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Lundi dernier

Sens et symboles des messages du corps

Sens et symboles des messages du corps

 
14 décembre 2014

Nous vivons une époque paradoxale, à plus d’un titre. D’un côté le fait religieux nous apparait de plus en plus comme archaïque et d’un autre côté la quête de sens, l’appétence pour cet "au-delà de la Porte des Hommes" n’a jamais été aussi intense, ni aussi présente dans nos médias. Olivier Soulier est médecin, homéopathe, acupuncteur, conférencier et écrivain. Depuis vingt ans il travaille sur l’origine des maladies, notamment la sclérose en plaque.
Dans cet entretien, mené par Florence Quentin, Olivier Soulier se propose de nous emmener dans une approche plus approfondie de la médecine : comprendre sa vocation, ses symboles…. Il osera même une sorte d’élargissement de perspective allant puiser des citations dans les grands textes de la Tradition : Ancien Testament, Nouveau Testament, Bhagavad Ghita


Les maitres ésotériques des signes

Les maitres ésotériques des signes

 
8 décembre 2014

Selon Alice Bailey: "le désir est à la personnalité ce que le service est à l’âme"…. Ainsi, si la lecture de la domiciliation "traditionnelle" d’une planète dans un signe nous indique l’expression de la personnalité d’une personne, l’interprétation "ésotérique" d’une planète dans un signe, nous indique, elle, la nature de l’aspiration profonde, intérieure (donc ésotérique) de cette personne : c’est l’expression du Soi, du Sacré qui se manifeste. Cette trace du Soi, dans le signe d’une personne, même résiduelle, dépend de multiples facteurs, notamment de son évolution spirituelle (karma, pratiques, initiation etc…). Luc Bigé nous présente ici cette nouvelle grille de lecture, signe après signe, et va 


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Structure symbolique du système solaire

 
8 décembre 2014

Structure symbolique du système solaire

"Je n’invente rien, je ne fais que décrire ce qui est indiqué dans le ciel !" nous-dit Luc Bigé. Les planètes, telles que nous pouvons les voir à l’œil nu, se répartissent en cercle dans l’ordre suivant: Soleil, Mercure, Vénus, Terre, Mars, Jupiter, Saturne. Rapidement, nous constatons la présence d’un double cercle s’articulant autour de la Terre : un premier cercle réunissant les trois planètes situées à l’intérieure de l’orbite de la Terre (Soleil, Mercure, Vénus) et un deuxième cercle constitué des trois planètes situées à l’extérieure de cette orbite terrestre (Mars, Jupiter, Saturne).


L'Alchimie et ses voies internes par Patrick Rivière

 
24 novembre 2014

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L’énigmatique mention "Solve et coagula" figure au frontispice de nombreux grimoires alchimiques. Et si, au lieu de l’habituelle traduction "Dissous et réunis", cette phrase signifiait plutôt: "Sang et coagulation"… ? Patrick Rivière, alchimiste réputé et historien des religions, se propose ici de nous faire découvrir les différentes voies de l’alchimie interne, cette alchimie qui se concentre sur les fluides et sécrétions corporelles ….


Kung Dao et Kyudo: l'art du tir à l'arc

 
17 novembre 2014

Kung Dao et Kyudo: l

Le tir à l’arc ne se réduit ni à une simple technique de chasse, ni à une ancienne pratique guerrière ! Gérard Depreux et Taïkan Jyoji, respectivement praticiens chevronnés de Kung Dao (tir à l’arc chinois) et de Kyodo (tir à l’arc japonais), vont justement nous sensibiliser aux subtiles arcanes de cette tradition asiatique multiséculaire. Tout d’abord, ils vont replacer leur art dans une perspective historique et religieuse. Taoïsme, Bouddhisme, Confucianisme et Shintoisme ont naturellement marqué ces pratiques et ces influences sont toujours prégnantes.


Un livre de Luc-Olivier d’Algange s’ouvre comme un coffre mystérieux, dissimulé sous des oripeaux poussiéreux, dont on sait déjà qu’il est empli de trésors. Avec Lux Umbra Dei, publié chez Arma Artis, il poursuit son œuvre de rappel à l’essentiel.

