée reliée à l’univers, à la Nature, et de ce fait à un monde « enchanté ». Upanishad, Tantra… -La découverte d’un lexique nuancé, puisque pour un mot en français le sanskrit propose parfois plusieurs dizaines de synonymes et périphrases, dont chacun exprime un aspect spécifique : tel est le cas pour les noms courants de soleil, eau, corps, conscience… -Une pensée qui s’interroge, réfléchit non seulement sur la réalité, mais observe son mode de fonctionnement (thèmes de la connaissance, mémoire, parole…) -Enfin la forme sonore et écrite du sanskrit. » En effet, ajoute-t-elle, « l’alphabet sanskrit, en tant que langue sacrée, participe d’une vision empreinte de mythologie, de symbolique, et sert de support à des recherches d’ordre métaphysique ». « Selon cette vision, l’univers est l’expression d’une émanation phonématique, il émerge au sein de la trame du Silence primordial, et n’en est ainsi jamais distinct. » A travers les polysémies, les registres emboîtés les uns dans les autres, les connexions multiples qui conduisent au silence, sont révélées et célébrées les secrets de l’inexprimé. Cette métaphysique de la Parole en quatre niveaux porte une non-opposition des éléments de l’apparence, jamais séparés en réalité mais inclusifs les uns des autres. La Parole apparaît alors comme « une interface entre conscience et réalité » révélatrice du jeu subtil entre l’Apparaître et l’Absolu. « La présence de la Parole se situe, pour Abhinavagupta, au cœur de la pensée non-discursive qui précède et forme le substrat de la pensée discursive ; si cette dernière est associée au temps et à la forme conventionnelle du langage, la parole non verbale, indifférenciée, quant à elle est contemporaine du moment où s’opère la prise de conscience en son premier essor. Parmi les termes qui l’évoquent, unmeÿa signifie éveil, éclosion du regard, surgissement de la réalité ; étant de l’ordre de l’instant, il ne peut être perçu qu’entre deux mouvements de pensée discursive. Sur un autre plan, unmeÿa désigne aussi le déploiement cosmique en la Conscience de Shiva, archétype de la création. La parole apparaît ainsi comme une expression sans cesse renouvelée de la conscience interagissant avec la réalité. Cependant, aux origines de la parole, les philosophes cachemiriens reconnaissent le ressaisissement intérieur de la conscience qui forme sa nature essentielle. » L’ouvrage de Colette Poggi est davantage qu’une introduction érudite et superbe à une langue sacrée, c’est aussi une longue et belle méditation sur la Conscience-origine et ses manifestations, sur la joie et la beauté, sur le sens et l’essence.

Editions Almora
Source:  La Lettre du Crocodile