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Lundi dernier

De la fusion froide aux transmutations biologiques. Dialogue entre un physicien et un alchimiste

De la fusion froide aux transmutations biologiques. Dialogue entre un physicien et un alchimiste

 
29 juin 2015

La notion de fusion froide (1956) désigne des réactions nucléaires "à pression et température ambiante"… Tout comme la mémoire de l’eau ou l’homéopathie, la fusion froide divise, encore aujourd’hui, la communauté scientifique et notamment les tenants de son orthodoxie la plus dure. Pourtant, ses implications pourraient être immenses : biologie, énergie, astrophysique, et alchimie… Depuis les années 1990 de nombreux chercheurs français se sont penchés sur cette question, avec succès.


Les religions ont-elles une conscience écologique… ?

Les religions ont-elles une conscience écologique… ?

 
29 juin 2015

La modernité techno-industrielle, si prédatrice et indifférente à l’égard du milieu naturel, se retrouve aujourd’hui au banc des accusés, au même titre que la plupart des religions qui auraient longtemps cautionné ses pratiques dévastatrices en conférant à l’homme un rôle dominateur. Aujourd’hui, face à l’ampleur de la crise, un mouvement se fait jour qui révèle un renouvellement profond de la “théologie de la nature”, notamment dans les religions monothéistes. Un événement qu’un Martin Heidegger avait annoncé en affirmant qu’à l’âge de la technoscience, “seul un Dieu peut nous sauver”. 


Top 3

La roue de la vie: méditation sur le zodiaque

 
24 juin 2015

La roue de la vie: méditation sur le zodiaque

Pour Irène Andrieu : les projets essentiels de notre vie se trouvent inscrits de naissance dans notre thème astral. Nous ne créons rien. Notre thème représente l’héritage de nos multiples tendances latentes issues de nos existences antérieures. Ces instants fugitifs sont cristallisés dans des formes de notre Conscience éternelle. Ils nous imprègnent et déforment notre perception de la réalité quotidienne.


Rudolph Steiner : vers une alimentation sacrée

 
15 juin 2015

Rudolph Steiner : vers une alimentation sacrée

Le nombre d’études portant sur la qualité des aliments qui constituent notre alimentation quotidienne ne cesse de nous avertir sur sa pauvreté… et même sa dangerosité, notamment la prolifération des additifs qui perturbent notre métabolisme et dont le mélange (l’effet "cocktail") crée des répercussions sur notre organisme qui n’ont pas encore été étudiées. Autrement dit, depuis le productivisme outrancier qui suivit la seconde guerre mondiale, nous sommes des cobayes à ciel (tombeau ?) ouvert. A la différence près, c’est que les cobayes de laboratoire ignorent généralement tout de l’expérience dont ils sont l’objet. Or nous, nous en sommes informés ! 


Orphée, l’Amour plus fort que la mort

 
8 juin 2015

Orphée, l’Amour plus fort que la mort

Vous connaissez certainement l’expression "Je n’ai pas voulu faire de bruit, car le bruit ne fait pas de bien, et le bien ne fait pas de bruit…."*. Ce bruit étourdissant dont la société actuelle nous envahit et nous éloigne imperceptiblement de toute quête de sens véritable en nous écartant du "Principe". Un Principe que l’on peut nommer différemment – par exemple Logos ou Tao - et qui demeure un vecteur de sens, d’unité, à la fois individuel, collectif et universel, donc de tout temps éternel. Justement, Orphée, lui-aussi, déteste le bruit ! C’est d’ailleurs ce qui le tuera et le démembrera.


Collection La Bibliothèque d’Alexandrie.
La Sapinière est une société secrète catholique intégriste anti-républicaine et anti-maçonnique dont le fondateur Mgr Benigni fut proche des mouvements fascistes de l’époque.

Anti-moderniste, Cette "Compagnie de Pie", "Sodalitium Pianum" en latin, qui s’opposa notamment à la "Compagnie de Jésus", fut fondée en 1909, sous le pontificat de Pie X et dissoute en 1921 mais elle connut des prolongements, au moins idéologiques, jusqu’à notre époque.

