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Lundi dernier

La tradition Hermétique dans la Franc-Maçonnerie

La tradition Hermétique dans la Franc-Maçonnerie

 
17 avril 2015

Etes-vous agacé de ce vernis sirupeux que véhiculent nos grands médias sur une franc-maçonnerie présentée comme "light", soucieuse du "vivre ensemble", de "l'idéal républicain", bref de tous ces sujets horizontaux ? Cet exposé est fait pour vous ! Patrick Rivière est un homme de conviction et de transmission. Alchimiste, historien des religions, franc-maçon engagé dans le courant Memphis Misraïm (filiation Gérard Kloppel, 1940-2008), il se propose ici non pas de gloser sur une maçonnerie de façade mais bel et bien de tenter de lever un voile sur son sanctuaire… Une approche verticale, et directe. Avis aux amateurs des grands sommets !


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L'harmonie secrète, coeur de l'ancienne Egypte

 
13 avril 2015

"L’essentiel n’a pas été dit sur l’ancienne Égypte !" affirme Jean Bouchart d’Orval dans son dernier livre sorti chez Almora en 2015. Dans cet entretien mené par Sébastien Morgan, l’auteur nous rappelle que l’antique civilisation du Nil demeure incompréhensible tant qu’on ne peut pressentir l’existence comme la voyaient les grands initiés qui en furent les maîtres d’œuvre. En l’absence de cette lumière, le discours sur l’Égypte demeure confiné aux relatives banalités dont l’égyptologie classique se contente depuis deux cents ans. 


Top 3

Uranus, la sublime irrévérence

 
13 avril 2015

Uranus, la sublime irrévérence

Dans un thème natal, il est intéressant de comparer les aspects qui lient les planètes individuelles (Mercure, Vénus, Mars) aux planètes transpersonnelles (Uranus, Neptune et Pluton). L’intensité des aspects liant ces deux catégories de planètes fournira une indication sur la possibilité, et le mode, auxquels une personne pourra incorporer des niveaux de conscience se situant bien au-delà de sa propre personnalité. A savoir : le futur (Uranus), le collectif (Neptune) et le pouvoir des profondeurs (Pluton). Des acceptions dites transpersonnelles, "que l’on ne peut pas individualiser, métaboliser, même via Saturne : on ne peut qu’accepter les transformations qu’elles proposent …" nous-dit Luc Bigé.


L'art de Mithilâ hier et aujourd'hui

 
6 avril 2015

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Martine Le Coz est une femme qui sous couvert d’une apparente fragilité, témoigne d’une grande détermination ! Son ambition : faire connaitre l’art du Mithilâ et conserver sa tradition exclusivement féminine. Ancien royaume de Videha, situé au nord est de l’inde, et actuelle région du Bihar, cette région a connu un passé prestigieux : Gautama Bouddha y aurait tenu des enseignements et les Upanishad y auraient, pour partie, été rédigés. "Une terre imprégnée par le tantrisme" nous dit Martine Le Coz….


Philippe de Vos, philosophe et mystique actuel

 
30 mars 2015

Philippe de Vos, philosophe et mystique actuel

Philippe de Vos est né dans la tradition catholique. A l’âge de seize ans il décide d’étudier toutes les religions. Ce choix le fera passer par la Sorbonne (EPHE), dans les cours d’islamologie d’Henry Corbin. Il rencontre à l’âge de 20 ans Michel Valsan, un proche de René Guénon, qui l’initiera à l’Islam, au soufisme, et qui deviendra pendant plusieurs années son maître.


Spécialiste d’Abhinavagupta et du shivaïsme non-duel du Cachemire, Colette Poggi, indianiste et sanskritiste reconnue, nous a déjà offert une magnifique étude sur Les œuvres de vie chez Maître Eckhart et Abhinavagupta, publiée en 2000 aux Editions Les Deux Océans. Avec ce livre magnifique et inspirant, elle permet au lecteur d’approcher les nuances, les puissances et les dimensions multiples de la langue la plus ancienne des langues indo-européennes, considérée comme sacrée.

