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Lundi dernier

Le Yi King, un outil actuel pour penser le changement

Le Yi King, un outil actuel pour penser le changement

 
1 septembre 2014

"Il serait temps que le Yi-King soit compris à sa juste valeur et que cesse cette approche New-Age où chacun s’en empare et y projette toute sa subjectivité !" nous-dit Pierre Faure. Le Yi King, ouvrage chinois d’une pensée cosmologique (divination pour certains, métaphysique pour d’autres) remonte pour sa première version livresque à -500 AVJC. 


Le Règne de la Quantité de René Guénon (1/2)

Le Règne de la Quantité de René Guénon (1/2)

 
25 août 2014

La crise du monde moderne, ouvrage visionnaire de René Guénon paru en 1927, dénonçait avec virulence cette épidémie galopante, d’autant plus redoutable qu’invisible, celle de l’état d’esprit moderne : une perte des repères spirituels, un engluement croissant dans le matérialisme, une confusion entre le temporel et le spirituel. Pour évoquer en image les choses: tant que le myope n’a pas été placé face à une paire de lunettes, il considère son infirmité comme une chose établie, et bientôt normale. 


Top 3

Sourcellerie et magnétiseurs

 
28 juillet 2014

Sourcellerie et magnétiseurs

Comment parvient-on à trouver des sources souterraines à l’aide de simples baguettes de cuivre ? Comment expliquer la guérison de certaines maladies à l’aide d’une simple imposition des mains ? Est-ce un don… ou tout simplement grâce à la présence de cristaux de magnétite dans notre corps ?
La réponse est peut-être de nature plus subtile comme nous l’expliquent ici Bernard Blancan, sourcier et auteur d’un livre sur la guérison, et Vincent Navizet, sourcier et magnétiseur professionnel.


Agir en conscience : rencontre avec les champs de cohérence

 
21 juillet 2014

Agir en conscience : rencontre avec les champs de cohérence

Depuis une vingtaine d’années, le mot "quantique" s’emploie à tort et à travers, répété ad nauseam par les tenants de la société du spectacle où argent et travestissement sont rois. Pourtant, bien avant cette déferlante anglo-saxonne qui n’a pas épargné notre pays, certains scientifiques français tels que Louis Boutard (1880-1958) ou Jacques Ravatin (1935-2011) ont élaboré un rapport au Réel qui n’a rien à envier à la physique quantique: les champs de cohérence.


Gilbert Durand / Henry Corbin : un pacte chevaleresque face au nihilisme

 
14 juillet 2014

Gilbert Durand / Henry Corbin : un pacte chevaleresque face au nihilisme

"Le pur Héros demeure le pourfendeur du dragon !" nous-rappelle Françoise Bonardel. Ainsi, au lendemain de la seconde guerre mondiale, guerre fratricide d’un vieil Occident, et période où tous les systèmes philosophiques étaient en faillite, quels sont les hommes qui se sont réellement relevés parmi ses ruines ? Pour Françoise Bonardel, la réponse n’est pas à chercher dans l’existentialisme ni dans le structuralisme,


Un livre de Luc-Olivier d’Algange s’ouvre comme un coffre mystérieux, dissimulé sous des oripeaux poussiéreux, dont on sait déjà qu’il est empli de trésors. Avec Lux Umbra Dei, publié chez Arma Artis, il poursuit son œuvre de rappel à l’essentiel.

