Se connaître soi-même. Donner du sens au monde qui nous entoure. Par quelle quête intérieure aborde-t-on le monde de l'astrologie? Et quelle est son application pratique? Malgré le discrédit dont elle souffre aujourd'hui (dû principalement à une surexploitation commerciale de sa réduction simpliste et caricaturale : les horoscopes) l'astrologie est un art qui vous invite à la fois à une exploration intérieure et une ouverture vers l'universel. Comme tout système symbolique, elle permet de développer une relation au monde tant philosophique que pratique nous sommes nés à un moment donné, et nous avons, comme les crus célèbres, les qualités de l’an et de la saison qui nous ont vus naître" écrivait Carl Gustav Jung à propos de l’astrologie dans L’Homme à la découverte de son âme .Une partie de nous, inconsciente, appartient au monde, au cosmos. C'est cette partie de nous, profonde et "irrationnelle" qui se réveille, s’exalte, au contact de l'astrologie. Par son intermédiaire celui qui le désire peut sortir de l'hyper-concret de son existence et se placer à l'intérieur d'un contexte plus grand, celui où la conscience individuelle rallie la conscience universelle.

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L'astrologue a appris à reconstituer la situation exacte du ciel à un moment précis, celui d'une naissance. Il doit être capable d’interpréter la mécanicité de cette carte céleste en les plaçant en résonance avec un « univers individuel » qui vient le consulter. Une grande capacité d'écoute et une réceptivité particulière lui sont donc indispensables afin de comprendre la réelle problématique de cette personne qui la verbalise souvent dans une forme interrogative hyper-concrète, hyper-précise, à l’instar de notre monde hyper-rationnel mais tout aussi hyper-éloigné de ses véritables enjeux ontologiques.
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"L’astrologie touche la dimension du sacré tout en restant dans l'ouverture de tous les possibles", indique Luc Bigé. Notre monde moderne, qui se prétend épris de liberté, repose sur un certain nombre de lois physiques déterministes qui sont édictées par ce que Luc Bigé nomme le cerveau gauche : celui de la raison qui analyse et s’exprime.
Ce déterminisme pose-t-il les bases d’une réelle liberté ? La réelle liberté ne serait-ce pas de dépasser ce carcan rationaliste? Ne reposerait-elle pas sur cette re-union entre "cerveau gauche" et "cerveau droit" et rallier la Psyché et la Connaissance non-verbale, si chères à nos anciens ?
Réponse dans cette table ronde de 54 minutes réunissant Lynn Bell, Rosine Fievet, Elisabeth Galton et Christian Duchaussoy, et enregistrée au Forum 104.