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Lundi dernier

Pluton : la puissance de métamorphose

Pluton : la puissance de métamorphose

 
18 mai 2015

"Pluton est une énergie qui descend en vous et qui fait ce qu’elle a à faire, en dehors de tout contrôle et de toute sentimentalité : elle détruit les formes qui ont fait leur temps pour que la vie continue!" nous-dit Luc Bigé…. Cette fonction de prédateur-nettoyeur, garant de la survie de tout écosystème, cette puissance de métamorphose tant individuelle que collective, se démarque frontalement de sa grande sœur, "Neptune la diffuse", celle qui sans doute trop embrasse et donc peut-être mal étreint. Au contraire, Pluton agit en mode hyper-centré et invite tout à chacun à délaisser cet horizon océanique, horizontal et manifesté, pour plonger dans l’inconnu des profondeurs abyssales….


Rendez-vous avec Pluton

Rendez-vous avec Pluton

 
18 mai 2015

Nous n’en avons pas fini avec Pluton : le dernier carré Uranus – Pluton a eu lieu en Mars 2015 et la sonde New Horizon, lancée de Cap Canaveral en 2006, passera au plus près de Pluton le 14 juillet 2015 pour le photographier….. Cette rencontre physique pourrait bien avoir des conséquences terrestres et symboliques: le Dieu des Enfers ne supporte pas d’être vu !


Top 3

Approche et pratique jungienne du mandala

 
11 mai 2015

Approche et pratique jungienne du mandala

Carl Gustav Jung, ce célèbre psychiatre suisse disciple de Sigmund Freud et père de l’inconscient collectif, disait du mandala qu’il constituait une "initiation pour l’homme moderne…". Si de nos jours, un certain "état d’esprit" marchand s’est emparé de cet outil en proposant pléthore de livres de coloriage tout juste bon pour distraire les enfants pendant les embouteillages: de quoi les mandalas, de par leur tradition millénaire, sont-ils les véritables vecteurs ? 


Mystique et incarnation

 
4 mai 2015

Mystique et incarnation

"Pour chaque souffrance, la grâce est là... ". Cette phrase, Carole Aliya la médita longuement notamment lors de son passage vers la trentaine : elle était alors confrontée à un terrible drame familial. Cette épreuve représenta un basculement, littéralement un séisme. Neptune-Poséidon (qui est la planète de la mystique) est non seulement le Dieu des océans, mais aussi celui des tremblements de terre : une période où tout tangue et où l’homme ne trouve aucun appui stable. Cette expérience, cette grâce, Carole la alors reçue. Elle lui a permis d’effectuer un dépassement d’elle-même, d’accepter ses souffrances, et d’expérimenter ce qu’elle nomme "un sentiment océanique d’amour".


Le code caché des miracles de Jésus

 
26 avril 2015

Le code caché des miracles de Jésus

La science moderne, en privilégiant systématiquement le "comment" du "pourquoi", s'est toujours focalisée sur les aspects visibles des objets de sa recherche, sans se soucier ni soupçonner l'existence d'informations cachées, invisibles ou détruites. Peut-on envisager de "re-susciter" cette information disparue ? Oui, répond aujourd'hui le physicien Nouredine Yahya-Bey, professeur à l'université de Tours. A chacune des actions, des miracles, de Jésus, son étude scientifique laisse entrevoir certaines constantes. Le décryptage de ces constantes révèle selon lui certains codes cachés "entre les lignes". 


Un livre de Luc-Olivier d’Algange s’ouvre comme un coffre mystérieux, dissimulé sous des oripeaux poussiéreux, dont on sait déjà qu’il est empli de trésors. Avec Lux Umbra Dei, publié chez Arma Artis, il poursuit son œuvre de rappel à l’essentiel.

