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Lundi dernier

Prométhée dans un thème de naissance 6 /6

Prométhée dans un thème de naissance 6 /6

 
6 février 2016

L’astrologie peut paraitre compliquée de prime abord. Pourtant, il n’en est rien ! En effet, juxtaposer ces astres, ces signes, avec un mythe "fondateur" dont le profil psychologique est connu de chacun d’entre nous, permet de mieux comprendre cette mécanique et surtout ses enjeux… Cette succession, qui n’est pas le fruit du hasard, ces aspects géométriques plus ou moins harmonieux donnent des outils de compréhension d’une grande richesse. Des clés simples et peu onéreuses, comparées au jargon clinique des psys et leurs systèmes souvent "à tiroir"... Une vision é-mouvante de l’homme qui renvoie clairement à la poíêsis grecque : action de faire et création.


Jésus thaumaturge - Enquête sur l

Jésus thaumaturge - Enquête sur l'homme et ses miracles

 
6 février 2016

Souhaitez-vous découvrir en quoi consiste la parapsychologie, la métapsychique ? Notamment la complémentarité de ces deux sciences ? A travers la figure de Jésus "sujet psi hors du commun", selon les termes de Bertrand Méheust, l’auteur nous propose ici une analyse détaillée des capacités de prophétie, de vision à distance et de guérison de Jésus, cela sous l’angle des sciences psychiques.


Top 3

Le Tarot de Thoth d’Aleister Crowley

 
1 février 2016

Le Tarot de Thoth d’Aleister Crowley

"Jusqu’à présent, la France a ignoré l’œuvre d’Aleister Crowley, alors qu’elle représente un véritable continent de la pensée ésotérique !" nous confie Philippe Pissier, avec une pointe d’amertume, lui qui travaille sur son œuvre depuis plus de vingt ans. Aleister Crowley (1875-1947), citoyen d’origine britannique, est issu d’une famille protestante. Alors qu’il se destinait initialement à une carrière scientifique, dans la chimie, il décida d’embrasser avec passion – et une certaine folie – les voies pratiques de l’occultisme : tantra, tarot, théurgie. Tout cela accompagné d’un usage immodéré pour tous les psychotropes disponibles à son époque.


Les grands mythes de l’évolution psychique

 
1 février 2016

Les grands mythes de l’évolution psychique

"Jung a postulé l’existence d’une psyché objective qui obéit aux mêmes lois que celles de la physique !" affirme Lily Jattiot, psychanalyste et auteur. Lily, dont les travaux ont souvent abordé la subtile dynamique qui unissent-et-opposent, toute-à-la-fois, "logique et sentiment", "raison et cœur", "masculin et féminin" nous livre ici deux axes de réflexion d’une importance capitale. Premièrement, elle s’interroge sur le paradoxe suivant : lorsqu’une personne entame un travail sur elle-même, elle est amenée à traverser les couches successives de son histoire personnelle, descendre au plus profond d’elle-même. 


Accueillir et déployer ses émotions pour guérir

 
25 janvier 2016

Accueillir et déployer ses émotions pour guérir

"Les thérapies transpersonnelles vont chercher un matériel inaccessible par la parole !" affirme Djohar Si Ahmed. En effet, si les sciences dures permettent d’édicter un certain nombre de lois régissant notre monde matériel, ce désir d’établir des process reproductibles ne peut malheureusement pas être satisfait dans le champ des études de la psyché…. Ceci, au grand dam des partisans de cette volonté diabolique qui consisteraient à "plaquer de la mécanique sur de l’humain". 


Un livre de Luc-Olivier d’Algange s’ouvre comme un coffre mystérieux, dissimulé sous des oripeaux poussiéreux, dont on sait déjà qu’il est empli de trésors. Avec Lux Umbra Dei, publié chez Arma Artis, il poursuit son œuvre de rappel à l’essentiel.

