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Lundi dernier

Sourcellerie et magnétiseurs

Sourcellerie et magnétiseurs

 
28 juillet 2014

Comment parvient-on à trouver des sources souterraines à l’aide de simples baguettes de cuivre ? Comment expliquer la guérison de certaines maladies à l’aide d’une simple imposition des mains ? Est-ce un don… ou tout simplement grâce à la présence de cristaux de magnétite dans notre corps ?
La réponse est peut-être de nature plus subtile comme nous l’expliquent ici Bernard Blancan, sourcier et auteur d’un livre sur la guérison, et Vincent Navizet, sourcier et magnétiseur professionnel.


Gilbert Durand / Henry Corbin : un pacte chevaleresque face au nihilisme

Gilbert Durand / Henry Corbin : un pacte chevaleresque face au nihilisme

 
14 juillet 2014

"Le pur Héros demeure le pourfendeur du dragon !" nous-rappelle Françoise Bonardel. Ainsi, au lendemain de la seconde guerre mondiale, guerre fratricide d’un vieil Occident, et période où tous les systèmes philosophiques étaient en faillite, quels sont les hommes qui se sont réellement relevés parmi ses ruines ? Pour Françoise Bonardel, la réponse n’est pas à chercher dans l’existentialisme ni dans le structuralisme,


Top 3

Agir en conscience : rencontre avec les champs de cohérence

 
21 juillet 2014

Agir en conscience : rencontre avec les champs de cohérence

Depuis une vingtaine d’années, le mot "quantique" s’emploie à tort et à travers, répété ad nauseam par les tenants de la société du spectacle où argent et travestissement sont rois. Pourtant, bien avant cette déferlante anglo-saxonne qui n’a pas épargné notre pays, certains scientifiques français tels que Louis Boutard (1880-1958) ou Jacques Ravatin (1935-2011) ont élaboré un rapport au Réel qui n’a rien à envier à la physique quantique: les champs de cohérence.


Philippe Guillemant et la Route du Temps

 
30 juin 2014

Philippe Guillemant et la Route du Temps

Le temps est-il réversible ou irréversible ? Autrement dit, un simple mortel peut-il, sous certaines conditions, modifier son futur, voire même agir sur son propre passé ? C’est le défi auquel nous invite ici Philippe Guillemant. L’homme, qui n’a rien d’un farfelu, a bien conscience de toucher là un gigantesque interdit de notre époque…


Vers une résurgence des églises gnostiques ?

 
22 juin 2014

Vers une résurgence des églises gnostiques ?

Paul Sanda et Jean Solis nous livrent un témoignage passionnant sur leur conversion à la pensée gnostique : le premier suite à sa rupture avec le milieu catholique culpabilisant dans lequel il a évolué, et le second suite à sa rupture avec un milieu familial athéiste et communiste.
Jean Solis nous explique que la philosophie gnostique est avant tout une démarche conduisant à la libération spirituelle.


Collection La Bibliothèque d’Alexandrie.
La Sapinière est une société secrète catholique intégriste anti-républicaine et anti-maçonnique dont le fondateur Mgr Benigni fut proche des mouvements fascistes de l’époque.

Anti-moderniste, Cette "Compagnie de Pie", "Sodalitium Pianum" en latin, qui s’opposa notamment à la "Compagnie de Jésus", fut fondée en 1909, sous le pontificat de Pie X et dissoute en 1921 mais elle connut des prolongements, au moins idéologiques, jusqu’à notre époque.