L’éveilleur sait que la littérature révèle malgré les Université prétentieuses, contre les Chapelles hallucinées. Il invite dans l’enceinte de la conscience une pléiade de penseurs, peu conformes souvent à la médiocrité des temps présents, qui trouvent enfin un espace hors-temps où « dire » et se rencontrer. Non seulement Luc-Olivier d’Algange donne la parole à tous ces êtres en alerte de l’esprit et par l’esprit mais ils tissent entre eux des liens improbables qui font sens.
Dans cette ombre lumineuse, le lecteur, conversera avec Baudelaire, Pierre Boutang, Léon Bloy, Henry Bosco, Novalis, René Char, Hölderlin, Maître Eckhart, Witkacy et tant d’autres qui fondent dans ces pages une « université » invisible de l’éveil.
L’ouvrage est placé par l’auteur sous la direction de Joseph de Maistre afin d’établir d’emblée le cadre général de la problématique entre Tradition et Modernité, pour mieux échapper aux enfermements de notre monde carencé :
« De Joseph de Maistre, le génie et la générosité (termes au demeurant interchangeables, de par leur étymologie même, pour autant que nous soustrayons le mot « génie » de ses connotations impliquant une exacerbation morbide de la singularité humaine) seront de nous offrir, comme une espérance prodigieuse d’échapper au nivellement et à l’uniformité, une Norme sacrée. Que cette Norme dût être réinterprétée, que ses aspects fussent ici-bas changeants comme les scintillements de la lumière sur un fleuve, cela ne modifie pas davantage la Vérité que les reflets de la clarté sur l’eau ne changent le soleil. Il ne s’agit point de se laisser hypnotiser par l’éclat ou le reflet, mais d’en saisir l’essence voyageuse et lumineuse. L’œil est à la lumière ce que le visible est à l’invisible. Cette auguste présence, non seulement de l’invisible dans le visible mais du visible dans l’invisible, de la nature dans la Surnature, voilà bien, pour le Moderne, l’inacceptable. »
Toute l’œuvre de Luc-Olivier d’Algange consiste à nous inviter à ce double dialogue entre le visible et l’invisible, à pénétrer le jeu dualiste pour le traverser, tout en appelant à l’élégance. C’est que l’élégance, ou plutôt les élégances du verbe, traduisent la nécessité de l’essence qui est liberté. Il en appelle avec insistance, parfois avec rage, à la poésie, vaisseau idéal pour voguer sur l’océan des contradictions et des rumeurs dualistes vers l’autre rive…, une poésie qui ne saurait être séparée d’une métaphysique.
« Lorsque la Révolution et la Contre-Révolution fourvoient le « faire » et le « défaire » dans l’inane et le vulgaire, le « contraire d’une Révolution » maintient l’être, durant l’interrègne, dans la plénitude de son possible. Baudelaire, penseur de l’ultime, va jusqu’au bout des prémices maistriennes, il les applique rigoureusement, en persistant dans une façon d’être qui est aussi une façon de dire. La lucidité baudelairienne départit son pessimisme de la tentation que serait le péché contre l’espérance. La leçon maistrienne tient Baudelaire sur ses gardes : « Défions-nous du peuple, du bon sens, du cœur, de l’inspiration et de l’évidence ». Tout le romantisme révolutionnaire et contre-révolutionnaire, si encombrant et si cacophonique, est ainsi déjoué en une seule phrase. Ce qui importe, c’est de sauvegarder la musique et l’espace. « La musique, écrit Baudelaire, donne l’idée de l’espace. Tous les arts, plus ou moins ; puisqu’ils sont nombre et que le nombre est une traduction de l’espace. » Le poème le redit : « La musique creuse le ciel ». L’immobilité du poète garde la vastitude et l’unité. »
La musique est un art de l’intervalle, c’est pourquoi elle garde libre l’accès à l’être. Toute l’écriture de Luc-Olivier d’Algange est musicale. En chef d’orchestre, il compose une symphonie du silence et de la grâce sur les dires de nos penseurs-poètes. Contre les outrecuidances des « cadavres ajournés », il suscite une révolte sacrée, plutôt qu’une révolution et une contre-révolution réplicantes et stériles. Cette musique porte le voyage, voyage vers Dieu, voyage en Dieu, voyage initiatique en tous les cas, voyage qui est toujours « retour au centre ». L’ange du retournement n’est pas loin, sans lequel le voyage serait vain, sans Esprit :
« On pourrait dire du Saint-Esprit qu’il se présente à l’intelligence humaine sous la forme d’une spirale de Moebius. Tout écrivain qui laisse se manifester en ses signes écrits les éclats du Saint-Esprit écrit comme sur un ruban où l’avers et l’envers, l’intérieur et l’extérieur, le songe et le réel se changent perpétuellement l’un en l’autre dans la courbe qui témoigne de l’essor du mouvement. N’importe quelle bande de papier peut opérer à cet office médiateur. Encore faut-il savoir le joindre par l’opportun retournement herméneutique. Il y a des écritures plates, qui débutent et s’interrompent (et qui, par quelque subterfuge rhétorique font passer leur interruption pour une fin) et des écritures retournées, qui révèlent l’unité de l’envers et de l’endroit dans le recommencement. Telle est la littérature que nous nommerons métaphysique : non une littérature qui représente des idées, des notions mais une écriture qui se retourne sur elle-même et recommence. »
Le lecteur de Luc-Olivier d’Algange doit, lui aussi, accepter d’être retourné afin d’apprendre à « voir ».

Editions Arma Artis, BP 3, 26160 La Bégude de Mazenc 
Source:  La Lettre du Crocodile