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Lundi dernier

Le tir à l

Le tir à l'arc, forme animée de méditation

 
17 novembre 2014

Le tir à l’arc ne se réduit ni à une simple technique de chasse, ni à une ancienne pratique guerrière ! Gérard Depreux et Taïkan Jyoji, respectivement praticiens chevronnés de Kung Dao (tir à l’arc chinois) et de Kyodo (tir à l’arc japonais), vont justement nous sensibiliser aux subtiles arcanes de cette tradition asiatique multiséculaire. Tout d’abord, ils vont replacer leur art dans une perspective historique et religieuse. Taoïsme, Bouddhisme, Confucianisme et Shintoisme ont naturellement marqué ces pratiques et ces influences sont toujours prégnantes.


Sol Invictus : solstice d’été sur Carnac

Sol Invictus : solstice d’été sur Carnac

 

10 novembre 2014

Carnac, dans le Morbihan, fut certes réputée dans les années cinquante pour son casino et son centre de thalassothérapie. Mais il se trouve que six mille ans avant notre ère, à cet endroit, nos ancêtres ont érigé de nombreux monuments gigantesques (mégalithiques) : tumulus, dolmen et cercles de pierre. De nos jours, malgré notre haute technologie, on ne sait toujours pas répondre ni au "comment" ni au "pourquoi" de ces constructions. Comment : ces hommes sont-ils parvenus à réaliser des sanctuaires aussi gigantesques et des alignements astronomiques aussi précis ? Pourquoi : la finalité de ces construction était-elle religieuse ? Destinée au culte des morts ? La symbolique d’un panthéon céleste ? Pour des soins énergétiques (une thalasso avant l’heure ? ;-))…


Top 3

Le Soleil, symbole du Soi

 
10 novembre 2014

Le Soleil, symbole du Soi

A l’instar de l’expression "c’est dans la nuit que l’on voit le mieux les étoiles", dans toute quête spirituelle sérieuse : c’est dans l’obscurité qu’on y voit clair et c’est en touchant son ombre qu’on découvre d’où provient la lumière... Le Soleil, mot dont l’anagramme approximatif donne "le Soi" représente la plénitude, la pensée qui se suffit à elle-même, le charisme. De nombreux aphorismes initiatiques expriment l’idée qu’on s’en fait : "Deviens qui tu es", "Vas vers toi", "Tu es déjà ce que tu cherches". Paradoxalement, nous dit Luc Bigé, 


Folie et paranormal

 
3 novembre 2014

Folie et paranormal

Entre 30% et 50% de la population mondiale pourrait vivre au moins une fois dans sa vie ce que l’on appelle une "expérience exceptionnelle". Derrière cette terminologie quelque peu sensationnelle dont notre site se montre volontairement avare (et qui parait même contradictoire, si la moitié de la population peut vivre ces expériences en quoi sont-elles donc exceptionnelles*…) se regroupe un grand nombre de phénomènes qualifiés de "paranormaux" selon un baromètre qu’une société, une civilisation donnée établit. On y retrouve ainsi pêle-mêle les rêves prémonitoires, les sorties du corps, 


De l’alchimie végétale

 
27 octobre 2014

De l’alchimie végétale

Nous poursuivons ici notre investigation qui débuta lors du premier reportage sur l’intelligence végétale (avec Stéphane Douady du CNRS). Ce second volet nous place en présence d’un alchimiste réputé: Patrick Rivière et d’un distillateur passionné, Matthieu Frécon. Deux "opératifs" qui ont accepté d’évoquer leur approche du monde végétal, mais aussi leur travail concret, face à l’athanor ou à l’alambic….


Un livre de Luc-Olivier d’Algange s’ouvre comme un coffre mystérieux, dissimulé sous des oripeaux poussiéreux, dont on sait déjà qu’il est empli de trésors. Avec Lux Umbra Dei, publié chez Arma Artis, il poursuit son œuvre de rappel à l’essentiel.

