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L'anthroposophie, un chemin de connaissance entre art, science et religion

  • 51 mn
  • 223 Mo
  • Ecosophie
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9,90€

Résumé

Après plus d’un siècle de rationalisme et de matérialisme (dans tous les sens du terme), dont nous commençons seulement à nous distancer : où et comment retrouver la dimension spirituelle de l’Homme ? Car si les exigences de l’âme sont, par définition, atemporelles, les moyens de les reconnaître et de les satisfaire doivent s’ancrer quant à eux dans l’ici et maintenant.

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Après plus d’un siècle de rationalisme et de matérialisme (dans tous les sens du terme), dont nous commençons seulement à nous distancer : où et comment retrouver la dimension spirituelle de l’Homme ? Car si les exigences de l’âme sont, par définition, atemporelles, les moyens de les reconnaître et de les satisfaire doivent s’ancrer quant à eux dans l’ici et maintenant.

C’est précisément ce qui caractérise l’anthroposophie, selon son fondateur Rudolf Steiner, pour qui cette voie est une possibilité offerte par la modernité. Si le mot "anthroposophie" visait d’abord à se démarquer de la Société Théosophique, dont Steiner fut proche, il centre aussi la sagesse sur l’homme plutôt que sur Dieu. Quoique l’idée soit sans doute moins neuve qu’on pourrait le penser de prime abord (ne dit-on pas déjà dans le talmud que "la Torah n’est pas dans les cieux" ?), l’approche quant à elle est résolument moderne, et se préoccupe des enjeux propres à notre époque.
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Trois pratiquants de cette voie spirituelle née au début du 20e siècle sont réunis ici pour en discuter : Bernard Lahitte (formateur dans le domaine sanitaire et social), Mia Boutemy (artiste et eurythmiste), et Michel Joseph (docteur en philosophie et rédacteur en chef de la revue anthroposophique Tournant, entre autres). A travers l’évocation de leurs parcours personnels respectifs, s’esquisse un portrait riche et cohérent de ce "chemin visant à relier l’esprit de l’Homme à l’esprit de l’Univers", aux applications aussi nombreuses qu’éminemment concrètes (Agriculture biodynamique, Ecoles Waldorf, Eurythmie etc).

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Bien sûr, cette dimension pratique, telle que présentée notamment dans Initiation (1912), véritable "manuel de l’homme pratique" selon Michel Joseph, est basée sur des considérations théoriques allant du plus simple au plus mystérieux. Ainsi, dans La Science de l’Occulte (1910), Mia Boutemy a vu se déployer un vaste panorama de l’Histoire de la Terre (moins celle que l’on date au carbone 14 certes, que celle qui fait sens et écho en nous…). Néanmoins, cette perspective ésotérique ne doit pas faire oublier que l’essentiel du chemin est dans le moment présent, et surtout, avec les autres. C’est bien ainsi qu’il faut entendre Steiner quand il dit "ce qui était autrefois ésotérique est devenu exotérique", ou encore sa règle d’or : "Quand tu veux faire un pas dans la connaissance, efforce-toi de faire trois pas vers l’amélioration morale de toi-même".
De fait, la dimension relationnelle est au cœur du vécu anthroposophique, tant au niveau interpersonnel que transpersonnel. "Le penser" qui est à la base de l’anthroposophie, amène inévitablement à cette exigence de conscience vive, de questionnement, de recherche, en vue d’assumer pleinement, en tant qu’individus, notre responsabilité collective.
Voulez-vous en savoir plus sur les quatre phases de la compréhension, et découvrir comment, à partir de la structure tripartite élaborée par Steiner (Penser/Rythme/Vouloir), il est possible de redéfinir la fameuse devise "Liberté, Egalité, Fraternité" ?
Eléments de réponse dans cette table ronde de 51 mn enregistrée au Forum 104.