Ainsi, après une première table ronde intitulée "L'anthroposophie, un chemin de connaissance entre art, science et religion" qui abordait les bases et les formes du travail spécifiques proposés à ceux et celles qui s’intéressent à l’anthroposophie; cette seconde table s’efforcera de décrire les applications pratiques, dans la vie de tous les jours, de l’enseignement de Rudolph Steiner.

 Demeter , Weleda, la biodynamie, les écoles Waldorfenseignement de Rudolph Steiner

Que ce soit dans l’art, la danse ou l’eurythmie (Mia Boutemy), la pédagogie (Bernard Lahitte), le travail biographique des septaines (qui sont les moments charnières de sept ans dans la vie de chacun - Michel Joseph), nos trois intervenants vont évoquer tour à tour ces applications et leur originalité. Une diversité quantitative (et qualitative) étonnante qui touche à tous les domaines de la vie, incluant aussi la finance et l’agriculture !

A l’écoute de cette table ronde, on comprend que la spécialisation dont nous sommes devenus si friands est un leurre qui s’oppose avec une philosophie du tout (pansophie), "la science spirituelle" des anthroposophes. Pour Steiner, l’enseignant ou l’artisan doivent avant tout être des artistes-interprètes et non des automates. La qualité(le sens) de leur travail reposera sur l’acuité de leur regard, sur le degré d’adaptabilité qu’ils seront en mesure d’établir (" le lien") entre leur élèves (ou leur champ de légume!) et la connaissance dont ils sont dépositaires. Tout repose sur la qualité de ce lien. Ici, point de manuels figés et rigides, mais au contraire : une grande capacité d’écoute, d’empathie…. L’homme se comprend comme microcosme au sein du macrocosme à l’instar des représentations taoïstes (où l’homme occupe une infime partie de la peinture) avec en filigrane une grande connaissance de la nature humaine....mais aussi végétale, animale ou minérale !

Comment expliquer qu’il existe plus de mille écoles Waldorf dans le monde (quatre-cent en Allemagne)…. Et seulement six en France ? Cette bruyante fausse-note dans la belle amitié franco-allemande attesterait-elle de notre retard (à nous, français) à nous ouvrir à des voies d’enseignement ou de sagesse réellement progressistes ?

Réponses de nos trois intervenants dans cette table-ronde de 52 minutes enregistrées au Forum 104.