L’éveilleur sait que la littérature révèle malgré les Université prétentieuses, contre les Chapelles hallucinées. Il invite dans l’enceinte de la conscience une pléiade de penseurs, peu conformes souvent à la médiocrité des temps présents, qui trouvent enfin un espace hors-temps où « dire » et se rencontrer. Non seulement Luc-Olivier d’Algange donne la parole à tous ces êtres en alerte de l’esprit et par l’esprit mais ils tissent entre eux des liens improbables qui font sens.
Dans cette ombre lumineuse, le lecteur, conversera avec Baudelaire, Pierre Boutang, Léon Bloy, Henry Bosco, Novalis, René Char, Hölderlin, Maître Eckhart, Witkacy et tant d’autres qui fondent dans ces pages une « université » invisible de l’éveil.
L’ouvrage est placé par l’auteur sous la direction de Joseph de Maistre afin d’établir d’emblée le cadre général de la problématique entre Tradition et Modernité, pour mieux échapper aux enfermements de notre monde carencé :
« De Joseph de Maistre, le génie et la générosité (termes au demeurant interchangeables, de par leur étymologie même, pour autant que nous soustrayons le mot « génie » de ses connotations impliquant une exacerbation morbide de la singularité humaine) seront de nous offrir, comme une espérance prodigieuse d’échapper au nivellement et à l’uniformité, une Norme sacrée. Que cette Norme dût être réinterprétée, que ses aspects fussent ici-bas changeants comme les scintillements de la lumière sur un fleuve, cela ne modifie pas davantage la Vérité que les reflets de la clarté sur l’eau ne changent le soleil. Il ne s’agit point de se laisser hypnotiser par l’éclat ou le reflet, mais d’en saisir l’essence voyageuse et lumineuse. L’œil est à la lumière ce que le visible est à l’invisible. Cette auguste présence, non seulement de l’invisible dans le visible mais du visible dans l’invisible, de la nature dans la Surnature, voilà bien, pour le Moderne, l’inacceptable. »
Toute l’œuvre de Luc-Olivier d’Algange consiste à nous inviter à ce double dialogue entre le visible et l’invisible, à pénétrer le jeu dualiste pour le traverser, tout en appelant à l’élégance. C’est que l’élégance, ou plutôt les élégances du verbe, traduisent la nécessité de l’essence qui est liberté. Il en appelle avec insistance, parfois avec rage, à la poésie, vaisseau idéal pour voguer sur l’océan des contradictions et des rumeurs dualistes vers l’autre rive…, une poésie qui ne saurait être séparée d’une métaphysique.
« Lorsque la Révolution et la Contre-Révolution fourvoient le « faire » et le « défaire » dans l’inane et le vulgaire, le « contraire d’une Révolution » maintient l’être, durant l’interrègne, dans la plénitude de son possible. Baudelaire, penseur de l’ultime, va jusqu’au bout des prémices maistriennes, il les applique rigoureusement, en persistant dans une façon d’être qui est aussi une façon de dire. La lucidité baudelairienne départit son pessimisme de la tentation que serait le péché contre l’espérance. La leçon maistrienne tient Baudelaire sur ses gardes : « Défions-nous du peuple, du bon sens, du cœur, de l’inspiration et de l’évidence ». Tout le romantisme révolutionnaire et contre-révolutionnaire, si encombrant et si cacophonique, est ainsi déjoué en une seule phrase. Ce qui importe, c’est de sauvegarder la musique et l’espace. « La musique, écrit Baudelaire, donne l’idée de l’espace. Tous les arts, plus ou moins ; puisqu’ils sont nombre et que le nombre est une traduction de l’espace. » Le poème le redit : « La musique creuse le ciel ». L’immobilité du poète garde la vastitude et l’unité. »
La musique est un art de l’intervalle, c’est pourquoi elle garde libre l’accès à l’être. Toute l’écriture de Luc-Olivier d’Algange est musicale. En chef d’orchestre, il compose une symphonie du silence et de la grâce sur les dires de nos penseurs-poètes. Contre les outrecuidances des « cadavres ajournés », il suscite une révolte sacrée, plutôt qu’une révolution et une contre-révolution réplicantes et stériles. Cette musique porte le voyage, voyage vers Dieu, voyage en Dieu, voyage initiatique en tous les cas, voyage qui est toujours « retour au centre ». L’ange du retournement n’est pas loin, sans lequel le voyage serait vain, sans Esprit :
« On pourrait dire du Saint-Esprit qu’il se présente à l’intelligence humaine sous la forme d’une spirale de Moebius. Tout écrivain qui laisse se manifester en ses signes écrits les éclats du Saint-Esprit écrit comme sur un ruban où l’avers et l’envers, l’intérieur et l’extérieur, le songe et le réel se changent perpétuellement l’un en l’autre dans la courbe qui témoigne de l’essor du mouvement. N’importe quelle bande de papier peut opérer à cet office médiateur. Encore faut-il savoir le joindre par l’opportun retournement herméneutique. Il y a des écritures plates, qui débutent et s’interrompent (et qui, par quelque subterfuge rhétorique font passer leur interruption pour une fin) et des écritures retournées, qui révèlent l’unité de l’envers et de l’endroit dans le recommencement. Telle est la littérature que nous nommerons métaphysique : non une littérature qui représente des idées, des notions mais une écriture qui se retourne sur elle-même et recommence. »
Le lecteur de Luc-Olivier d’Algange doit, lui aussi, accepter d’être retourné afin d’apprendre à « voir ».

Editions Arma Artis, BP 3, 26160 La Bégude de Mazenc 
Source:  La Lettre du Crocodile