Cette langue plurimillénaire est « un instrument de transmission ». « Langue des dieux » et « langue du rituel ». Le sanskrit structure la création selon les shivaïtes. Il y aurait « une analogie entre le discours et la manifestation ». Ce rapport particulier à la langue a donné naissance à cette singularité culturelle et spirituelle que sont les philosophes-grammairiens comme Patanjali. Parce qu’il est la langue sacrée, toujours utilisée, de cette très ancienne culture indienne, le sanskrit, précise Colette Poggi, donne accès à l’essentiel de ses connaissances, de ses sagesses et spiritualités, ainsi qu’à la science du yoga. (…) Langue sacrée, langue divine, langue philosophique et poétique d’une exceptionnelle richesse, langue-laboratoire pour le linguiste, voici pour nous aujourd’hui un univers captivant, où l’homme assoiffé de sens trouvera à se désaltérer. Point de mirage, mais une source réelle de paroles qui donnent à penser, animées par une exigence interne, celle d’accéder au mystère de l’existence, mieux encore, une langue qui se reconnaît la vocation d’une mise en contact, à travers les semences sonores articulées en mots, avec la dimension cachée du réel. » Colette Poggi nous invite à une aventure, un émerveillement, dans la découverte de cette langue éminemment plastique, tout comme la conscience, dynamique et créatrice, qui invite à rompre avec les visions linéaires du monde et du temps. Le lecteur découvre le sanskrit par de « premiers aperçus sur le fonctionnement de la langue » avant d’être initié aux « mots-clefs de la pensée indienne à travers ses racines et ses images ». A travers ses mots, c’est la pensée indienne, en ses nuances infinies, qui est approchée. Elle se caractérise par sa grande cohérence, sa tendance harmonisante, sa recherche de permanence et d’immanence dans l’éphémère et le changeant. Colette Poggi consacre ensuite son étude aux formes sonores et aux formes écrites. Elle identifie quatre raisons à l’attrait puissant du sanskrit : -« les couleurs d’une pensée reliée à l’univers, à la Nature, et de ce fait à un monde « enchanté ». Upanishad, Tantra… -La découverte d’un lexique nuancé, puisque pour un mot en français le sanskrit propose parfois plusieurs dizaines de synonymes et périphrases, dont chacun exprime un aspect spécifique : tel est le cas pour les noms courants de soleil, eau, corps, conscience… -Une pensée qui s’interroge, réfléchit non seulement sur la réalité, mais observe son mode de fonctionnement (thèmes de la connaissance, mémoire, parole…) -Enfin la forme sonore et écrite du sanskrit. » En effet, ajoute-t-elle, « l’alphabet sanskrit, en tant que langue sacrée, participe d’une vision empreinte de mythologie, de symbolique, et sert de support à des recherches d’ordre métaphysique ». « Selon cette vision, l’univers est l’expression d’une émanation phonématique, il émerge au sein de la trame du Silence primordial, et n’en est ainsi jamais distinct. » A travers les polysémies, les registres emboîtés les uns dans les autres, les connexions multiples qui conduisent au silence, sont révélées et célébrées les secrets de l’inexprimé. Cette métaphysique de la Parole en quatre niveaux porte une non-opposition des éléments de l’apparence, jamais séparés en réalité mais inclusifs les uns des autres. La Parole apparaît alors comme « une interface entre conscience et réalité » révélatrice du jeu subtil entre l’Apparaître et l’Absolu. « La présence de la Parole se situe, pour Abhinavagupta, au cœur de la pensée non-discursive qui précède et forme le substrat de la pensée discursive ; si cette dernière est associée au temps et à la forme conventionnelle du langage, la parole non verbale, indifférenciée, quant à elle est contemporaine du moment où s’opère la prise de conscience en son premier essor. Parmi les termes qui l’évoquent, unmeÿa signifie éveil, éclosion du regard, surgissement de la réalité ; étant de l’ordre de l’instant, il ne peut être perçu qu’entre deux mouvements de pensée discursive. Sur un autre plan, unmeÿa désigne aussi le déploiement cosmique en la Conscience de Shiva, archétype de la création. La parole apparaît ainsi comme une expression sans cesse renouvelée de la conscience interagissant avec la réalité. Cependant, aux origines de la parole, les philosophes cachemiriens reconnaissent le ressaisissement intérieur de la conscience qui forme sa nature essentielle. » L’ouvrage de Colette Poggi est davantage qu’une introduction érudite et superbe à une langue sacrée, c’est aussi une longue et belle méditation sur la Conscience-origine et ses manifestations, sur la joie et la beauté, sur le sens et l’essence.

Editions Almora
Source:  La Lettre du Crocodile