Justement : les maisons X, XI et XII constituent une invitation à un dépassement de ces représentations : si le (petit) Moi de la Maison VI a bien été raboté lors de son passage dans les maisons VII, VIII et IX : la maison X représente symboliquement le lieu d’expérience où le Moi est invité à apporter sa plus grande contribution au monde. La maison X représente dans un thème astral son point culminant, où les planètes sont au zénith : c’est le Milieu du Ciel.

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Si l’astrologie traditionnelle réduit cette Maison à la simple sphère biographique, à la réussite professionnelle, à la vie publique: de par son orientation humaniste/jungienne, Luc Bigé nous précise que c’est bel et bien le lieu de l’adombrement. L’écuyer du petit Moi y est invité à revêtir l’armure du chevalier qui sommeillait en lui.
S’il ne lui sera demandé que de "faire ses armes" en X : en XI, il lui faudra s’engager plus encore et faire l’expérience du transpersonnel: littéralement toucher "quelque chose d’ineffable qui dépasse sa propre personne…".

Cette Maison XI annonce ainsi le futur en XII, où il va être amené à "devenir exemplaire du futur, et pour renaitre à l’Ascendant (Maison I)"….

Chemin initiatique ? Chevalerie spirituelle ? Processus d’individuation ?
Si pour beaucoup d’astrologues la Maison XII revêt un caractère extrêmement négatif, synonyme d'enfermement, pour Luc Bigé, cette dernière Maison est surtout celle où l’on reçoit les fruits de son travail. "Ce bilan, c’est soit le Prix Nobel… soit la prison !" nous dit-il. Certes la tonalité neptunienne de cette Maison (Poséidon est le Dieu des océans), et donc Poissons, rend une noyade possible… mais ces grandes eaux salvatrices ne sont-elles pas le prix à payer pour forcer l’accès vers la transcendance ?