Cohen nous incite à nous affranchir de nos automatismes qu’un égo inférieur tend à multiplier. Autant de systèmes de protection prétendument « sécurisants » mais qui se révèlent en fait sclérosants et mènent inéluctablement à la myopie, ou pire…. la cécité, dont le monde actuel serait frappée. « Au royaume des aveugles les borgnes seront rois » est-il aussi rappelé.
Andrew Cohen la dignité de l’homme se trouve dans sa capacité d’auto-réflexion : « Je suis conscient d’être conscient ». Et de toujours se comporter comme tel, en pleine conscience : faire comme si chaque pensée, chaque acte était en relation avec un ordre supérieur ; « cosmique » oserions-nous, bien que ce terme ait souvent été usité par le New-Age.
Selon Andrew Cohen , ce processus cosmique a commencé il y a dix-neuf milliards d’années, et l’Homme, petit dernier mais au combien responsable du devenir de cette arche, est passé par des stades d’éveil évolutif  successifs : égocentrique  lorsque ses préoccupations se limitaient à la chasse et à la cueillette, ethnocentrique lorsque les ethnies, l’élevage, les clans se dessinèrent, mythocentrique lorsque les polythéismes s’estompèrent au profit de figures tutélaires, principalement religieuses.
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Puis vint le siècle des Lumières et pour la première fois, l’Homme tenta de se hisser à une dimension universelle qu’Andrew Cohen définit comme « world-centric » ou « géo-centrique ».  Avant de se déclarer citoyen d’une nation en particulier, cet Homme se comprenait avant tout comme appartenir au monde.
Deux siècles se sont écoulés, et face à l’accélération du temps, de l’histoire, et de la technologie, la délicate question est de définir avec acuité la situation actuelle de l’homme : la postmodernité a-t-elle accouché d’un Nouvel Homme que Cohen aimerait pouvoir nommer  l’homme Cosmos-centrique ?
Ou bien le Nouvel Homme du XXIème siècle ne serait en fait qu’un simple consommateur-électeur, dont la principale préoccupation ne se limite qu’à ce qu’il va entreprendre dans les sept jours … et dont le représentant politique, conséquemment, cultive la même vision du monde :  égotique et à très court-terme …?
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L’homme cosmos-centrique, pour Andrew Cohen, est le niveau d’évolution le plus élevé que l’Homme n’a jamais connu et les nombreux enseignements et conférences qu’il donne à travers le monde prônent l’instauration d’une nouvelle ère, celle de la révolution des consciences, où « l’éveil évolutif » et la grandeur de l’Homme pourront pleinement se réaliser... Autant l’approche d’Andrew Cohen est spirituelle puis concrète, autant celle d’Ervin Laszlo est d’abord pragmatique puis philosophique. Autre parcours, autre sensibilité… même si leurs conclusions se rejoignent. En rappelant l’adage d’Einstein : « on ne peut pas régler un problème avec le même état d’esprit du moment où le problème est survenu… » Ervin Laszlo nous met solennellement en garde « nous sommes capables de nous tuer nous-mêmes et d’éradiquer tout ce qui nous entoure …» et nous exhorte, lui aussi,  à l’action. 
Ervin Laszlo appelle de ses vœux une révolution de la conscience, comme fil rouge pour une action dans la discontinuité : l’avenir ne sera jamais anticipé par des spécialistes de la prévision, depuis leur bureau.  Pour Ervin Laszlo, prévision est synonyme de capitulation :  notre futur n’est pas prédictible, il est à créer  !
Souhaitez-vous vous familiariser avec la pensée de ces deux sages et peut-être passer du stade de spectateur à celui d’acteur de ce changement ?  
Eléments de réponse dans cette vidéo de 86 min (disponible en 2 volets) enregistrée au Forum 104. Nos remerciements à EnlightenNext France et Ervin Laszlo (Club de Budapest & Université Giordano Bruno).