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Les dix offices de la loge et l’Homme-univers

Pour André Quémet, l’office est « le devoir de participer à une œuvre ».

L’initiation, précise-t-il, demande de prolonger l’œuvre de création en construisant le temple. Pour ce faire, il est nécessaire d’animer un corps de fonctions composé de différents offices au nombre de dix, qui sont autant de membres agissant du corps de l’Homme-univers. » « Une tenue est réussie, ajoute-t-il quand les offices sont remplis par des fonctions créatrices. (…) Le rituel réanime les fonctions de création et refait vivre le mythe de création. (…)

Le temple est le cosmos permettant de vivre le mythe de création : le démembrement et le remembrement de l’Homme Universel dont les yeux correspondent au soleil et à la lune placés à l’Orient de la Loge. »

André Quémet nous rappelle que pour l’Egypte antique, « une fonction créatrice n’est pas un dogme, qui suscite la croyance, mais un neter, hiéroglyphe généralement traduit par « principe divin ». Le neter est un support de connaissance de nature expérimentale. Il met en relation les officiants avec l’énergie vitale issue du Noun, l’océan d’énergie primordiale, à condition de connaître les « paroles à dire » qui lui sont propres. » Cette approche expérimentale, énergétique, opérative donc, renvoie à une tradition du centre, du milieu, de l’axe, sans lequel toute pratique rituélique est vaine.

André Quémet s’intéresse à ce dénaire fonctionnel qui anime la loge à travers la tradition égyptienne mais aussi dans la tradition hébraïque, chez les esséniens ou encore les bâtisseurs avant de traiter des rapports du 1 et du 9, du Vénérable Maître et des neuf offices de la Loge. Les sciences traditionnelles des nombres sont ici sources d’enseignements. Ce sont des processus initiatiques qui se dessinent au sein d’un continuum. L’analyse n’a ainsi de sens qu’au service de l’expérience unifiante.