L’éveilleur sait que la littérature révèle malgré les Université prétentieuses, contre les Chapelles hallucinées. Il invite dans l’enceinte de la conscience une pléiade de penseurs, peu conformes souvent à la médiocrité des temps présents, qui trouvent enfin un espace hors-temps où « dire » et se rencontrer. Non seulement Luc-Olivier d’Algange donne la parole à tous ces êtres en alerte de l’esprit et par l’esprit mais ils tissent entre eux des liens improbables qui font sens.
Dans cette ombre lumineuse, le lecteur, conversera avec Baudelaire, Pierre Boutang, Léon Bloy, Henry Bosco, Novalis, René Char, Hölderlin, Maître Eckhart, Witkacy et tant d’autres qui fondent dans ces pages une « université » invisible de l’éveil.
L’ouvrage est placé par l’auteur sous la direction de Joseph de Maistre afin d’établir d’emblée le cadre général de la problématique entre Tradition et Modernité, pour mieux échapper aux enfermements de notre monde carencé :
« De Joseph de Maistre, le génie et la générosité (termes au demeurant interchangeables, de par leur étymologie même, pour autant que nous soustrayons le mot « génie » de ses connotations impliquant une exacerbation morbide de la singularité humaine) seront de nous offrir, comme une espérance prodigieuse d’échapper au nivellement et à l’uniformité, une Norme sacrée. Que cette Norme dût être réinterprétée, que ses aspects fussent ici-bas changeants comme les scintillements de la lumière sur un fleuve, cela ne modifie pas davantage la Vérité que les reflets de la clarté sur l’eau ne changent le soleil. Il ne s’agit point de se laisser hypnotiser par l’éclat ou le reflet, mais d’en saisir l’essence voyageuse et lumineuse. L’œil est à la lumière ce que le visible est à l’invisible. Cette auguste présence, non seulement de l’invisible dans le visible mais du visible dans l’invisible, de la nature dans la Surnature, voilà bien, pour le Moderne, l’inacceptable. »
Toute l’œuvre de Luc-Olivier d’Algange consiste à nous inviter à ce double dialogue entre le visible et l’invisible, à pénétrer le jeu dualiste pour le traverser, tout en appelant à l’élégance. C’est que l’élégance, ou plutôt les élégances du verbe, traduisent la nécessité de l’essence qui est liberté. Il en appelle avec insistance, parfois avec rage, à la poésie, vaisseau idéal pour voguer sur l’océan des contradictions et des rumeurs dualistes vers l’autre rive…, une poésie qui ne saurait être séparée d’une métaphysique.
« Lorsque la Révolution et la Contre-Révolution fourvoient le « faire » et le « défaire » dans l’inane et le vulgaire, le « contraire d’une Révolution » maintient l’être, durant l’interrègne, dans la plénitude de son possible. Baudelaire, penseur de l’ultime, va jusqu’au bout des prémices maistriennes, il les applique rigoureusement, en persistant dans une façon d’être qui est aussi une façon de dire. La lucidité baudelairienne départit son pessimisme de la tentation que serait le péché contre l’espérance. La leçon maistrienne tient Baudelaire sur ses gardes : « Défions-nous du peuple, du bon sens, du cœur, de l’inspiration et de l’évidence ». Tout le romantisme révolutionnaire et contre-révolutionnaire, si encombrant et si cacophonique, est ainsi déjoué en une seule phrase. Ce qui importe, c’est de sauvegarder la musique et l’espace. « La musique, écrit Baudelaire, donne l’idée de l’espace. Tous les arts, plus ou moins ; puisqu’ils sont nombre et que le nombre est une traduction de l’espace. » Le poème le redit : « La musique creuse le ciel ». L’immobilité du poète garde la vastitude et l’unité. »
La musique est un art de l’intervalle, c’est pourquoi elle garde libre l’accès à l’être. Toute l’écriture de Luc-Olivier d’Algange est musicale. En chef d’orchestre, il compose une symphonie du silence et de la grâce sur les dires de nos penseurs-poètes. Contre les outrecuidances des « cadavres ajournés », il suscite une révolte sacrée, plutôt qu’une révolution et une contre-révolution réplicantes et stériles. Cette musique porte le voyage, voyage vers Dieu, voyage en Dieu, voyage initiatique en tous les cas, voyage qui est toujours « retour au centre ». L’ange du retournement n’est pas loin, sans lequel le voyage serait vain, sans Esprit :
« On pourrait dire du Saint-Esprit qu’il se présente à l’intelligence humaine sous la forme d’une spirale de Moebius. Tout écrivain qui laisse se manifester en ses signes écrits les éclats du Saint-Esprit écrit comme sur un ruban où l’avers et l’envers, l’intérieur et l’extérieur, le songe et le réel se changent perpétuellement l’un en l’autre dans la courbe qui témoigne de l’essor du mouvement. N’importe quelle bande de papier peut opérer à cet office médiateur. Encore faut-il savoir le joindre par l’opportun retournement herméneutique. Il y a des écritures plates, qui débutent et s’interrompent (et qui, par quelque subterfuge rhétorique font passer leur interruption pour une fin) et des écritures retournées, qui révèlent l’unité de l’envers et de l’endroit dans le recommencement. Telle est la littérature que nous nommerons métaphysique : non une littérature qui représente des idées, des notions mais une écriture qui se retourne sur elle-même et recommence. »
Le lecteur de Luc-Olivier d’Algange doit, lui aussi, accepter d’être retourné afin d’apprendre à « voir ».

Editions Arma Artis, BP 3, 26160 La Bégude de Mazenc 
Source:  La Lettre du Crocodile