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Lundi dernier

L'art social et le travail biographique selon Rudolph Steiner

 
20 mai 2013

Calmement, simplement, dans un débit clair, Michel Joseph nous évoque l’anthroposophie (la science de l’esprit) de Rudolph Steiner.
Il souligne l’importance, pour l’homme, de son développement tant intérieur qu’ extérieur, conscient qu’il est inscrit dans l’univers en interaction non seulement avec les autres humains mais aussi avec les règnes animal, végétal et minéral.


Le signe du Lion

 
19 mai 2013

Le Lion a un sens inné du spectacle, de la mise en scène et de la dramatisation. Ainsi, par exemple, le théâtre ou le cinéma sont à ses yeux des moyens parfaits pour se mettre en valeur. Il a besoin des feux de la rampe pour donner la pleine mesure de lui-même. Bien sûr, les planches ne sont que l'objectivation de cette tendance au jeu dramatique.


Top 3

Etre druide aujourd'hui

 
13 mai 2013

Jean-Claude Cappelli est un auteur et conférencier connu, tout ensemble druide et franc maçon, et ce depuis une quinzaine d’années.
Dans cette interview réalisée avec Hélène Cuny (Franc-maçonnerie Magazine), il précise avec clarté que le druidisme contemporain, même s’il se réfère aux anciens d’il y a 25 siècles et plus, est, dans son expression, différent : la tradition orale s’étant estompée, mais son esprit demeure le même.


De la matière à la lumière

 
6 mai 2013

Patrick Burensteinas, scientifique de formation, est un alchimiste opératif reconnu. Dans cet entretien qu’il a accepté de nous donner, il met en évidence la similitude entre la quête alchimique et la recherche scientifique. Avec une désarmante authenticité, utilisant un vocabulaire scandé à bon escient par la langue des oiseaux, Patrick Burensteinas témoigne de son approche thérapeutique globale* où l’homme ne fait qu’un avec la nature et ses trois règnes : animal, végétal et minéral.


Le signe du Cancer

 
27 avril 2013

Une des caractéristiques les plus évidentes de ce signe est son extrême sensibilité, conséquence de la naissance de la conscience à ses besoins. Il perçoit avec acuité le moindre frémissement de son environnement et y réagit émotionnellement d'une façon quasi-automatique. 


Spécialiste d’Abhinavagupta et du shivaïsme non-duel du Cachemire, Colette Poggi, indianiste et sanskritiste reconnue, nous a déjà offert une magnifique étude sur Les œuvres de vie chez Maître Eckhart et Abhinavagupta, publiée en 2000 aux Editions Les Deux Océans. Avec ce livre magnifique et inspirant, elle permet au lecteur d’approcher les nuances, les puissances et les dimensions multiples de la langue la plus ancienne des langues indo-européennes, considérée comme sacrée.

Cette langue plurimillénaire est « un instrument de transmission ». « Langue des dieux » et « langue du rituel ». Le sanskrit structure la création selon les shivaïtes. Il y aurait « une analogie entre le discours et la manifestation ». Ce rapport particulier à la langue a donné naissance à cette singularité culturelle et spirituelle que sont les philosophes-grammairiens comme Patanjali. Parce qu’il est la langue sacrée, toujours utilisée, de cette très ancienne culture indienne, le sanskrit, précise Colette Poggi, donne accès à l’essentiel de ses connaissances, de ses sagesses et spiritualités, ainsi qu’à la science du yoga. (…) Langue sacrée, langue divine, langue philosophique et poétique d’une exceptionnelle richesse, langue-laboratoire pour le linguiste, voici pour nous aujourd’hui un univers captivant, où l’homme assoiffé de sens trouvera à se désaltérer. Point de mirage, mais une source réelle de paroles qui donnent à penser, animées par une exigence interne, celle d’accéder au mystère de l’existence, mieux encore, une langue qui se reconnaît la vocation d’une mise en contact, à travers les semences sonores articulées en mots, avec la dimension cachée du réel. » Colette Poggi nous invite à une aventure, un émerveillement, dans la découverte de cette langue éminemment plastique, tout comme la conscience, dynamique et créatrice, qui invite à rompre avec les visions linéaires du monde et du temps. Le lecteur découvre le sanskrit par de « premiers aperçus sur le fonctionnement de la langue » avant d’être initié aux « mots-clefs de la pensée indienne à travers ses racines et ses images ». A travers ses mots, c’est la pensée indienne, en ses nuances infinies, qui est approchée. Elle se caractérise par sa grande cohérence, sa tendance harmonisante, sa recherche de permanence et d’immanence dans l’éphémère et le changeant. Colette Poggi consacre ensuite son étude aux formes sonores et aux formes écrites. Elle identifie quatre raisons à l’attrait puissant du sanskrit : -« les couleurs d’une pensée reliée à l’univers, à la Nature, et de ce fait à un monde « enchanté ». Upanishad, Tantra… -La découverte d’un lexique nuancé, puisque pour un mot en français le sanskrit propose parfois plusieurs dizaines de synonymes et périphrases, dont chacun exprime un aspect spécifique : tel est le cas pour les noms courants de soleil, eau, corps, conscience… -Une pensée qui s’interroge, réfléchit non seulement sur la réalité, mais observe son mode de fonctionnement (thèmes de la connaissance, mémoire, parole…) -Enfin la forme sonore et écrite du sanskrit. » En effet, ajoute-t-elle, « l’alphabet sanskrit, en tant que langue sacrée, participe d’une vision empreinte de mythologie, de symbolique, et sert de support à des recherches d’ordre métaphysique ». « Selon cette vision, l’univers est l’expression d’une émanation phonématique, il émerge au sein de la trame du Silence primordial, et n’en est ainsi jamais distinct. » A travers les polysémies, les registres emboîtés les uns dans les autres, les connexions multiples qui conduisent au silence, sont révélées et célébrées les secrets de l’inexprimé. Cette métaphysique de la Parole en quatre niveaux porte une non-opposition des éléments de l’apparence, jamais séparés en réalité mais inclusifs les uns des autres. La Parole apparaît alors comme « une interface entre conscience et réalité » révélatrice du jeu subtil entre l’Apparaître et l’Absolu. « La présence de la Parole se situe, pour Abhinavagupta, au cœur de la pensée non-discursive qui précède et forme le substrat de la pensée discursive ; si cette dernière est associée au temps et à la forme conventionnelle du langage, la parole non verbale, indifférenciée, quant à elle est contemporaine du moment où s’opère la prise de conscience en son premier essor. Parmi les termes qui l’évoquent, unmeÿa signifie éveil, éclosion du regard, surgissement de la réalité ; étant de l’ordre de l’instant, il ne peut être perçu qu’entre deux mouvements de pensée discursive. Sur un autre plan, unmeÿa désigne aussi le déploiement cosmique en la Conscience de Shiva, archétype de la création. La parole apparaît ainsi comme une expression sans cesse renouvelée de la conscience interagissant avec la réalité. Cependant, aux origines de la parole, les philosophes cachemiriens reconnaissent le ressaisissement intérieur de la conscience qui forme sa nature essentielle. » L’ouvrage de Colette Poggi est davantage qu’une introduction érudite et superbe à une langue sacrée, c’est aussi une longue et belle méditation sur la Conscience-origine et ses manifestations, sur la joie et la beauté, sur le sens et l’essence.

Editions Almora
Source:  La Lettre du Crocodile