L'enseignant, lui, devenu technicien raisonne en terme de process : "quand la didactique met à la porte les humanités, on devient des simples possesseurs d'outils qui reproduisent une armada de process et non pas un éducateur", déplore David Lucas. 
Le monde actuel semble  trouver sa caractéristique la plus correcte dans ce que René Guénon appelait « le règne de la quantité ». De cette réduction au quantitatif, de cette uniformisation, l'école, en tant qu'institution, en est inévitablement responsable alors qu’elle devrait représenter au contraire le lieu par excellence où les germes de l’éveil devraient être généreusement distribués.
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Si l'anonymat, l'uniformité, les statistiques, les chiffres sont la dure réalité à laquelle l'enfant devra se confronter, quelles sont les graines d'espoir pour retrouver une réflexion harmonieuse sur la vie et son initiation? Et plus particulièrement, quels aspects de la crise du monde moderne révèle-t-on dans la crise de l'éducation? Quel est le rôle de l'éducateur? La psychologie peut-elle représenter une voie médiane d'apprentissage? Et quelles leçons pouvons-nous tirer de cette crise alors que la nécessité de donner un sens à nos enfants est devenue plus que jamais criante?
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Réponse dans cette table ronde de 42 min. animée par Virginie Durand dans laquelleJean Biès et David Lucas, deux penseurs, deux "éveilleurs" appartenant à deux générations différentes, confrontent leur expérience et les mettent en perspective.