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Lundi dernier

Sur le traité de la réintégration des êtres

Sur le traité de la réintégration des êtres

 
14 avril 2014

Voici un débat brûlant sur le sujet de la doctrine de la Réintégration des êtres qui ne manquera pas de passionner tous nos téléspectateurs intéressés par le Martinisme (Ecole de pensée fondée sur la philosophie de Louis-Claude de Saint-Martin) ou le Martinézisme (celle de Martinès de Pasqually).
Jean-Pierre Bonnerot, en tant que théologien, défend le point de vue des églises conciliaires 


L’experience du transpersonnel (Maison X à XII)

L’experience du transpersonnel (Maison X à XII)

 
14 avril 2014

Le mot personnalité vient du mot latin persona : c’est le masque que l’acteur de théâtre antique portait, et c’est par le son de sa voix, ce "per-sona", que le public pouvait l’identifier (est-il utile de rappeler que les femmes à cette époque ne pouvaient monter sur scène et c’est donc des hommes qui interprétaient alors les rôles féminins).
Ce masque, cette per-sona-lité, peut représenter un piège, une possible mystification du vrai-soi, si l’on s’identifie excessivement aux schémas de représentations familiales, sociales, professionnelles que la société vous envoie (et dont elle aimerait que vous ne vous écartiez point…)


Top 3

L'ère du dévoilement

 
7 avril 2014

L

Charles Imbert (auteur de livres de référence sur le Tarot) aborde dans cet entretien mené par Florence Quentin un sujet brûlant : celui de la désoccultation actuelle de l’ésotérisme qu’il préfère pudiquement nommer "l’ère du dévoilement".
Charles Imbert constate que malgré la désaffection du monde occidental aux divers courants traditionnels représentés par les institutions des religions dites "révélées", ainsi que la multiplication de cénacles dits "initiatiques", il existe actuellement un véritable retour à "l’ésotérisme" 


Le mandala de Borobudur

 
7 avril 2014

Le mandala de Borobudur

Olivier Germain-Thomas nous explique dans ce diaporama la symbolique du temple bouddhique de Borobudur à Java en Indonésie, temple qui fut construit vers le VIIIème siècle et sans doute abandonné vers le XIIème siècle suite à des éruptions volcaniques, bien antérieures à la conquête islamique.

Ce temple, construit sur la symbolique d’un mandala, est l’un des plus grands du monde; sa base est formée d’un quadrilatère superposé de cinq étages, dont le premier


De l'unité de la franc-maçonnerie...?

 
31 mars 2014

De l

Quoi : "l’unité de la franc-maçonnerie française est remise en question ?" Ah bon, parce qu’elle n’est pas unie ? Et bien non figurez-vous ! La spécificité française suit en cela la vieille tradition gauloise de la division des clans en face de la puissance romaine (en l’occurrence face à la puissante Grande Loge Unie d’Angleterre, GLUA), comme nous l’explique brillamment Roger Dachez (représentant de la Loge Nationale Française, historien de la Franc-maçonnerie et président de l’Institut Maçonnique de France).


Collection La Bibliothèque d’Alexandrie.
La Sapinière est une société secrète catholique intégriste anti-républicaine et anti-maçonnique dont le fondateur Mgr Benigni fut proche des mouvements fascistes de l’époque.

Anti-moderniste, Cette "Compagnie de Pie", "Sodalitium Pianum" en latin, qui s’opposa notamment à la "Compagnie de Jésus", fut fondée en 1909, sous le pontificat de Pie X et dissoute en 1921 mais elle connut des prolongements, au moins idéologiques, jusqu’à notre époque.

