Dans un premier temps, nos trois intervenants vont évoquer le contenu de cette revue et la salve de critiques - parfois violentes - dont elle fut l’objet, principalement par l’union rationaliste française. Ensuite, ils tenteront de décrypter si une doctrine en est issue, et si des héritiers ont pu s’en prévaloir : mouvements hippies ? Groupes conspirationnistes ? Nouvelle droite ? Ufologues ? Adeptes du New Age ? Parapsychologues ? Neuroscientifiques ?

Dans cette période charnière des années 50-60, située entre la reconstruction et dix ans avant les évènements de Mai 68, la revue Planète (ainsi que le livre Le matin des Magiciens des mêmes auteurs, paru en 1960) ont prédit une ère nouvelle pour notre monde occidental. Cette transmutation sociale, culturelle, mais aussi spirituelle annonçait un monde nouveau, une troisième voie pour le troisième millénaire : se situant au-delà de la doctrine chrétienne déclinante et du matérialisme scientifique triomphant.
Pour ces visionnaires, il s’agissait de retrouver une sagesse initiatique perdue en explorant les sciences les plus avant-gardistes. En effet, de tout temps, d’éminents chercheurs pourtant issus des milieux académiques les plus officiels, tels que Teilhard de Chardin, Mircea Eliade, Carl Gustav Jung ou Edgard Morin n’ont pas hésité à braver le positivisme dogmatique de leur époque. 
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Grâce leur audace et leur intuition géniale, ils ont orienté leurs axes de recherches sur des domaines peu (re)connus et sont parvenus à atteindre un savoir salvateur, « une connaissance rédemptrice » qui a modifiée depuis la représentation scientifique que nous nous donnons du monde.
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Souhaitez-vous découvrir cette époque où des chercheurs éclairés, illuminés… ou parfois très « allumés » n’hésitaient pas à prendre leur plume ? Quel bol d’air formidable pour notre époque où l’uniformité s’est substitué à l’unité, et par voie de conséquence le mainstream à la culture… 
Une table ronde d’une heure quarante (proposée en deux volets), animée par Patricia Martin, et filmée au Forum 104 (Paris).