L’éveilleur sait que la littérature révèle malgré les Université prétentieuses, contre les Chapelles hallucinées. Il invite dans l’enceinte de la conscience une pléiade de penseurs, peu conformes souvent à la médiocrité des temps présents, qui trouvent enfin un espace hors-temps où « dire » et se rencontrer. Non seulement Luc-Olivier d’Algange donne la parole à tous ces êtres en alerte de l’esprit et par l’esprit mais ils tissent entre eux des liens improbables qui font sens.
Dans cette ombre lumineuse, le lecteur, conversera avec Baudelaire, Pierre Boutang, Léon Bloy, Henry Bosco, Novalis, René Char, Hölderlin, Maître Eckhart, Witkacy et tant d’autres qui fondent dans ces pages une « université » invisible de l’éveil.
L’ouvrage est placé par l’auteur sous la direction de Joseph de Maistre afin d’établir d’emblée le cadre général de la problématique entre Tradition et Modernité, pour mieux échapper aux enfermements de notre monde carencé :
« De Joseph de Maistre, le génie et la générosité (termes au demeurant interchangeables, de par leur étymologie même, pour autant que nous soustrayons le mot « génie » de ses connotations impliquant une exacerbation morbide de la singularité humaine) seront de nous offrir, comme une espérance prodigieuse d’échapper au nivellement et à l’uniformité, une Norme sacrée. Que cette Norme dût être réinterprétée, que ses aspects fussent ici-bas changeants comme les scintillements de la lumière sur un fleuve, cela ne modifie pas davantage la Vérité que les reflets de la clarté sur l’eau ne changent le soleil. Il ne s’agit point de se laisser hypnotiser par l’éclat ou le reflet, mais d’en saisir l’essence voyageuse et lumineuse. L’œil est à la lumière ce que le visible est à l’invisible. Cette auguste présence, non seulement de l’invisible dans le visible mais du visible dans l’invisible, de la nature dans la Surnature, voilà bien, pour le Moderne, l’inacceptable. »
Toute l’œuvre de Luc-Olivier d’Algange consiste à nous inviter à ce double dialogue entre le visible et l’invisible, à pénétrer le jeu dualiste pour le traverser, tout en appelant à l’élégance. C’est que l’élégance, ou plutôt les élégances du verbe, traduisent la nécessité de l’essence qui est liberté. Il en appelle avec insistance, parfois avec rage, à la poésie, vaisseau idéal pour voguer sur l’océan des contradictions et des rumeurs dualistes vers l’autre rive…, une poésie qui ne saurait être séparée d’une métaphysique.
« Lorsque la Révolution et la Contre-Révolution fourvoient le « faire » et le « défaire » dans l’inane et le vulgaire, le « contraire d’une Révolution » maintient l’être, durant l’interrègne, dans la plénitude de son possible. Baudelaire, penseur de l’ultime, va jusqu’au bout des prémices maistriennes, il les applique rigoureusement, en persistant dans une façon d’être qui est aussi une façon de dire. La lucidité baudelairienne départit son pessimisme de la tentation que serait le péché contre l’espérance. La leçon maistrienne tient Baudelaire sur ses gardes : « Défions-nous du peuple, du bon sens, du cœur, de l’inspiration et de l’évidence ». Tout le romantisme révolutionnaire et contre-révolutionnaire, si encombrant et si cacophonique, est ainsi déjoué en une seule phrase. Ce qui importe, c’est de sauvegarder la musique et l’espace. « La musique, écrit Baudelaire, donne l’idée de l’espace. Tous les arts, plus ou moins ; puisqu’ils sont nombre et que le nombre est une traduction de l’espace. » Le poème le redit : « La musique creuse le ciel ». L’immobilité du poète garde la vastitude et l’unité. »
La musique est un art de l’intervalle, c’est pourquoi elle garde libre l’accès à l’être. Toute l’écriture de Luc-Olivier d’Algange est musicale. En chef d’orchestre, il compose une symphonie du silence et de la grâce sur les dires de nos penseurs-poètes. Contre les outrecuidances des « cadavres ajournés », il suscite une révolte sacrée, plutôt qu’une révolution et une contre-révolution réplicantes et stériles. Cette musique porte le voyage, voyage vers Dieu, voyage en Dieu, voyage initiatique en tous les cas, voyage qui est toujours « retour au centre ». L’ange du retournement n’est pas loin, sans lequel le voyage serait vain, sans Esprit :
« On pourrait dire du Saint-Esprit qu’il se présente à l’intelligence humaine sous la forme d’une spirale de Moebius. Tout écrivain qui laisse se manifester en ses signes écrits les éclats du Saint-Esprit écrit comme sur un ruban où l’avers et l’envers, l’intérieur et l’extérieur, le songe et le réel se changent perpétuellement l’un en l’autre dans la courbe qui témoigne de l’essor du mouvement. N’importe quelle bande de papier peut opérer à cet office médiateur. Encore faut-il savoir le joindre par l’opportun retournement herméneutique. Il y a des écritures plates, qui débutent et s’interrompent (et qui, par quelque subterfuge rhétorique font passer leur interruption pour une fin) et des écritures retournées, qui révèlent l’unité de l’envers et de l’endroit dans le recommencement. Telle est la littérature que nous nommerons métaphysique : non une littérature qui représente des idées, des notions mais une écriture qui se retourne sur elle-même et recommence. »
Le lecteur de Luc-Olivier d’Algange doit, lui aussi, accepter d’être retourné afin d’apprendre à « voir ».

Editions Arma Artis, BP 3, 26160 La Bégude de Mazenc 
Source:  La Lettre du Crocodile