Emile Poulat, directeur d’études à l’EHESS et au CNRS, consacra une étude importante à La Sapinière, publiée en 1969 chez Casterman. Cette étude fait toujours référence et il semblait nécessaire de la rééditer. En effet, Emile Poulat analyse une documentation originale importante, mettant en évidence les activités réelles de ce réseau, démontrant l’absence de fondements de nombre d’écrits de l’époque consacrée à La Sapinière. Il clarifie une période trouble de l’Eglise et ce que recouvre le terme d’intégrisme :
"Qu’est-ce alors que l’intégrisme ? En son sens strict et premier, un parti politique espagnol fondé vers 1890 sous l’invocation du Syllabus, avec lequel, cependant, Benigni ne veut avoir aucun lien (…). Au début du siècle, du temps même de Léon XIII, le mot s’oppose en France à progressisme en matière d’exégèse biblique ; dans les dernières années de Pie X, il désignera tous ceux qui combattent l’ouverture politique et sociale du catholicisme par n’importe quel moyen, y compris la délation ; plus tard, les adversaires de toute ouverture, qui confondent "la dévotion au passé avec la fidélité à l’éternel". En Espagne, ce sont les intégristes eux-mêmes qui se sont choisis ce nom ; en France, il ne s’applique jamais qu’à des adversaires ; hors de ces deux pays, on l’ignore, bien qu’il commence à faire ça et là son apparition, et par exemple en Italie. Ceux qu’il vise se présentaient sous pie X comme des "catholiques intégraux" ou en Autiche-Hongrie, des "inconditionnels" (unbedingt).»
Depuis 1969, le mot a connu un développement considérable et est désormais utilisé pour désigner de multiples crispations, religieuses, politiques, culturelles, intellectuelles ou même personnelles.
Emile Poulat poursuit :
"La banalité du phénomène l’a longtemps dissimulé. En réalité, il correspond à cette longue période de l’Eglise en état de siège, qui s’étend entre l’Eglise en état de mission dont on parle tant aujourd’hui et l’Eglise en état de chrétienté dont commence seulement à disparaître la nostalgie. L’image de deux camps opposés, tirant chacun de son côté depuis plus d’un siècle, les uns pour "réconcilier l’Eglise et la société moderne", les autres pour "défendre l’héritage du passé", n’est pas seulement simpliste : plus encore, elle est fausse et gravement déformante. (…)
Il faut en revenir à Pie IX : "Ce qui afflige votre pays et l’empêche de mériter les bénédictions de Dieu, c’est ce mélange de principes. Je dirai le mot et je ne le tairai pas : ce que je crains, ce ne sont pas tous ces misérables de la Commune, vrais démons de l’enfer qui se promènent sur la terre. Non ce n’est pas cela ; ce que je crains, c’est cette malheureuse politique, ce libéralisme catholique qui est le véritable fléau", déclarait-il le 18 juin 1871 à une députation de catholiques français venus lui remettre une adresse qui portait plus de deux millions de signatures. Au catholicisme libéral s’oppose dès lors le catholicisme intégral, qui, par nature, ne peut être qu’un catholicisme social ; à la tentation du compromis, le devoir d’intransigeance ; au refus d’une société condamnée par ses propres erreurs, la vision d’une Eglise porteuse de la société à instaurer ; à l’athéisme social du laïcisme, l’ordre social chrétien du Christ-roi."
A travers l’affaire de La Sapinière, Emile Poulat pose une question complexe : "Comment catholicisme social et catholicisme intégral en vinrent-ils donc à s’opposer après n’avoir été qu’un ? Voilà bien le cœur de l’affaire. Chacune de ces deux lignées divergentes s’affirme seule fidèle à l’héritage et reproche à l’autre d’avoir changé de camp."
La Sapinière ne peut se réduire à une société conservatrice, anti-moderniste, anti-laïque et anti-maçonnique, elle est le symptôme d’une crise de l’Eglise de Rome qui a des prolongements de nos jours. Le travail d’Emile Poulat permet, encore aujourd’hui, de sortir du champ de la polémique pour entrer dans celui de l’histoire et de la sociologie des religions.

 

Les Editions L’œil du Sphinx,

36-42 rue de la Villette, 75019 Paris, France.
www.oeildusphinx.com

 

Source: La Lettre du Crocodile

 

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