L’alchimie, "science des transformations" par excellence, n’échappe pas à cette règle. Présente en Occident depuis les grecs, sa célèbre table d’Emeraude abonde vers cette même compréhension globale du Tout, en rappelant avec une pointe de poïésis méditerranéenne que "tout ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, pour le miracle d’une seule chose… ".

Pour l’alchimie interne, le corps de l’homme devient le fourneau, sa personne le creuset !

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Catherine Despeux, spécialiste du Bouddhisme Chan, du Taoïsme et plus spécifiquement dans leur approche des techniques du corps, nous présente ici les particularités de l’alchimie interne chinoise. Un art de la transformation que l’on nomme en Chine "Cinabre" (le Cinabre est un sulfure de mercure). Cet art d’utiliser les minéraux, de les transformer ou de les purifier, peut aussi s’intérioriser. C’est la voie du Cinabre intérieur, "Nei Dan", complémentaire au Cinabre extérieur, "Wei Dan", nous dit-elle.
Face à la journaliste Hélène Ho Dac (elle-même diplômée en médecine chinoise traditionnelle), Catherine Despeux nous fait découvrir au fil de cette interview toutes les subtilités de cet art plurimillénaire, où l’entrelacement de "l’extérieur" et de "l'intérieur" est une constante qui défie le temps, les modes et la modernité. Deux versants qui telle la petite goutte de Yin instillée dans le Yang – et inversement – constituent le socle de cette pensée. Un socle qui est parvenu à allier ces deux sulfures réputés inconciliables nommés "simplicité et métaphysique", "union des opposés" et "plomb et or"…

A vos marques ?