Emile Poulat, directeur d’études à l’EHESS et au CNRS, consacra une étude importante à La Sapinière, publiée en 1969 chez Casterman. Cette étude fait toujours référence et il semblait nécessaire de la rééditer. En effet, Emile Poulat analyse une documentation originale importante, mettant en évidence les activités réelles de ce réseau, démontrant l’absence de fondements de nombre d’écrits de l’époque consacrée à La Sapinière. Il clarifie une période trouble de l’Eglise et ce que recouvre le terme d’intégrisme :
"Qu’est-ce alors que l’intégrisme ? En son sens strict et premier, un parti politique espagnol fondé vers 1890 sous l’invocation du Syllabus, avec lequel, cependant, Benigni ne veut avoir aucun lien (…). Au début du siècle, du temps même de Léon XIII, le mot s’oppose en France à progressisme en matière d’exégèse biblique ; dans les dernières années de Pie X, il désignera tous ceux qui combattent l’ouverture politique et sociale du catholicisme par n’importe quel moyen, y compris la délation ; plus tard, les adversaires de toute ouverture, qui confondent "la dévotion au passé avec la fidélité à l’éternel". En Espagne, ce sont les intégristes eux-mêmes qui se sont choisis ce nom ; en France, il ne s’applique jamais qu’à des adversaires ; hors de ces deux pays, on l’ignore, bien qu’il commence à faire ça et là son apparition, et par exemple en Italie. Ceux qu’il vise se présentaient sous pie X comme des "catholiques intégraux" ou en Autiche-Hongrie, des "inconditionnels" (unbedingt).»
Depuis 1969, le mot a connu un développement considérable et est désormais utilisé pour désigner de multiples crispations, religieuses, politiques, culturelles, intellectuelles ou même personnelles.
Emile Poulat poursuit :
"La banalité du phénomène l’a longtemps dissimulé. En réalité, il correspond à cette longue période de l’Eglise en état de siège, qui s’étend entre l’Eglise en état de mission dont on parle tant aujourd’hui et l’Eglise en état de chrétienté dont commence seulement à disparaître la nostalgie. L’image de deux camps opposés, tirant chacun de son côté depuis plus d’un siècle, les uns pour "réconcilier l’Eglise et la société moderne", les autres pour "défendre l’héritage du passé", n’est pas seulement simpliste : plus encore, elle est fausse et gravement déformante. (…)
Il faut en revenir à Pie IX : "Ce qui afflige votre pays et l’empêche de mériter les bénédictions de Dieu, c’est ce mélange de principes. Je dirai le mot et je ne le tairai pas : ce que je crains, ce ne sont pas tous ces misérables de la Commune, vrais démons de l’enfer qui se promènent sur la terre. Non ce n’est pas cela ; ce que je crains, c’est cette malheureuse politique, ce libéralisme catholique qui est le véritable fléau", déclarait-il le 18 juin 1871 à une députation de catholiques français venus lui remettre une adresse qui portait plus de deux millions de signatures. Au catholicisme libéral s’oppose dès lors le catholicisme intégral, qui, par nature, ne peut être qu’un catholicisme social ; à la tentation du compromis, le devoir d’intransigeance ; au refus d’une société condamnée par ses propres erreurs, la vision d’une Eglise porteuse de la société à instaurer ; à l’athéisme social du laïcisme, l’ordre social chrétien du Christ-roi."
A travers l’affaire de La Sapinière, Emile Poulat pose une question complexe : "Comment catholicisme social et catholicisme intégral en vinrent-ils donc à s’opposer après n’avoir été qu’un ? Voilà bien le cœur de l’affaire. Chacune de ces deux lignées divergentes s’affirme seule fidèle à l’héritage et reproche à l’autre d’avoir changé de camp."
La Sapinière ne peut se réduire à une société conservatrice, anti-moderniste, anti-laïque et anti-maçonnique, elle est le symptôme d’une crise de l’Eglise de Rome qui a des prolongements de nos jours. Le travail d’Emile Poulat permet, encore aujourd’hui, de sortir du champ de la polémique pour entrer dans celui de l’histoire et de la sociologie des religions.

 

Les Editions L’œil du Sphinx,

36-42 rue de la Villette, 75019 Paris, France.
www.oeildusphinx.com

 

Source: La Lettre du Crocodile

 

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