L’éveilleur sait que la littérature révèle malgré les Université prétentieuses, contre les Chapelles hallucinées. Il invite dans l’enceinte de la conscience une pléiade de penseurs, peu conformes souvent à la médiocrité des temps présents, qui trouvent enfin un espace hors-temps où « dire » et se rencontrer. Non seulement Luc-Olivier d’Algange donne la parole à tous ces êtres en alerte de l’esprit et par l’esprit mais ils tissent entre eux des liens improbables qui font sens.
Dans cette ombre lumineuse, le lecteur, conversera avec Baudelaire, Pierre Boutang, Léon Bloy, Henry Bosco, Novalis, René Char, Hölderlin, Maître Eckhart, Witkacy et tant d’autres qui fondent dans ces pages une « université » invisible de l’éveil.
L’ouvrage est placé par l’auteur sous la direction de Joseph de Maistre afin d’établir d’emblée le cadre général de la problématique entre Tradition et Modernité, pour mieux échapper aux enfermements de notre monde carencé :
« De Joseph de Maistre, le génie et la générosité (termes au demeurant interchangeables, de par leur étymologie même, pour autant que nous soustrayons le mot « génie » de ses connotations impliquant une exacerbation morbide de la singularité humaine) seront de nous offrir, comme une espérance prodigieuse d’échapper au nivellement et à l’uniformité, une Norme sacrée. Que cette Norme dût être réinterprétée, que ses aspects fussent ici-bas changeants comme les scintillements de la lumière sur un fleuve, cela ne modifie pas davantage la Vérité que les reflets de la clarté sur l’eau ne changent le soleil. Il ne s’agit point de se laisser hypnotiser par l’éclat ou le reflet, mais d’en saisir l’essence voyageuse et lumineuse. L’œil est à la lumière ce que le visible est à l’invisible. Cette auguste présence, non seulement de l’invisible dans le visible mais du visible dans l’invisible, de la nature dans la Surnature, voilà bien, pour le Moderne, l’inacceptable. »
Toute l’œuvre de Luc-Olivier d’Algange consiste à nous inviter à ce double dialogue entre le visible et l’invisible, à pénétrer le jeu dualiste pour le traverser, tout en appelant à l’élégance. C’est que l’élégance, ou plutôt les élégances du verbe, traduisent la nécessité de l’essence qui est liberté. Il en appelle avec insistance, parfois avec rage, à la poésie, vaisseau idéal pour voguer sur l’océan des contradictions et des rumeurs dualistes vers l’autre rive…, une poésie qui ne saurait être séparée d’une métaphysique.
« Lorsque la Révolution et la Contre-Révolution fourvoient le « faire » et le « défaire » dans l’inane et le vulgaire, le « contraire d’une Révolution » maintient l’être, durant l’interrègne, dans la plénitude de son possible. Baudelaire, penseur de l’ultime, va jusqu’au bout des prémices maistriennes, il les applique rigoureusement, en persistant dans une façon d’être qui est aussi une façon de dire. La lucidité baudelairienne départit son pessimisme de la tentation que serait le péché contre l’espérance. La leçon maistrienne tient Baudelaire sur ses gardes : « Défions-nous du peuple, du bon sens, du cœur, de l’inspiration et de l’évidence ». Tout le romantisme révolutionnaire et contre-révolutionnaire, si encombrant et si cacophonique, est ainsi déjoué en une seule phrase. Ce qui importe, c’est de sauvegarder la musique et l’espace. « La musique, écrit Baudelaire, donne l’idée de l’espace. Tous les arts, plus ou moins ; puisqu’ils sont nombre et que le nombre est une traduction de l’espace. » Le poème le redit : « La musique creuse le ciel ». L’immobilité du poète garde la vastitude et l’unité. »
La musique est un art de l’intervalle, c’est pourquoi elle garde libre l’accès à l’être. Toute l’écriture de Luc-Olivier d’Algange est musicale. En chef d’orchestre, il compose une symphonie du silence et de la grâce sur les dires de nos penseurs-poètes. Contre les outrecuidances des « cadavres ajournés », il suscite une révolte sacrée, plutôt qu’une révolution et une contre-révolution réplicantes et stériles. Cette musique porte le voyage, voyage vers Dieu, voyage en Dieu, voyage initiatique en tous les cas, voyage qui est toujours « retour au centre ». L’ange du retournement n’est pas loin, sans lequel le voyage serait vain, sans Esprit :
« On pourrait dire du Saint-Esprit qu’il se présente à l’intelligence humaine sous la forme d’une spirale de Moebius. Tout écrivain qui laisse se manifester en ses signes écrits les éclats du Saint-Esprit écrit comme sur un ruban où l’avers et l’envers, l’intérieur et l’extérieur, le songe et le réel se changent perpétuellement l’un en l’autre dans la courbe qui témoigne de l’essor du mouvement. N’importe quelle bande de papier peut opérer à cet office médiateur. Encore faut-il savoir le joindre par l’opportun retournement herméneutique. Il y a des écritures plates, qui débutent et s’interrompent (et qui, par quelque subterfuge rhétorique font passer leur interruption pour une fin) et des écritures retournées, qui révèlent l’unité de l’envers et de l’endroit dans le recommencement. Telle est la littérature que nous nommerons métaphysique : non une littérature qui représente des idées, des notions mais une écriture qui se retourne sur elle-même et recommence. »
Le lecteur de Luc-Olivier d’Algange doit, lui aussi, accepter d’être retourné afin d’apprendre à « voir ».

Editions Arma Artis, BP 3, 26160 La Bégude de Mazenc 
Source:  La Lettre du Crocodile