Du principe à la fin comme accomplissement, Jean-François Var nous parle du Verbe créateur comme « envoyé par le Père et consacré par l'Esprit », verbe incarné et transfiguré par l'Alpha et l'Oméga de toutes choses. Principe et fin justement, de son nom d'homme, Jésus devenu Jésus-Christ, origine et terme du sacerdoce aussi. 
C'est donc de l'histoire de cette investiture sacerdotale que Jean-François Var va nous parler, partant du premier Adam, déchu, pour arriver au nouvel Adam, Christ , rédempteur et réparateur universel. De la chute à la réintégration, l’élu-coën devenu Réau-Croix reprendra, en lui et à travers lui, ce cheminement. Car le culte coën n'est pas en contradiction avec la voie ecclésiale, il est en accord avec elle. C’est la raison pour laquelle les élus-coëns ont l'obligation de recevoir les sacrements de l'Eglise. Le culte primitif des élus -coëns n'est légitime en fait que s'il est rendu par des baptisés, "re-nés en Christ", qui ont pour vocation d'œuvrer à la restauration de l'Univers, celui créé par le Verbe, au sein de l'Eglise du Christ. Si leur sacerdoce découlait initialement du verbe créateur (figure archétypique du premier Adam), il découle désormais du verbe incarné par le nouvel Adam-Christ. C'est lui qui, en manifestant sa présence et celle de « la Chose », légitime le culte des élus -coëns….
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Et avec une pointe de provocation assumée, pour Jean-François Var d'ajouter que "toute autre pratique hors du Christ et sans lui serait illégitime, illusoire voire dangereuse"….
Cet exposé de 30 minutes a été filmé lors du colloque du tricentenaire de Martines de Pasqually, organisé par l'Institut Eléazar et la revue Renaissance Traditionnelle, à Marseille, en septembre 2010.