Emile Poulat, directeur d’études à l’EHESS et au CNRS, consacra une étude importante à La Sapinière, publiée en 1969 chez Casterman. Cette étude fait toujours référence et il semblait nécessaire de la rééditer. En effet, Emile Poulat analyse une documentation originale importante, mettant en évidence les activités réelles de ce réseau, démontrant l’absence de fondements de nombre d’écrits de l’époque consacrée à La Sapinière. Il clarifie une période trouble de l’Eglise et ce que recouvre le terme d’intégrisme :
"Qu’est-ce alors que l’intégrisme ? En son sens strict et premier, un parti politique espagnol fondé vers 1890 sous l’invocation du Syllabus, avec lequel, cependant, Benigni ne veut avoir aucun lien (…). Au début du siècle, du temps même de Léon XIII, le mot s’oppose en France à progressisme en matière d’exégèse biblique ; dans les dernières années de Pie X, il désignera tous ceux qui combattent l’ouverture politique et sociale du catholicisme par n’importe quel moyen, y compris la délation ; plus tard, les adversaires de toute ouverture, qui confondent "la dévotion au passé avec la fidélité à l’éternel". En Espagne, ce sont les intégristes eux-mêmes qui se sont choisis ce nom ; en France, il ne s’applique jamais qu’à des adversaires ; hors de ces deux pays, on l’ignore, bien qu’il commence à faire ça et là son apparition, et par exemple en Italie. Ceux qu’il vise se présentaient sous pie X comme des "catholiques intégraux" ou en Autiche-Hongrie, des "inconditionnels" (unbedingt).»
Depuis 1969, le mot a connu un développement considérable et est désormais utilisé pour désigner de multiples crispations, religieuses, politiques, culturelles, intellectuelles ou même personnelles.
Emile Poulat poursuit :
"La banalité du phénomène l’a longtemps dissimulé. En réalité, il correspond à cette longue période de l’Eglise en état de siège, qui s’étend entre l’Eglise en état de mission dont on parle tant aujourd’hui et l’Eglise en état de chrétienté dont commence seulement à disparaître la nostalgie. L’image de deux camps opposés, tirant chacun de son côté depuis plus d’un siècle, les uns pour "réconcilier l’Eglise et la société moderne", les autres pour "défendre l’héritage du passé", n’est pas seulement simpliste : plus encore, elle est fausse et gravement déformante. (…)
Il faut en revenir à Pie IX : "Ce qui afflige votre pays et l’empêche de mériter les bénédictions de Dieu, c’est ce mélange de principes. Je dirai le mot et je ne le tairai pas : ce que je crains, ce ne sont pas tous ces misérables de la Commune, vrais démons de l’enfer qui se promènent sur la terre. Non ce n’est pas cela ; ce que je crains, c’est cette malheureuse politique, ce libéralisme catholique qui est le véritable fléau", déclarait-il le 18 juin 1871 à une députation de catholiques français venus lui remettre une adresse qui portait plus de deux millions de signatures. Au catholicisme libéral s’oppose dès lors le catholicisme intégral, qui, par nature, ne peut être qu’un catholicisme social ; à la tentation du compromis, le devoir d’intransigeance ; au refus d’une société condamnée par ses propres erreurs, la vision d’une Eglise porteuse de la société à instaurer ; à l’athéisme social du laïcisme, l’ordre social chrétien du Christ-roi."
A travers l’affaire de La Sapinière, Emile Poulat pose une question complexe : "Comment catholicisme social et catholicisme intégral en vinrent-ils donc à s’opposer après n’avoir été qu’un ? Voilà bien le cœur de l’affaire. Chacune de ces deux lignées divergentes s’affirme seule fidèle à l’héritage et reproche à l’autre d’avoir changé de camp."
La Sapinière ne peut se réduire à une société conservatrice, anti-moderniste, anti-laïque et anti-maçonnique, elle est le symptôme d’une crise de l’Eglise de Rome qui a des prolongements de nos jours. Le travail d’Emile Poulat permet, encore aujourd’hui, de sortir du champ de la polémique pour entrer dans celui de l’histoire et de la sociologie des religions.

 

Les Editions L’œil du Sphinx,

36-42 rue de la Villette, 75019 Paris, France.
www.oeildusphinx.com

 

Source: La Lettre du Crocodile

 

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